Paroles de la chanson CDG (Nouvelle École) par
[OZZY & ANS]
Ça fait très longtemps qu'on bosse, il est temps d'manger
J'ai un cœur en acier planqué au fond d'ma veste
Si tu savais combien d'fois j'ai dû recommencer
Si tu savais combien d'fois j'ai rêvé d'cette merde
Wo, wo
On tourne pas la page, on change de livre
On connait qu'la poisse, pas l'mot "believe"
On est balafrés d'puis notre jeune âge
Regarde le bagage que j'transporte au fond d'galbi
J'pensais qu'le drahem pouvait soigner
Le malheur allait un jour s'tailler
Ça fait très longtemps qu'on bosse, il est temps d'manger
J'ai un cœur en acier planqué au fond d'ma veste
Si tu savais combien d'fois j'ai dû recommencer
Si tu savais combien d'fois j'ai rêvé d'cette merde
Wo, wo
On tourne pas la page, on change de livre
On connait qu'la poisse, pas l'mot "believe"
On est balafrés d'puis notre jeune âge
Regarde le bagage que j'transporte au fond d'galbi
J'pensais qu'le drahem pouvait soigner
Le malheur allait un jour s'tailler
Dormir pour rêver c'était nos lifes
Mais comment dormir quand les problèmes s'amenaient
Ah yes, on a fait tout c'qu'il fallait
On voulait fuir la galère
Celle où tout paraît salé
Ah yes, si j'avais su
J's'rais jamais v'nu
J'vais m'tailler, j'vais m'tailler
[OZZY & ANS]
J'ai l'avion à CDG, j'ai besoin de changer d'air
À l'arrière d'un VTC, le chauffeur met tous mes sons
Ça vaudra l'coup d'essayer
Avant d'partir en enfer
Avant d'partir pour de bon
Pour de bon
Mais comment dormir quand les problèmes s'amenaient
Ah yes, on a fait tout c'qu'il fallait
On voulait fuir la galère
Celle où tout paraît salé
Ah yes, si j'avais su
J's'rais jamais v'nu
J'vais m'tailler, j'vais m'tailler
[OZZY & ANS]
J'ai l'avion à CDG, j'ai besoin de changer d'air
À l'arrière d'un VTC, le chauffeur met tous mes sons
Ça vaudra l'coup d'essayer
Avant d'partir en enfer
Avant d'partir pour de bon
Pour de bon
[ANS & OZZY]
On n'a pas les mêmes vies
(on n'a pas les mêmes vies)
On n'a pas les mêmes vies, j'crois qu'on rêvait un peu mieux la nuit
(on n'a pas les mêmes vies)
On n'a pas les mêmes vies, j'crois qu'on rêvait un peu mieux la nuit, nuit
On rêvait un peu mieux la nuit, nuit
[ANS & OZZY]
Eh
Nos trains d'vie sont remplis d'problèmes
Quand ça va, on s'dit pas qu'tout baigne
C'est justement là qu'ils prennent de la place et s'amassent, sont plus balaises que Kurt Cobain
Ma chance sous pillave elle est bavarde, mon bonheur se cache il est timide
On chasse la poisse comme Ozzy et les cafards, j'déteste cette dunya elle est pénible
Bientôt superstar, bientôt j'dois changer mon adresse
Tu dis que ta vie est moche mais t'as pas vu la mienne
J'ai grandi tout près des cafards, tout près des insectes
Bientôt j'suis une popstar, bientôt j'suis une popstar
[ANS & OZZY]
J'ai l'avion à CDG, j'ai besoin de changer d'air
À l'arrière d'un VTC, le chauffeur met tous mes sons
Ça vaudra l'coup d'essayer
Avant d'partir en enfer
Avant d'partir pour de bon
Bientôt superstar, bientôt j'dois changer mon adresse
Tu dis que ta vie est moche mais t'as pas vu la mienne
J'ai grandi tout près des cafards, tout près des insectes
Bientôt j'suis une popstar, bientôt j'suis une popstar
[ANS & OZZY]
J'ai l'avion à CDG, j'ai besoin de changer d'air
À l'arrière d'un VTC, le chauffeur met tous mes sons
Ça vaudra l'coup d'essayer
Avant d'partir en enfer
Avant d'partir pour de bon
Pour de bon
[ANS & OZZY]
On n'a pas les mêmes vies
(on n'a pas les mêmes vies)
On n'a pas les mêmes vies, j'crois qu'on rêvait un peu mieux la nuit
(on n'a pas les mêmes vies)
On n'a pas les mêmes vies, j'crois qu'on rêvait un peu mieux la nuit, nuit
On rêvait un peu mieux la nuit, nuit
[ANS]
On rêvait un peu mieux la nuit
On rêvait un peu mieux la nuit
On rêvait un peu mieux la nuit
On rêvait, on rêvait
On rêvait un peu mieux la nuit
On rêvait un peu mieux la nuit
[ANS & OZZY]
On n'a pas les mêmes vies
(on n'a pas les mêmes vies)
On n'a pas les mêmes vies, j'crois qu'on rêvait un peu mieux la nuit
(on n'a pas les mêmes vies)
On n'a pas les mêmes vies, j'crois qu'on rêvait un peu mieux la nuit, nuit
On rêvait un peu mieux la nuit, nuit
[ANS]
On rêvait un peu mieux la nuit
On rêvait un peu mieux la nuit
On rêvait un peu mieux la nuit
On rêvait, on rêvait
On rêvait un peu mieux la nuit
On rêvait un peu mieux la nuit
On rêvait un peu mieux la nuit
On rêvait, on rêvait
Wo
On rêvait, on rêvait
Wo
Que racontent les paroles de la chanson CDG (Nouvelle École) de OZZY ?
L'aéroport comme dernière chance
Il y a quelque chose d'urgent dans les premières secondes de CDG. Ozzy et Ans n'annoncent pas un morceau, ils annoncent un départ. On les imagine à l'arrière d'un VTC, téléphone en main, sac bouclé depuis trop longtemps — "j'ai l'avion à CDG, j'ai besoin de changer d'air." L'aéroport Charles-de-Gaulle, pour beaucoup une simple correspondance, devient ici le point de bascule d'une vie entière.
Des cicatrices portées à deux
Ce qui rend le morceau touchant, c'est qu'il n'est jamais solitaire. Les deux voix s'entrelacent, se répondent, parfois se superposent sur le refrain comme si l'une ne pouvait pas tenir debout sans l'autre. Ils ont grandi "balafrés depuis leur jeune âge", comme ils disent, dans des quartiers où les cafards et les problèmes s'installent à égale mesure. Il y a cette image qui revient, presque douce dans sa brutalité : "dormir pour rêver c'était nos lifes" — le sommeil comme seul espace où la vie pouvait enfin ressembler à quelque chose de meilleur. Mais même ça, les problèmes finissaient par le voler.
Entre l'envol et l'abîme
Le refrain laisse planer une vraie ambiguïté. "Avant d'partir en enfer / avant d'partir pour de bon" — on ne sait pas très bien si l'avion de CDG mène vers une nouvelle vie ou vers une forme d'abandon définitif. C'est peut-être la force du texte : ne pas trancher. La fin du morceau, avec cette phrase répétée en boucle — "on rêvait un peu mieux la nuit" — ressemble moins à une conclusion qu'à une prière murmurée dans le noir. Ozzy et Ans ne promettent rien. Ils témoignent juste, avec une honnêteté rare, de ce que ça fait d'avoir tout misé sur un rêve qu'on n'était même pas sûr de mériter.
Il y a quelque chose d'urgent dans les premières secondes de CDG. Ozzy et Ans n'annoncent pas un morceau, ils annoncent un départ. On les imagine à l'arrière d'un VTC, téléphone en main, sac bouclé depuis trop longtemps — "j'ai l'avion à CDG, j'ai besoin de changer d'air." L'aéroport Charles-de-Gaulle, pour beaucoup une simple correspondance, devient ici le point de bascule d'une vie entière.
Des cicatrices portées à deux
Ce qui rend le morceau touchant, c'est qu'il n'est jamais solitaire. Les deux voix s'entrelacent, se répondent, parfois se superposent sur le refrain comme si l'une ne pouvait pas tenir debout sans l'autre. Ils ont grandi "balafrés depuis leur jeune âge", comme ils disent, dans des quartiers où les cafards et les problèmes s'installent à égale mesure. Il y a cette image qui revient, presque douce dans sa brutalité : "dormir pour rêver c'était nos lifes" — le sommeil comme seul espace où la vie pouvait enfin ressembler à quelque chose de meilleur. Mais même ça, les problèmes finissaient par le voler.
Entre l'envol et l'abîme
Le refrain laisse planer une vraie ambiguïté. "Avant d'partir en enfer / avant d'partir pour de bon" — on ne sait pas très bien si l'avion de CDG mène vers une nouvelle vie ou vers une forme d'abandon définitif. C'est peut-être la force du texte : ne pas trancher. La fin du morceau, avec cette phrase répétée en boucle — "on rêvait un peu mieux la nuit" — ressemble moins à une conclusion qu'à une prière murmurée dans le noir. Ozzy et Ans ne promettent rien. Ils témoignent juste, avec une honnêteté rare, de ce que ça fait d'avoir tout misé sur un rêve qu'on n'était même pas sûr de mériter.