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Paroles de la chanson Already Gone (traduction) par

Aw yeah, le voilà qui arrive
Celui qui prend toujours la fuite
Un homme sans mission, mais qui reste fidèle à ses convictions
Ne fais pas la tête, chérie, où est le plaisir ?

Il a une maison dans les collines
Il paie les factures de tout le monde
Mais rien ne rapporte mieux qu'un coup propre dans la poussière
Remplis-moi et laisse-moi me répandre

Se balançant au bar, le sourire aux lèvres
Rien de tel que les vieilles chansons qu'on chantait, bébé

Oohoo, mets-moi au cachot
Oohoo, frappe encore un grand coup, bébé
Pas besoin de m'impressionner, je suis déjà parti
Je suis déjà

Accueille chaque chute
Pas de panique, chérie, laisse couler
Il est le chouchou de tout le monde mais ça a un prix
Laisse-le tranquille, il va tout faire s'effondrer

Un cœur solitaire par nature
Une tête brisée qui décline
Disant à quiconque veut l'entendre que tout ira bien
Juste un homme de plus au bout du rouleau

Se balançant au bar, le sourire aux lèvres
Rien de tel que les vieilles chansons qu'on chantait
Se balançant au bar, le sourire aux lèvres
Rien de tel que les vieilles chansons qu'on chantait, bébé

Oohoo, mets-moi au cachot
Oohoo, frappe encore un grand coup, bébé
Pas besoin de m'impressionner, je suis déjà parti
Je suis déjà

Oohoo, mets-moi au cachot
Oohoo, frappe encore un grand coup, bébé
Pas besoin de m'impressionner, je suis déjà parti
Je suis déjà parti
Je suis déjà parti
Je suis déjà parti
Je suis déjà parti
Je suis déjà

Que racontent les paroles de la chanson Already Gone (traduction) de Orville Peck ?

Quand l'homme de nulle part arrive au bout du fil

Il entre dans la chanson comme on entre dans un saloon poussiéreux — sans prévenir, sans s'excuser. "Aw yeah, here he comes." Orville Peck pose d'emblée son personnage comme une figure connue de tous, presque légendaire, cet homme qui court depuis toujours sans jamais savoir vers quoi. On le reconnaît avant même qu'il ouvre la bouche. Et pourtant, quelque chose cloche. Derrière la mise en scène du type cool, du séduisant sans attaches, quelque chose se fissure dès les premières mesures.

Swinging from the bar — le sourire qui cache tout

L'image revient comme un refrain dans le refrain : "swinging from the bar, keep grinning". Se balancer au comptoir en souriant. C'est l'image parfaite du fêtard invétéré, mais dans la bouche de Peck, elle prend une couleur inquiétante. Ce sourire figé, ces "old songs we've been singing" — c'est une routine, une performance. L'homme paye pour tout le monde, remplit les verres, raconte que ça va aller. "Broken head in decline, tellin' anyone who'll listen, it'll all be fine." Il ment. Ou plutôt, il répète des mots qui ont fini par sonner creux, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que le geste.

L'image d'Orville Peck est entièrement construite sur ce type de tension — le masque et ce qu'il dissimule, la country et ses douleurs enfouies sous les paillettes. "Already Gone" pousse cette logique à son terme.

Déjà parti, mais encore là

Le vrai coup de grâce arrive dans le refrain, avec cette déclaration étrange et définitive : "no need to impress me, I'm already gone." Il n'y a plus d'enjeu, plus de regard à capter. L'homme est encore debout, encore présent dans la pièce, mais quelque chose en lui s'est déjà retiré. Et la fin de la chanson enfonce le clou — cette phrase répétée, répétée, répétée, jusqu'à ce qu'elle perde son sens et devienne presque un souffle. Orville Peck ne referme pas la porte. Il la laisse battre dans le vent, et c'est peut-être ça le plus dévastateur.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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