Paroles de la chanson Le Sud par
C'est un endroit qui ressemble à la Louisiane
A l'Italie
Il y a du linge étendu sur la terrasse
Et c'est joli
On dirait le Sud
Le temps dure longtemps
Et la vie sûrement
Plus d'un million d'années
Et toujours en été.
Il y a plein d'enfants qui se roulent sur la pelouse
Il y a plein de chiens
Il y a même un chat, une tortue, des poissons rouges
A l'Italie
Il y a du linge étendu sur la terrasse
Et c'est joli
On dirait le Sud
Le temps dure longtemps
Et la vie sûrement
Plus d'un million d'années
Et toujours en été.
Il y a plein d'enfants qui se roulent sur la pelouse
Il y a plein de chiens
Il y a même un chat, une tortue, des poissons rouges
Il ne manque rien
On dirait le Sud
Le temps dure longtemps
Et la vie sûrement
Plus d'un million d'années
Et toujours en été.
Un jour ou l'autre il faudra qu'il y ait la guerre
On le sait bien
On n'aime pas ça, mais on ne sait pas quoi faire
On dit c'est le destin
Tant pis pour le Sud
C'était pourtant bien
On aurait pu vivre
Plus d'un million d'années
On dirait le Sud
Le temps dure longtemps
Et la vie sûrement
Plus d'un million d'années
Et toujours en été.
Un jour ou l'autre il faudra qu'il y ait la guerre
On le sait bien
On n'aime pas ça, mais on ne sait pas quoi faire
On dit c'est le destin
Tant pis pour le Sud
C'était pourtant bien
On aurait pu vivre
Plus d'un million d'années
Et toujours en été.
Que racontent les paroles de la chanson Le Sud de Nino Ferrer ?
L'été qui n'en finit pas
Il y a des chansons qui vous installent quelque part, et qui refusent de vous laisser partir. « Le Sud » de Nino Ferrer est de celles-là. Dès les premières mesures, on se retrouve dans une lumière chaude et indéfinie, quelque part entre la Louisiane et l'Italie — deux images qui ne se superposent pas vraiment, qui flottent, et c'est peut-être ça le plus beau. On ne sait pas exactement où on est, mais on sait qu'on voudrait y rester.
Ferrer peint ce lieu avec une tendresse presque enfantine. Des chiens, un chat, une tortue, des poissons rouges, des enfants qui se roulent dans l'herbe. Il ne cherche pas la métaphore brillante ni le vers ciselé. Il énumère, simplement, comme on ferait la liste de tout ce qu'on aime. Et dans cette accumulation de petites choses, quelque chose de grand se construit — l'idée que le bonheur, le vrai, tient à peu.
Quand le ciel se couvre
Puis arrive le troisième couplet, et tout change. « Un jour ou l'autre il faudra qu'il y ait la guerre. » La phrase tombe avec une légèreté effrayante. Pas de colère, pas de révolte — juste cette acceptation fatiguée d'un monde qui finit toujours par se déchirer. Ferrer ne nomme aucun conflit, aucune époque. La menace est universelle, abstraite, d'autant plus oppressante.
Ce qui rend le coup si fort, c'est le contraste avec tout ce qui précède. On avait cru à cet été éternel, à ces « plus d'un million d'années » passées dans la chaleur. Et soudain le refrain se teinte d'une couleur différente : « c'était pourtant bien. » Le passé composé signe la fin du rêve. Ce que Nino Ferrer a construit en deux couplets lumineux, il le referme doucement, comme on ferme les yeux sur quelque chose qu'on ne reverra plus. « Le Sud » est une chanson sur la nostalgie d'un bonheur qu'on n'a peut-être jamais vraiment eu — ou qu'on n'a pas su garder.
Il y a des chansons qui vous installent quelque part, et qui refusent de vous laisser partir. « Le Sud » de Nino Ferrer est de celles-là. Dès les premières mesures, on se retrouve dans une lumière chaude et indéfinie, quelque part entre la Louisiane et l'Italie — deux images qui ne se superposent pas vraiment, qui flottent, et c'est peut-être ça le plus beau. On ne sait pas exactement où on est, mais on sait qu'on voudrait y rester.
Ferrer peint ce lieu avec une tendresse presque enfantine. Des chiens, un chat, une tortue, des poissons rouges, des enfants qui se roulent dans l'herbe. Il ne cherche pas la métaphore brillante ni le vers ciselé. Il énumère, simplement, comme on ferait la liste de tout ce qu'on aime. Et dans cette accumulation de petites choses, quelque chose de grand se construit — l'idée que le bonheur, le vrai, tient à peu.
Quand le ciel se couvre
Puis arrive le troisième couplet, et tout change. « Un jour ou l'autre il faudra qu'il y ait la guerre. » La phrase tombe avec une légèreté effrayante. Pas de colère, pas de révolte — juste cette acceptation fatiguée d'un monde qui finit toujours par se déchirer. Ferrer ne nomme aucun conflit, aucune époque. La menace est universelle, abstraite, d'autant plus oppressante.
Ce qui rend le coup si fort, c'est le contraste avec tout ce qui précède. On avait cru à cet été éternel, à ces « plus d'un million d'années » passées dans la chaleur. Et soudain le refrain se teinte d'une couleur différente : « c'était pourtant bien. » Le passé composé signe la fin du rêve. Ce que Nino Ferrer a construit en deux couplets lumineux, il le referme doucement, comme on ferme les yeux sur quelque chose qu'on ne reverra plus. « Le Sud » est une chanson sur la nostalgie d'un bonheur qu'on n'a peut-être jamais vraiment eu — ou qu'on n'a pas su garder.