Paroles de la chanson Désenchantée par
Nager dans les eaux troubles
Des lendemains
Attendre ici la fin
Flotter dans l'air trop lourd
Du presque rien
A qui tendre la main
Si je dois tomber de haut
Que ma chute soit lente
Je n'ai trouvé de repos
Que dans l'indifférence
Pourtant, je voudrais retrouver l'innocence
Mais rien n'a de sens, et rien ne va
Tout est chaos
A côté
Des lendemains
Attendre ici la fin
Flotter dans l'air trop lourd
Du presque rien
A qui tendre la main
Si je dois tomber de haut
Que ma chute soit lente
Je n'ai trouvé de repos
Que dans l'indifférence
Pourtant, je voudrais retrouver l'innocence
Mais rien n'a de sens, et rien ne va
Tout est chaos
A côté
Tous mes idéaux : des mots Abimés...
Je cherche une âme, qui
Pourra m'aider
Je suis
D'une génération désenchantée, désenchantée
Qui pourrait m'empêcher
De tout entendre
Quand la raison s'effondre
A quel saint se vouer
Qui peut prétendre
Nous bercer dans son ventre
Si la mort est un mystère
La vie n'a rien de tendre
Si le ciel a un enfer
Le ciel peut bien m'attendre
Dis moi,
Je cherche une âme, qui
Pourra m'aider
Je suis
D'une génération désenchantée, désenchantée
Qui pourrait m'empêcher
De tout entendre
Quand la raison s'effondre
A quel saint se vouer
Qui peut prétendre
Nous bercer dans son ventre
Si la mort est un mystère
La vie n'a rien de tendre
Si le ciel a un enfer
Le ciel peut bien m'attendre
Dis moi,
Dans ces vents contraires comment s'y prendre
Plus rien n'a de sens, plus rien ne va.
Plus rien n'a de sens, plus rien ne va.
Que racontent les paroles de la chanson Désenchantée de Mylene Farmer ?
Flotter sans fond
Il y a des chansons qu'on n'écoute pas vraiment la première fois. On les subit, on les reçoit, quelque part entre la radio et la peau. « Désenchantée » de Mylène Farmer est de celles-là. Dès les premières mesures, quelque chose d'indéfinissable s'installe — une langueur, une pesanteur douce, comme si l'air lui-même devenait plus épais.
La chanson s'ouvre sur une errance. Pas une errance romantique et libre, plutôt cette façon qu'ont certains jours de passer sans qu'on sache vraiment pourquoi on les traverse. « A qui tendre la main » — la question tombe dans le vide sans même chercher de réponse. On est dans un monde où les repères ont fondu, où « tous mes idéaux » ne sont plus que des mots qu'on a trop utilisés jusqu'à les vider de leur substance.
Une voix pour toute une époque
Ce qui est remarquable, c'est que Farmer ne parle pas en son nom. Elle dit « nous », elle dit « une génération ». En 1992, au sortir des grandes désillusions politiques, après la chute des utopies collectives, ces quelques mots touchent juste. La jeunesse française se reconnaît dans ce personnage qui cherche « une âme qui pourra m'aider » sans trop y croire. Le désenchantement n'est pas une crise passagère, c'est un état permanent, presque confortable dans sa tristesse.
Le deuxième couplet va plus loin encore. La mort, le ciel, l'enfer — les grandes questions arrivent sans cérémonie, posées avec une légèreté presque désinvolte qui rend le malaise encore plus profond. « Le ciel peut bien m'attendre » : dans cette phrase, il y a toute l'insolence tranquille d'une génération qui n'a plus peur de grand chose, peut-être parce qu'elle n'espère plus grand chose non plus.
La chanson se referme sur ce constat : « plus rien n'a de sens, plus rien ne va ». Pas de catharsis, pas de lumière au bout. Juste l'honnêteté brute d'un texte qui préfère regarder le vide en face plutôt que de faire semblant qu'il n'existe pas.
Il y a des chansons qu'on n'écoute pas vraiment la première fois. On les subit, on les reçoit, quelque part entre la radio et la peau. « Désenchantée » de Mylène Farmer est de celles-là. Dès les premières mesures, quelque chose d'indéfinissable s'installe — une langueur, une pesanteur douce, comme si l'air lui-même devenait plus épais.
La chanson s'ouvre sur une errance. Pas une errance romantique et libre, plutôt cette façon qu'ont certains jours de passer sans qu'on sache vraiment pourquoi on les traverse. « A qui tendre la main » — la question tombe dans le vide sans même chercher de réponse. On est dans un monde où les repères ont fondu, où « tous mes idéaux » ne sont plus que des mots qu'on a trop utilisés jusqu'à les vider de leur substance.
Une voix pour toute une époque
Ce qui est remarquable, c'est que Farmer ne parle pas en son nom. Elle dit « nous », elle dit « une génération ». En 1992, au sortir des grandes désillusions politiques, après la chute des utopies collectives, ces quelques mots touchent juste. La jeunesse française se reconnaît dans ce personnage qui cherche « une âme qui pourra m'aider » sans trop y croire. Le désenchantement n'est pas une crise passagère, c'est un état permanent, presque confortable dans sa tristesse.
Le deuxième couplet va plus loin encore. La mort, le ciel, l'enfer — les grandes questions arrivent sans cérémonie, posées avec une légèreté presque désinvolte qui rend le malaise encore plus profond. « Le ciel peut bien m'attendre » : dans cette phrase, il y a toute l'insolence tranquille d'une génération qui n'a plus peur de grand chose, peut-être parce qu'elle n'espère plus grand chose non plus.
La chanson se referme sur ce constat : « plus rien n'a de sens, plus rien ne va ». Pas de catharsis, pas de lumière au bout. Juste l'honnêteté brute d'un texte qui préfère regarder le vide en face plutôt que de faire semblant qu'il n'existe pas.