Paroles de la chanson Fragile Hands par
I see you in visions
You're swept out to sea
I made some decisions
I think it's best if I leave
But if you let me in again after all the dissonance
Could you even look at me the same?
I wanna taste your lips again, alcohol and cigarettes
Traces of a love that slipped away
But I can't change what I can't change
Our hands hold like fragile glass against the frame
If we trip, it's gonna break
You're swept out to sea
I made some decisions
I think it's best if I leave
But if you let me in again after all the dissonance
Could you even look at me the same?
I wanna taste your lips again, alcohol and cigarettes
Traces of a love that slipped away
But I can't change what I can't change
Our hands hold like fragile glass against the frame
If we trip, it's gonna break
Our hands hold like gallows swinging in the rain
But I'd do it anyway
But I can't change
I see you beside me
A canyon between
This deafening silence
Like trying to shout in a dream
But if you let me in again after all the dissonance
Could you even look at me the same?
I wanna taste your lips again, alcohol and cigarettes
Traces of a love that slipped away
Our hands hold like fragile glass against the frame
But I'd do it anyway
But I can't change
I see you beside me
A canyon between
This deafening silence
Like trying to shout in a dream
But if you let me in again after all the dissonance
Could you even look at me the same?
I wanna taste your lips again, alcohol and cigarettes
Traces of a love that slipped away
Our hands hold like fragile glass against the frame
If we trip, it's gonna break
And our hands hold like gallows swinging in the rain
But I'd do it anyway
But I can't change
What I can't change
And if you let me in again after all the dissonance
Could you even look at me the same?
I wanna taste your lips again, alcohol and cigarettes
Traces of a love that slipped away
But I can't change
And our hands hold like gallows swinging in the rain
But I'd do it anyway
But I can't change
What I can't change
And if you let me in again after all the dissonance
Could you even look at me the same?
I wanna taste your lips again, alcohol and cigarettes
Traces of a love that slipped away
But I can't change
Que racontent les paroles de la chanson Fragile Hands de Movements ?
Tenir quelque chose qui va se casser
Il y a des chansons qui décrivent l'amour comme une tempête. "Fragile Hands" fait l'inverse : elle décrit le calme plat avant que tout s'effondre. Ce silence lourd, cette distance qui s'est installée sans qu'on sache vraiment comment, ce moment où deux personnes se regardent et ne savent plus si elles peuvent encore se toucher sans tout briser.
Dès les premières lignes, le narrateur se voit lui-même de l'extérieur, comme dans un mauvais rêve. Il voit l'autre emportée par la mer, loin, hors de portée. Il a pris des décisions — "I made some decisions, I think it's best if I leave" — mais cette résolution semble déjà fragile, conditionnelle. Parce que la question qui revient en boucle, c'est celle-là : "could you even look at me the same ?" Est-ce qu'après tout ce qui s'est passé, après toute cette dissonance accumulée, il reste encore quelque chose à sauver dans le regard de l'autre ?
Quand les corps se souviennent mieux que les mots
Ce qui rend ce texte particulièrement honnête, c'est que le désir y est nommé sans romantisation excessive. "I wanna taste your lips again, alcohol and cigarettes" — le goût des lèvres, l'alcool, les cigarettes. Ce ne sont pas des images poétiques soigneusement choisies, c'est la mémoire sensorielle brute d'une intimité qui s'en va. Le corps se souvient même quand la tête a capitulé.
Et puis il y a le refrain, avec ses deux images contradictoires. Des mains qui se tiennent comme du verre contre un cadre — magnifique, précaire, condamné. Et en même temps, ces mains comparées à des potences qui se balancent sous la pluie. La noirceur de l'image aurait pu tout faire basculer vers le désespoir, mais Movements y glisse immédiatement "but I'd do it anyway". Ce serait ça, le vrai aveu de la chanson : même en sachant que ça va casser, même en connaissant la chute par cœur, on retend les mains. On recommence. Parce qu'on ne peut pas changer ce qu'on ne peut pas changer — et que parfois, tenir quelque chose de fragile vaut mieux que de ne rien tenir du tout.
Il y a des chansons qui décrivent l'amour comme une tempête. "Fragile Hands" fait l'inverse : elle décrit le calme plat avant que tout s'effondre. Ce silence lourd, cette distance qui s'est installée sans qu'on sache vraiment comment, ce moment où deux personnes se regardent et ne savent plus si elles peuvent encore se toucher sans tout briser.
Dès les premières lignes, le narrateur se voit lui-même de l'extérieur, comme dans un mauvais rêve. Il voit l'autre emportée par la mer, loin, hors de portée. Il a pris des décisions — "I made some decisions, I think it's best if I leave" — mais cette résolution semble déjà fragile, conditionnelle. Parce que la question qui revient en boucle, c'est celle-là : "could you even look at me the same ?" Est-ce qu'après tout ce qui s'est passé, après toute cette dissonance accumulée, il reste encore quelque chose à sauver dans le regard de l'autre ?
Quand les corps se souviennent mieux que les mots
Ce qui rend ce texte particulièrement honnête, c'est que le désir y est nommé sans romantisation excessive. "I wanna taste your lips again, alcohol and cigarettes" — le goût des lèvres, l'alcool, les cigarettes. Ce ne sont pas des images poétiques soigneusement choisies, c'est la mémoire sensorielle brute d'une intimité qui s'en va. Le corps se souvient même quand la tête a capitulé.
Et puis il y a le refrain, avec ses deux images contradictoires. Des mains qui se tiennent comme du verre contre un cadre — magnifique, précaire, condamné. Et en même temps, ces mains comparées à des potences qui se balancent sous la pluie. La noirceur de l'image aurait pu tout faire basculer vers le désespoir, mais Movements y glisse immédiatement "but I'd do it anyway". Ce serait ça, le vrai aveu de la chanson : même en sachant que ça va casser, même en connaissant la chute par cœur, on retend les mains. On recommence. Parce qu'on ne peut pas changer ce qu'on ne peut pas changer — et que parfois, tenir quelque chose de fragile vaut mieux que de ne rien tenir du tout.