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Paroles de la chanson Underground (traduction) par

Je suis un robot et je suis malheureux
J'ai été conçu pour faire de l'argent
Mais je veux faire l'amour
Je veux faire l'amour

Je n'ai pas besoin de tailler des pipes
Tous les amis que j'ai
Comprennent ces mots que je crache
Je n'ai pas besoin de chanter des conneries

Le producteur est plutôt malin
Trop à son aise pour être grossier
Plus de vie depuis les Rolling Stones
Le souterrain, c'est chez moi

Partout où tu vas, un crime (crime, crime)
Chaque fois que tu te sens divin (divin)
Il y a un nouveau crapaud sur la route
Et mon univers ne fait que gémir
Un boulot
Un boulot
J'ai un boulot
Un boulot
Un boulot
C'est un boulot
Un boulot
Un boulot
J'ai un boulot
J'ai un boulot

Pas besoin de faire un tube
C'est génial d'être un gosse de riche
Plus de vie depuis les Rolling Stones
Le souterrain, c'est chez moi

Le producteur est plutôt malin
Trop à son aise pour être grossier
Plus de vie depuis les Rolling Stones
Le souterrain, c'est chez moi

Partout où tu vas, un crime (crime, crime)
Chaque fois que tu te sens divin (divin)
Il y a un nouveau crapaud sur la route
Et mon univers ne fait que gémir
Un boulot
Un boulot
J'ai un boulot
Un boulot
Un boulot
J'ai un boulot
Un boulot
Un boulot
J'ai un boulot
Un boulot
Un boulot
J'ai un boulot

Un gars de l'underground
Un gars de l'underground

Que racontent les paroles de la chanson Underground (traduction) de Mogwai ?

Descendre sous la surface

Il y a quelque chose d'étrange et de libérateur à entendre Mogwai parler. Le groupe écossais a bâti sa réputation sur des architectures sonores sans mots, des crescendos qui disent l'indicible. Alors quand des paroles apparaissent, elles portent un poids particulier, comme si chaque mot avait été soupesé longuement avant d'être posé là.

"Underground" commence par une confession absurde : "I am a robot and I am unhappy". On sourit presque, puis on réalise que ce n'est pas une blague. C'est le portrait de n'importe quel artiste happé par une industrie qui le transforme en machine à rendement, programmé pour générer, optimisé pour performer. Le robot veut faire de l'amour, pas de l'argent. C'est simple, presque naïf — et c'est précisément pour ça que ça touche.

Le bruit de fond d'un monde épuisé

Au fil des vers, le texte se fait de plus en plus grinçant. On croise un producteur trop puissant pour être contrarié, des "nepo kids" qui héritent des places sans les mériter, et cette phrase qui revient comme un refrain désabusé : "No life since the Rolling Stones / Underground you're my home". Quelque chose s'est cassé quelque part dans l'histoire de la musique populaire, et celui qui chante a choisi de ne pas faire semblant que tout va bien.

Et puis arrive la séquence des "job", répétée jusqu'à l'écœurement voulu. "A job / A job / Got a job". Ce n'est plus de la poésie, c'est de l'incantation épuisée, la bande-son mentale de quelqu'un qui tourne en rond dans un système qui ne lui ressemble pas. L'univers qui "just moans" — qui gémit, sourd et constant — dit tout de cet arrière-goût de résignation.

Mais "Underground" n'est pas une chanson de défaite. Se revendiquer "underground guy", c'est choisir une géographie intérieure plutôt que de se battre pour une place en surface. C'est une forme de dignité tranquille, le choix de ceux qui préfèrent rester vrais plutôt que visibles.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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