Paroles de la chanson Outta Here par
We should get up outta here
We're already two bottles in, a little late to make it stop
Lead me on, I'm not gonna say no
Touch me any way you wanna
Maybe I remember
I don't wanna remember how we tried to lose our minds
Waiting for the moonlight, your brown eyes
One heart beating all night for me
Well, if you love him now, then why the hell are you still looking?
'Cause you break me down, make me do something that I shouldn't
Oh, tell me who's wrong
We're already two bottles in, a little late to make it stop
Lead me on, I'm not gonna say no
Touch me any way you wanna
Maybe I remember
I don't wanna remember how we tried to lose our minds
Waiting for the moonlight, your brown eyes
One heart beating all night for me
Well, if you love him now, then why the hell are you still looking?
'Cause you break me down, make me do something that I shouldn't
Oh, tell me who's wrong
When you're out here this long
Tell me that I don't mean nothing at all
We should get up outta here
Cigarette smoke's filling up the bedroom
We ain't thinking, but we're doing everything that got us here
We're nowhere near, only us in the middle of the same room
Well, if you love him now, then why the hell are you still looking?
'Cause you break me down, make me do something that I shouldn't
Oh, tell me who's wrong
When you're out here this long
Tell me that I don't mean nothing at all
TOBEORNOTTOBE--TOBEORNOTTOBE
Tell me that I don't mean nothing at all
We should get up outta here
Cigarette smoke's filling up the bedroom
We ain't thinking, but we're doing everything that got us here
We're nowhere near, only us in the middle of the same room
Well, if you love him now, then why the hell are you still looking?
'Cause you break me down, make me do something that I shouldn't
Oh, tell me who's wrong
When you're out here this long
Tell me that I don't mean nothing at all
TOBEORNOTTOBE--TOBEORNOTTOBE
Liar
MICHA
Hopeful
MICHA
Believer
MICHA
'Cause I'm not going home
'Cause I'm breathing, I'm breathing, been breathing you too long
Waiting for the moonlight, your brown eyes
One heart beating all night for me, oh
Oh, no, no, no, no, no, no
Oh, if you love him now, then why the hell are you still looking?
'Cause you break me down, make me do something that I shouldn't
MICHA
Hopeful
MICHA
Believer
MICHA
'Cause I'm not going home
'Cause I'm breathing, I'm breathing, been breathing you too long
Waiting for the moonlight, your brown eyes
One heart beating all night for me, oh
Oh, no, no, no, no, no, no
Oh, if you love him now, then why the hell are you still looking?
'Cause you break me down, make me do something that I shouldn't
Oh, tell me who's wrong
When you're out here this long
Tell me that I don't mean nothing at all
No, nothing at all
Nothing at all
Nothing at all
When you're out here this long
Tell me that I don't mean nothing at all
No, nothing at all
Nothing at all
Nothing at all
Que racontent les paroles de la chanson Outta Here de Micha ?
Une chambre, deux bouteilles, et une question sans bonne réponse
Il y a des nuits qui n'auraient pas dû exister. Des nuits qu'on reconstruit le lendemain matin avec le sentiment mêlé de la honte et du vertige. "Outta Here" de Micha vit exactement dans ces heures-là — quelque part entre minuit et l'aube, dans une chambre où la fumée de cigarette s'accroche aux murs et où personne ne veut vraiment être le premier à partir.
L'histoire commence presque malgré elle. On est "two bottles in" (deux bouteilles entamées), et le narrateur le sait : c'est trop tard pour faire semblant de rien. "Lead me on, I'm not gonna say no" — laisse-moi me laisser faire, je ne dirai pas non. Il y a quelque chose de presque soulagé dans cet aveu, comme si abandonner toute résistance était la seule chose honnête à faire dans la pièce. La nuit autorise ce que le jour interdit, et les deux protagonistes en profitent pleinement, en sachant très bien ce qu'ils font.
Mais quelqu'un attend à la maison
C'est là que la chanson se complique, et prend toute sa saveur amère. L'autre est pris — et pourtant là, présent, les yeux qui cherchent. "If you love him now, then why the hell are you still looking?" La question claque comme une gifle qu'on se donne à soi-même. Micha ne joue pas les justiciers moraux : il participe, il sait qu'il ne devrait pas, et cette lucidité douloureuse traverse tout le morceau sans jamais le résoudre.
Les trois mots lâchés en plein milieu de la chanson — "Liar", "Hopeful", "Believer" — ont quelque chose de brutal dans leur nudité. Comme si le narrateur se regardait dans un miroir et nommait, sans détour, les trois visages qu'il porte cette nuit-là.
Respirer quelqu'un jusqu'à l'asphyxie
Vers la fin, le morceau bascule. "I'm breathing, I'm breathing, been breathing you too long" — on ne parle plus de désir, on parle de dépendance. L'autre est devenu de l'air, indispensable et épuisant. Et les "nothing at all" qui concluent la chanson, répétés jusqu'à l'usure, sonnent moins comme une certitude que comme une prière désespérée : dis-moi que je ne compte rien, pour que je puisse enfin partir.
Il y a des nuits qui n'auraient pas dû exister. Des nuits qu'on reconstruit le lendemain matin avec le sentiment mêlé de la honte et du vertige. "Outta Here" de Micha vit exactement dans ces heures-là — quelque part entre minuit et l'aube, dans une chambre où la fumée de cigarette s'accroche aux murs et où personne ne veut vraiment être le premier à partir.
L'histoire commence presque malgré elle. On est "two bottles in" (deux bouteilles entamées), et le narrateur le sait : c'est trop tard pour faire semblant de rien. "Lead me on, I'm not gonna say no" — laisse-moi me laisser faire, je ne dirai pas non. Il y a quelque chose de presque soulagé dans cet aveu, comme si abandonner toute résistance était la seule chose honnête à faire dans la pièce. La nuit autorise ce que le jour interdit, et les deux protagonistes en profitent pleinement, en sachant très bien ce qu'ils font.
Mais quelqu'un attend à la maison
C'est là que la chanson se complique, et prend toute sa saveur amère. L'autre est pris — et pourtant là, présent, les yeux qui cherchent. "If you love him now, then why the hell are you still looking?" La question claque comme une gifle qu'on se donne à soi-même. Micha ne joue pas les justiciers moraux : il participe, il sait qu'il ne devrait pas, et cette lucidité douloureuse traverse tout le morceau sans jamais le résoudre.
Les trois mots lâchés en plein milieu de la chanson — "Liar", "Hopeful", "Believer" — ont quelque chose de brutal dans leur nudité. Comme si le narrateur se regardait dans un miroir et nommait, sans détour, les trois visages qu'il porte cette nuit-là.
Respirer quelqu'un jusqu'à l'asphyxie
Vers la fin, le morceau bascule. "I'm breathing, I'm breathing, been breathing you too long" — on ne parle plus de désir, on parle de dépendance. L'autre est devenu de l'air, indispensable et épuisant. Et les "nothing at all" qui concluent la chanson, répétés jusqu'à l'usure, sonnent moins comme une certitude que comme une prière désespérée : dis-moi que je ne compte rien, pour que je puisse enfin partir.