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Paroles de la chanson Flashback par Mathilda

featuring : Dinos

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Paroles de la chanson Flashback par

[Mathilda]
J'ai des flashbacks de choses que je n'ai jamais vécues
Je n'ai pas réalisé quand je t'ai trouvé
Je n'ai pas réalisé quand je t'ai perdu
J'ai le pare-balle mais je suis tombée
Je n'ai qu'un coeur, il est brisé
Y a que le bien qui peut m'arriver
J'ai déjà payé pour tous mes péchés oh

[Dinos]
J'ai un manque à combler
Depuis l'enfance, la coquille éclate
Je suis sur la bonne route mais dans le mauvais sens
La cruauté n'est pas loin d'ici
La vie ôtée par un disciple
Au gré du soleil, sa part invisible
Au gré du sommeil, sa paralysie
Noir est le cœur des hommes
Ils ont peur d'être eux-mêmes
La lune est pleine donc je fêterai mon birthday seul
J'ai compté les soucis du matin
Je voulais juste savoir si tu vas bien
Mes yeux en disent long sur toi, sur nous, surtout sur mon rythme circadien
J'ai compté les soucis du matin
Je voulais juste savoir si tu vas bien
Mes yeux en disent long sur toi, moi, surtout sur mon rythme circadien

[Mathilda & Dinos]
J'ai des flashbacks de choses que je n'ai jamais vécues
J'ai pas réalisé quand je t'ai trouvé
J'ai pas réalisé quand je t'ai perdu
J'ai le pare-balle mais je suis tombé-e
Je n'ai pas srab chez les condés
Y a que le bien qui peut m'arriver
J'ai déjà payé pour tous mes péchés oh

[Mathilda]
Sentiments viennent et disparaissent
C'est normal ils savent pas tenir promesses
Et dieu merci, j'ai pas dit oui
À la grande ??? qui menait sur le vide
Rien ne va mal, rien ne va bien non plus
Je te l'ai pas dit mais je crois que ça m'a plu
Poser ma tête sur ton épaule, ça m'a consolée
Tout le monde sous paroxétine
Fais du yoga sur les ruines
Donne-moi tes roses sans épines si tu veux m'avoir
Je te parle, tu m'entends pas
Peut-être parce qu'on parle pas de toi
Mais des souvenirs qu'on n'a pas eus, paradis perdu

[Mathilda & Dinos]
J'ai des flashbacks de choses que je n'ai jamais vécues
J'ai pas réalisé quand je t'ai trouvé
J'ai pas réalisé quand je t'ai perdu
J'ai le pare-balle mais je suis tombé-e
Je n'ai pas srab chez les condés
Y a que le bien qui peut m'arriver
J'ai déjà payé pour tous mes péchés oh

[Mathilda & Dinos]
J'ai des flashbacks de choses que je n'ai jamais vécues
J'ai pas réalisé quand je t'ai trouvé
J'ai pas réalisé quand je t'ai perdu
J'ai le pare-balle mais je suis tombé-e
Je n'ai qu'un coeur, il est brisé
Y a que le bien qui peut m'arriver
J'ai déjà payé pour tous mes péchés oh

Que racontent les paroles de la chanson Flashback de Mathilda ?

Des souvenirs qu'on n'a jamais eu

Il y a des chansons qui décrivent exactement ce sentiment qu'on n'arrive pas à nommer. Ce vertige étrange d'une relation qui vous échappe dans les deux sens — quand elle commence, quand elle se termine — sans qu'on ait vraiment eu le temps de la tenir entre les mains. Mathilda ouvre ce morceau sur cette sensation impossible : des flashbacks de choses qu'elle n'a jamais vécues. Pas de la nostalgie classique. Quelque chose de plus troublant, comme si la mémoire inventait ce que la vie n'a pas eu le courage d'offrir.

L'armure et la chute

Mathilda chante avec cette retenue particulière qui rend les mots plus lourds qu'ils n'y paraissent. Elle dit avoir le pare-balle — et pourtant, elle est tombée. L'image est belle dans sa contradiction : on peut se préparer, se protéger, construire toutes les défenses du monde, et la douleur trouve quand même le chemin. Quand Dinos prend le relais, l'atmosphère se densifie encore. Lui parle d'un manque qui remonte à l'enfance, d'une route prise dans le mauvais sens, d'une lune pleine qui ne rassemble personne autour de lui. Il voulait juste savoir si tu vas bien — une phrase d'une simplicité désarmante, posée là au milieu d'une poésie plus cryptique, et c'est elle qui touche le plus.

Poser la tête, même un instant

Là où la chanson prend une dimension inattendue, c'est dans le couplet final de Mathilda. Elle confie, presque timidement, qu'elle ne l'a jamais dit — mais que poser sa tête sur l'épaule de l'autre, ça l'a consolée. Ce minuscule aveu, enfoui dans un texte qui parle de ruines et de paroxétine et de roses sans épines, dit tout sur la chanson. On ne demande pas grand-chose, parfois. Juste une présence. Juste que quelqu'un entende. Le refrain revient une dernière fois avec cette certitude douce-amère : "y a que le bien qui peut m'arriver" — comme si après tout ce qui a été payé, perdu, manqué, il ne restait plus qu'à y croire.

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