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Paroles de la chanson Himmel par

Der Himmel ist am wein'n
Du lässt mich allein, du lässt mich allein
Der Himmel ist am wein'n
Du bist wie mein Feind, du bist wie mein Feind

Ich bin allein, mit wem bist du grad?
Du weißt, wie oft ich es versucht hab'
Bin allein, weil du genug hast (Ah)
Obwohl ich immer zu dir gut war
Unsre Liebe, sie war Suicide
Suicide, Baby, oh
Sag nicht, deine Fehler tun dir leid
Tun dir leid, oh

Der Himmel ist am wein'n
Du lässt mich allein, du lässt mich allein
Der Himmel ist am wein'n
Du bist wie mein Feind, du bist wie mein Feind

Une fois, écoute une fois what I say
Deux fois, encore deux fois, it's too late
Moi, je suis tout seul, oh-oh (Oh-oh)
Tout seul

Der Himmel ist am wein'n
Du lässt mich allein, du lässt mich allein
Der Himmel ist am wein'n
Du bist wie mein Feind, du bist wie mein Feind

Want ik voel de la, la, la, la-la, la, la, la-la
Want ik voel de la, la, la, la-la, la, la, la-la

Der Himmel ist am wein'n
Du lässt mich allein, du lässt mich allein
Der Himmel ist am wein'n
Du bist wie mein Feind, du bist wie mein Feind
(Արա լավ էլի)

Que racontent les paroles de la chanson Himmel de Makar ?

Quand le ciel se met à pleurer à ta place

Il y a des ruptures qui laissent sans voix dans sa propre langue. Himmel de Makar commence là, dans cet espace étrange où l'allemand prend le relais : "Der Himmel ist am wein'n" — le ciel pleure, parce que lui n'en peut peut-être plus. Dès les premiers mots, on comprend qu'on n'est pas face à une chanson de rupture ordinaire. Quelque chose de plus profond, de plus abîmé, est en train de se dire.

La nuit après la séparation

On imagine le narrateur seul, quelque part, à se demander avec qui est l'autre en ce moment même — "mit wem bist du grad ?" La question est banale et déchirante à la fois. Il a essayé, plusieurs fois, de garder quelque chose en vie : "du weißt, wie oft ich es versucht hab'" — tu sais combien de fois j'ai essayé. Mais l'autre en a eu assez. Et ce qui reste, c'est cette formule implacable : leur amour était un suicide. Pas un accident, pas une fatalité douce — un suicide. Une destruction choisie, même inconsciemment. La douleur du narrateur vient en partie de ça, de n'avoir pas vu venir quelque chose qui était pourtant là depuis le début.

Une voix qui se cherche d'une langue à l'autre

Alors la chanson se fragmente. Le français surgit dans un pont presque suppliant — "une fois, écoute une fois what I say" — avant que l'anglais ne coupe la phrase en deux, comme si même les mots refusaient de tenir ensemble. Le néerlandais arrive ensuite, "want ik voel de", "car je ressens", et s'arrête là, sans terminer sa phrase. On ne saura pas ce qu'il ressent exactement. Peut-être que lui non plus ne le sait plus vraiment. Et puis, glissé en toute fin entre parenthèses, un mot en arménien, discret comme un murmure qu'on ne destine qu'à soi-même. Makar construit ainsi un portrait sonore de quelqu'un qui a perdu ses repères, qui cherche dans chaque langue un endroit où poser sa peine — et ne le trouve nulle part complètement.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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