Paroles de la chanson Fantôme par
C'est chelou, ça me blesse ce qu'il pense et ce qu'il dit de moi
Je me sens comme une conne, c'est comme ça qu'il me voit
J'avoue, ça bout, en moi
Je garde tout et ça pèse lourd, parfois
Comme un vrai fantôme, il plane toujours
Pas loin de mes peurs et il en joue
Comme une ombre immense, il prend mon jour
Il sait voler un peu de moi, mais pas tout
Pourquoi je suis solide que quand il sort de la pièce
Je pourrais m'aimer autant que quand je suis seule avec moi
Je me sens comme une conne, c'est comme ça qu'il me voit
J'avoue, ça bout, en moi
Je garde tout et ça pèse lourd, parfois
Comme un vrai fantôme, il plane toujours
Pas loin de mes peurs et il en joue
Comme une ombre immense, il prend mon jour
Il sait voler un peu de moi, mais pas tout
Pourquoi je suis solide que quand il sort de la pièce
Je pourrais m'aimer autant que quand je suis seule avec moi
Démêler le fil me fait des nœuds dans la tête
J'me fais avoir, quitte ma raison
T'es pas plus fort que moi et je peux le voir
Qu'y a rien derrière tes yeux, c'est tout noir
T'as la langue d'un toxic boy
Garde ton venin pour les autres
Où est-ce que t'as grandi, est-ce que c'est tes parents
Qui t'ont appris à faire un peu trop peur aux gens ?
Garde ton venin pour les autres
Comme un vrai fantôme, il plane toujours
Pas loin de mes peurs et il en joue
Comme une ombre immense, il prend mon jour
Il a volé un peu de moi, mais pas tout
Il a volé un peu de moi, mais pas tout
J'me fais avoir, quitte ma raison
T'es pas plus fort que moi et je peux le voir
Qu'y a rien derrière tes yeux, c'est tout noir
T'as la langue d'un toxic boy
Garde ton venin pour les autres
Où est-ce que t'as grandi, est-ce que c'est tes parents
Qui t'ont appris à faire un peu trop peur aux gens ?
Garde ton venin pour les autres
Comme un vrai fantôme, il plane toujours
Pas loin de mes peurs et il en joue
Comme une ombre immense, il prend mon jour
Il a volé un peu de moi, mais pas tout
Il a volé un peu de moi, mais pas tout
Que racontent les paroles de la chanson Fantôme de Maelle ?
Quand on porte quelqu'un qu'on voudrait oublier
Il y a des personnes qui ne vous quittent jamais vraiment, même quand elles ont quitté la pièce. Maelle le sait, et elle le chante avec une franchise qui fait un peu mal à entendre. "Fantôme" commence dans l'inconfort, dans ce sentiment confus d'être diminuée par quelqu'un — "Je me sens comme une conne, c'est comme ça qu'il me voit" — et dans la honte qu'on ressent à ne pas savoir comment réagir.
L'ombre qui mange la lumière
Maelle construit son récit autour d'une image qui colle à la peau : ce garçon qui "plane toujours", qui "prend mon jour" comme une ombre gigantesque. On n'est pas dans le registre du drame spectaculaire, des cris ou des portes qui claquent. On est dans quelque chose de plus feutré et donc de plus dévastateur — un venin distillé lentement, une présence qui siphonne l'énergie sans jamais se montrer frontalement. "Démêler le fil me fait des nœuds dans la tête" : cette image du fil emmêlé dit tout de l'épuisement mental que provoque ce genre de relation, où plus on essaie de comprendre, plus on se perd.
La colère qui libère
Mais il y a un moment dans la chanson où quelque chose bascule. La voix de Maelle change de registre, presque sans prévenir. Elle s'adresse directement à lui — "Garde ton venin pour les autres" — et cette injonction répétée sonne comme une frontière qu'on pose enfin. La question sur ses parents, lancée avec une pointe d'ironie cinglante, c'est la narratrice qui refuse de se laisser réduire à sa peur. Elle le regarde, elle voit "qu'y a rien derrière tes yeux, c'est tout noir", et cette vision-là, paradoxalement, la grandit.
La chanson ne se termine pas sur une guérison triomphale. "Il a volé un peu de moi, mais pas tout" — deux fois, comme pour s'en convaincre autant que pour l'affirmer. C'est dans cet équilibre fragile entre la blessure et la résistance que Maelle touche juste.
Il y a des personnes qui ne vous quittent jamais vraiment, même quand elles ont quitté la pièce. Maelle le sait, et elle le chante avec une franchise qui fait un peu mal à entendre. "Fantôme" commence dans l'inconfort, dans ce sentiment confus d'être diminuée par quelqu'un — "Je me sens comme une conne, c'est comme ça qu'il me voit" — et dans la honte qu'on ressent à ne pas savoir comment réagir.
L'ombre qui mange la lumière
Maelle construit son récit autour d'une image qui colle à la peau : ce garçon qui "plane toujours", qui "prend mon jour" comme une ombre gigantesque. On n'est pas dans le registre du drame spectaculaire, des cris ou des portes qui claquent. On est dans quelque chose de plus feutré et donc de plus dévastateur — un venin distillé lentement, une présence qui siphonne l'énergie sans jamais se montrer frontalement. "Démêler le fil me fait des nœuds dans la tête" : cette image du fil emmêlé dit tout de l'épuisement mental que provoque ce genre de relation, où plus on essaie de comprendre, plus on se perd.
La colère qui libère
Mais il y a un moment dans la chanson où quelque chose bascule. La voix de Maelle change de registre, presque sans prévenir. Elle s'adresse directement à lui — "Garde ton venin pour les autres" — et cette injonction répétée sonne comme une frontière qu'on pose enfin. La question sur ses parents, lancée avec une pointe d'ironie cinglante, c'est la narratrice qui refuse de se laisser réduire à sa peur. Elle le regarde, elle voit "qu'y a rien derrière tes yeux, c'est tout noir", et cette vision-là, paradoxalement, la grandit.
La chanson ne se termine pas sur une guérison triomphale. "Il a volé un peu de moi, mais pas tout" — deux fois, comme pour s'en convaincre autant que pour l'affirmer. C'est dans cet équilibre fragile entre la blessure et la résistance que Maelle touche juste.