Paroles de la chanson Same Love (Traduction) par
"Même amour"
Lorsque j'étais en troisième, je croyais que j'étais gay
Car je dessinais bien et mon oncle l'était, et ma chambre était bien rangée
Je l'ai dit à ma mère, en larmes
Elle a répondu "Ben, tu aimais déjà les filles avant d'entrer en maternelle, ma crevette"
Oui, je suppose qu'elle marque un point là, non?
Un tas de stéréotypes me remplissaient l'esprit
Je me rappelle m'être dit, 'Ouais, je suis bon au baseball'
Une idée préconçue de ce que c'était
Pour ceux qui aiment les gens du même sexe qu'eux
Lorsque j'étais en troisième, je croyais que j'étais gay
Car je dessinais bien et mon oncle l'était, et ma chambre était bien rangée
Je l'ai dit à ma mère, en larmes
Elle a répondu "Ben, tu aimais déjà les filles avant d'entrer en maternelle, ma crevette"
Oui, je suppose qu'elle marque un point là, non?
Un tas de stéréotypes me remplissaient l'esprit
Je me rappelle m'être dit, 'Ouais, je suis bon au baseball'
Une idée préconçue de ce que c'était
Pour ceux qui aiment les gens du même sexe qu'eux
J'avais les caractéristiques
Les conservateurs de droite croient que c'est une décision
Et que tu peux guérir grâce à quelques médicaments et à la religion
Une prédisposition ainsi modifiée par l'homme
Jouer à Dieu, oh non, c'est parti
L'Amérique, la brave, craint toujours ce qu'elle ne comprend pas
Et oublie que Dieu aime tous ses enfants
Mais nous paraphrasons un livre écrit il y a 3500 ans
Je ne sais pas
Et je ne peux pas changer
Même si j'essayais
Même si je le voulais
J'agis étrangement
Les conservateurs de droite croient que c'est une décision
Et que tu peux guérir grâce à quelques médicaments et à la religion
Une prédisposition ainsi modifiée par l'homme
Jouer à Dieu, oh non, c'est parti
L'Amérique, la brave, craint toujours ce qu'elle ne comprend pas
Et oublie que Dieu aime tous ses enfants
Mais nous paraphrasons un livre écrit il y a 3500 ans
Je ne sais pas
Et je ne peux pas changer
Même si j'essayais
Même si je le voulais
J'agis étrangement
Même si j'essayais
Même si je le voulais
Mon amour
Mon amour
Mon amour
Me garde au chaud
Me garde au chaud
Me garde au chaud
Me garde au chaud
Si j'étais gay, je croirais que le hip-hop me déteste
As-tu lu les commentaires sur Youtube, dernièrement?
"Mec, c'est gay" - on peut lire ça chaque jour
On devient si insensible à ce que l'on dit
Une culture fondée sur/par l'oppression
Mais nous ne les acceptons pas
Même si je le voulais
Mon amour
Mon amour
Mon amour
Me garde au chaud
Me garde au chaud
Me garde au chaud
Me garde au chaud
Si j'étais gay, je croirais que le hip-hop me déteste
As-tu lu les commentaires sur Youtube, dernièrement?
"Mec, c'est gay" - on peut lire ça chaque jour
On devient si insensible à ce que l'on dit
Une culture fondée sur/par l'oppression
Mais nous ne les acceptons pas
Nous nous traitons de tapettes, à l'abri derrière l'écran d'un forum
Un mot qui prend racine dans la haine, mais nous continuons de l'ignorer
'Gay' est un synonyme de 'moindre'
C'est la même haine qui a causé les guerres de religions
De sexe et de couleur de peau, le teint de ton pigment
La même bataille qui a poussé les gens à faire des marches et des sit-ins
Les droits fondamentaux, c'est pour tout le monde, il n'y a aucune différence!
Vis et sois toi-même
À l'église, ils m'ont enseigné quelque chose d'autre
Lorsque tu prêche la haine, ces mots ne sont pas consacrés
Un mot qui prend racine dans la haine, mais nous continuons de l'ignorer
'Gay' est un synonyme de 'moindre'
C'est la même haine qui a causé les guerres de religions
De sexe et de couleur de peau, le teint de ton pigment
La même bataille qui a poussé les gens à faire des marches et des sit-ins
Les droits fondamentaux, c'est pour tout le monde, il n'y a aucune différence!
Vis et sois toi-même
À l'église, ils m'ont enseigné quelque chose d'autre
Lorsque tu prêche la haine, ces mots ne sont pas consacrés
L'eau bénite dans laquelle tu te baignes est empoisonnée
Alors que tout le monde préfère reste muet
Plutôt que de se battre pour des humains qu'on a déprivés de leurs droits
Je ne suis peut-être pas pareil, mais ça n'a pas d'importance
Pas de liberté sans égalité, évidement que je suis pour
Et je ne peux pas changer
Même si j'essayais
Même si je le voulais
Mon amour
Mon amour
Mon amour
Me garde au chaud
Me garde au chaud
Alors que tout le monde préfère reste muet
Plutôt que de se battre pour des humains qu'on a déprivés de leurs droits
Je ne suis peut-être pas pareil, mais ça n'a pas d'importance
Pas de liberté sans égalité, évidement que je suis pour
Et je ne peux pas changer
Même si j'essayais
Même si je le voulais
Mon amour
Mon amour
Mon amour
Me garde au chaud
Me garde au chaud
Me garde au chaud
Me garde au chaud
Et appuie sur 'jouer', pas sur 'pause'
Que le progrès avance!
Avec ce voile devant les yeux
Nous tournons le dos à la cause
Jusqu'au jour où mes oncles pourront s'unir légalement
Lorsque les enfants errent dans les couloirs, assaillis par la douleur dans leur coeur
Un monde si haineux que certains préfèrent mourir plutôt que d'être ce qu'ils sont
Et un certificat de papier ne résoudra pas tout
Mais c'est définitivement un bon endroit par où commencer
Aucune loi ne nous fera changer
Nous devons changer nous-mêmes
Me garde au chaud
Et appuie sur 'jouer', pas sur 'pause'
Que le progrès avance!
Avec ce voile devant les yeux
Nous tournons le dos à la cause
Jusqu'au jour où mes oncles pourront s'unir légalement
Lorsque les enfants errent dans les couloirs, assaillis par la douleur dans leur coeur
Un monde si haineux que certains préfèrent mourir plutôt que d'être ce qu'ils sont
Et un certificat de papier ne résoudra pas tout
Mais c'est définitivement un bon endroit par où commencer
Aucune loi ne nous fera changer
Nous devons changer nous-mêmes
Peu importe le dieu auquel nous croyons
Nous venons tous du même endroit
Débarrasse-toi de la peur
En-dessous, c'est toujours le même amour
Il était grand temps que nous nous soulevions
Et je ne peux pas changer
Même si j'essayais
Même si je le voulais
J'agis étrangement
Même si j'essayais
Même si je le voulais
Mon amour
Mon amour
Mon amour
Me garde au chaud
Me garde au chaud
Me garde au chaud
Nous venons tous du même endroit
Débarrasse-toi de la peur
En-dessous, c'est toujours le même amour
Il était grand temps que nous nous soulevions
Et je ne peux pas changer
Même si j'essayais
Même si je le voulais
J'agis étrangement
Même si j'essayais
Même si je le voulais
Mon amour
Mon amour
Mon amour
Me garde au chaud
Me garde au chaud
Me garde au chaud
Me garde au chaud
L'amour est patient
L'amour est bon
L'amour est patient
L'amour est bon
(Je ne pleure pas le dimanche)
L'amour est patient
(Je ne pleure pas le dimanche)
L'amour est bon
(Je ne pleure pas le dimanche)
L'amour est patient
(Je ne pleure pas le dimanche)
L'amour est bon
(Je ne pleure pas le dimanche)
L'amour est patient
(Je ne pleure pas le dimanche)
L'amour est bon
(Je ne pleure pas le dimanche)
L'amour est patient
L'amour est bon
L'amour est patient
L'amour est bon
(Je ne pleure pas le dimanche)
L'amour est patient
(Je ne pleure pas le dimanche)
L'amour est bon
(Je ne pleure pas le dimanche)
L'amour est patient
(Je ne pleure pas le dimanche)
L'amour est bon
(Je ne pleure pas le dimanche)
L'amour est patient
(Je ne pleure pas le dimanche)
L'amour est bon
(Je ne pleure pas le dimanche)
L'amour est patient
L'amour est bon
L'amour est bon
Que racontent les paroles de la chanson Same Love (Traduction) de Macklemore and Ryan Lewis ?
Ce jour où un rappeur a dit ce que personne n'osait dire
Il y a quelque chose d'étrange et de puissant dans le fait d'entendre un rappeur hétérosexuel, blanc, de Seattle, commencer un morceau en racontant qu'à huit ans il pensait être gay parce qu'il aimait dessiner. Pas de pose, pas de précautions oratoires — juste cette image d'un gamin qui fait le calcul dans sa tête, qui se demande si être bon à la balle signifie quelque chose, qui va voir sa mère les larmes aux yeux. Dès les premières secondes, « Same Love » installe une intimité qui désarme.
Un voyage à travers la honte et la colère
Le morceau progresse comme une montée en température. D'abord l'introspection douce-amère de l'enfance, puis une charge frontale contre le hip-hop lui-même — Macklemore ose pointer du doigt sa propre culture, ces commentaires YouTube où « man, that's gay » tombe à chaque ligne comme une évidence. Il y a une vraie douleur dans ce passage, celle d'un genre musical né de l'oppression et qui reproduit l'exclusion sans même s'en rendre compte. « We've become so numb to what we're sayin' » — on s'est tellement habitués que les mots ne font plus mal, ou plutôt qu'on ne les entend plus faire mal aux autres.
Et pendant tout ce temps, Mary Lambert revient, imperturbable, avec son refrain qui n'a besoin d'aucun argument : « she keeps me warm ». Quatre mots. Rien à démontrer, rien à défendre. Juste l'amour, tel qu'il est.
Quand la loi ne suffit pas mais qu'il faut commencer quelque part
Le dernier couplet amène la chanson vers quelque chose de plus grand et de plus douloureux — ces adolescents qui arpentent les couloirs de leur lycée avec « une douleur dans le cœur », dans un monde si haineux que certains préféreraient ne pas exister plutôt que d'être qui ils sont. Macklemore ne fait pas semblant que signer un certificat de mariage règle tout. Mais il dit que c'est un début. Et que le vrai travail, c'est de changer les gens, pas seulement les lois.
Mary Lambert conclut en empruntant à l'épître aux Corinthiens — « love is patient, love is kind » — tout en murmurant en contrepoint « not crying on Sundays ». Ce dimanche sans larmes, c'est l'image d'une réconciliation encore à construire, entre une foi qui exclut et un amour qui, lui, n'a jamais demandé la permission.
Il y a quelque chose d'étrange et de puissant dans le fait d'entendre un rappeur hétérosexuel, blanc, de Seattle, commencer un morceau en racontant qu'à huit ans il pensait être gay parce qu'il aimait dessiner. Pas de pose, pas de précautions oratoires — juste cette image d'un gamin qui fait le calcul dans sa tête, qui se demande si être bon à la balle signifie quelque chose, qui va voir sa mère les larmes aux yeux. Dès les premières secondes, « Same Love » installe une intimité qui désarme.
Un voyage à travers la honte et la colère
Le morceau progresse comme une montée en température. D'abord l'introspection douce-amère de l'enfance, puis une charge frontale contre le hip-hop lui-même — Macklemore ose pointer du doigt sa propre culture, ces commentaires YouTube où « man, that's gay » tombe à chaque ligne comme une évidence. Il y a une vraie douleur dans ce passage, celle d'un genre musical né de l'oppression et qui reproduit l'exclusion sans même s'en rendre compte. « We've become so numb to what we're sayin' » — on s'est tellement habitués que les mots ne font plus mal, ou plutôt qu'on ne les entend plus faire mal aux autres.
Et pendant tout ce temps, Mary Lambert revient, imperturbable, avec son refrain qui n'a besoin d'aucun argument : « she keeps me warm ». Quatre mots. Rien à démontrer, rien à défendre. Juste l'amour, tel qu'il est.
Quand la loi ne suffit pas mais qu'il faut commencer quelque part
Le dernier couplet amène la chanson vers quelque chose de plus grand et de plus douloureux — ces adolescents qui arpentent les couloirs de leur lycée avec « une douleur dans le cœur », dans un monde si haineux que certains préféreraient ne pas exister plutôt que d'être qui ils sont. Macklemore ne fait pas semblant que signer un certificat de mariage règle tout. Mais il dit que c'est un début. Et que le vrai travail, c'est de changer les gens, pas seulement les lois.
Mary Lambert conclut en empruntant à l'épître aux Corinthiens — « love is patient, love is kind » — tout en murmurant en contrepoint « not crying on Sundays ». Ce dimanche sans larmes, c'est l'image d'une réconciliation encore à construire, entre une foi qui exclut et un amour qui, lui, n'a jamais demandé la permission.