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Paroles de la chanson Sauver le monde par

Oh, oh, ohoh
Oh, oh, ohoh
Oh, oh, ohoh
Oh, oh, ohoh
Oh, oh, ohoh
S'il suffisait d'un simple bisou magique,(ouhou)
S'il suffisait du bon morceau de musique,(ouhou)
Pour empêcher qu'autour de nous tout chavire
Pour être sûr d'au moins éviter le pire
La vie serait douce et l'avenir magnifique (ouhou)
On pourra peut être pas sauver le monde
Mais on pourra sans sûrement aider quelqu'un, qui pourrait à son tour aider quelqu'un, qui pourrait bien, un jour sauver le monde
Ouhou, ouhou, ouhou
Ouhou, ouhou, ouhou
Ouhou, ouhou, ouhou
Ouhou
On pourra peut être pas sauver le monde
Mais on pourra sans sûrement aider quelqu'un, qui pourrait à son tour aider quelqu'un, qui pourrait à son tour aider quelqu'un, qui pourrait à son tour aider quelqu'un
Qui pourrait bien, un jour sauver le monde
Ouhou, ouhou, ouhou
Ouhou, ouhou, ouhou, sauver le monde
Ouhou, ouhou, ouhou
Ouhou, ouhou, ouhou

Que racontent les paroles de la chanson Sauver le monde de MPL (Ma pauvre Lucette) ?

Le monde ne tient qu'à un fil, et ce fil ressemble à une mélodie

Il y a quelque chose de désarmant dans cette chanson. Pas d'électricité fracassante, pas de manifeste en majuscules — juste des "oh, oh, ohoh" qui s'installent comme une berceuse pour adultes fatigués. MPL, Ma pauvre Lucette, prend le temps de poser l'ambiance avant même de dire un mot. Et quand les mots arrivent, ils ont la douceur précise des choses qu'on pense tout bas.

Un bisou magique contre la fin du monde

"S'il suffisait d'un simple bisou magique" — la chanson pose d'emblée une question qu'on n'ose plus vraiment formuler à voix haute : et si les petites choses suffisaient ? Un geste, une chanson, quelque chose d'intime et de gratuit pour tenir le monde debout. On sourit, on reconnaît l'impossibilité de la chose, mais on la désire quand même. MPL ne se moque pas de ce désir-là. Il le prend au sérieux, le retourne avec soin, puis accepte d'y renoncer à moitié : la vie serait douce, oui, mais elle ne l'est pas tout à fait. L'avenir serait magnifique, peut-être, mais le conditionnel reste suspendu.

La chaîne humaine comme horizon

Alors la chanson bifurque, et c'est là qu'elle devient vraiment belle. Elle abandonne le rêve d'un geste héroïque pour lui substituer quelque chose de plus discret et de plus réel : la transmission. Aider quelqu'un, qui aide quelqu'un, qui aide quelqu'un — la phrase s'étire à chaque refrain, elle grandit comme une rumeur bienveillante qui traverse les gens un par un. La répétition n'est pas une maladresse d'écriture, c'est le cœur du propos : c'est long, c'est patient, ça ne garantit rien, mais c'est ainsi que ça marche.

Les "ouhou" qui concluent chaque refrain ne sont pas anodins non plus. Ils ressemblent à des voix qui se répondent dans le vide, à plusieurs personnes qui chantent ensemble sans forcément se connaître. Une façon de dire que le collectif, même flou, même incertain, reste la seule réponse honnête à une question trop grande pour une seule paire d'épaules.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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