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Paroles de la chanson Ô Rose Marie par

Ô Rose Marie, c'est si beau
Ô Rose Marie
Ô Rose Marie, c'est si beau d'ici
Ô Rose Marie

Barcelone en ton absence
Je descends la rue Provence
Je pousse la porte trente, je tremble un peu
Je m'assoie dans ton fauteuil
Je vois ce que tu voyais
Je finis tes mots croisés, je ferme l'œil
Un peu de soleil sur mon visage
Un café au lait dans un nuage
Une rose a fleuri dans le salon
Il doit bien y avoir une raison

Ô Rose Marie, c'est si beau
Ô Rose Marie
Ô Rose Marie, c'est si beau d'ici
Ô Rose Marie

On s'est promis
J'arroserai tes fleurs quand tu seras partie
(Ouh-ouh) J'arroserai tes fleurs, c'est promis
J'arroserai tes fleurs quand tu seras partie
J'arroserai tes fleurs
(Ah-ah, ah-ah, ah-ah)
(Ah-ah, ah-ah)

Que racontent les paroles de la chanson Ô Rose Marie de MPL (Ma pauvre Lucette) ?

Dans l'appartement de Rose Marie

Il y a quelque chose d'étrange et de doux dans ce que fait le narrateur d'« Ô Rose Marie » : il entre dans un appartement qui n'est pas le sien, s'assoie dans un fauteuil qui appartient à quelqu'un d'autre, et finit les mots croisés abandonnés sur la table. Barcelone est là, quelque part dehors, mais lui est ici, dans ce salon silencieux, à essayer de voir le monde depuis les yeux de Rose Marie.

S'installer dans la vie de l'autre

MPL prend le temps de tout nommer — la rue Provence, la porte trente, le café au lait dans un nuage, la rose qui a fleuri. On ne sait pas exactement pourquoi Rose Marie n'est plus là, et c'est peut-être mieux ainsi. Ce qui compte, c'est ce soleil sur le visage, ce moment suspendu où l'on choisit de fermer les yeux et de rester. Il y a une tendresse infinie dans cette façon de se couler dans les habitudes de l'absente, comme si les gestes du quotidien pouvaient tenir lieu de présence. « Il doit bien y avoir une raison », murmure-t-il en regardant la rose fleurie — une petite phrase qui dit beaucoup sur le besoin humain de trouver des signes là où le vide s'installe.

La promesse des fleurs

Puis vient la promesse, répétée jusqu'à en devenir incantation : arroser les fleurs quand elle sera partie. Une chose si simple, et pourtant si lourde à porter. C'est tout l'amour qu'on peut offrir à quelqu'un qui s'en va — continuer à faire vivre ce qu'il aimait, s'occuper de ce qu'il ne peut plus tenir entre ses mains. Les « ah-ah » qui clôturent la chanson ne cherchent pas à expliquer davantage. Ils laissent l'émotion flotter, indéfinissable.

« Ô Rose Marie, c'est si beau d'ici » — une phrase qui ressemble à une carte postale qu'on n'enverra jamais, adressée à quelqu'un qui est déjà trop loin pour la recevoir.

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