Paroles de la chanson I hate my job par
Le cœur dans le chargeur (I hate my life)
Adaptateur "balle de sniper" (I hate my job)
Le goudron dans les chicots (I hate my family)
J'passe toute l'année dans des Vito (I hate the President)
Y a un caillou dans les rails (I hate you)
Y a qu'les morts qu'ont des médailles, G.I. (I hate hating you)
Pourquoi juste là, ça fait mal ? (fuck)
Rentre à la maison bébé, t'as le cœur tout sale
Je t'aime comme si c'était tes funérailles
Je regrette c'que je t'ai pas dit, t'es pas partie (I'm abusing myself)
Mais j'ai des trous dans la tête et dans les habits
Adaptateur "balle de sniper" (I hate my job)
Le goudron dans les chicots (I hate my family)
J'passe toute l'année dans des Vito (I hate the President)
Y a un caillou dans les rails (I hate you)
Y a qu'les morts qu'ont des médailles, G.I. (I hate hating you)
Pourquoi juste là, ça fait mal ? (fuck)
Rentre à la maison bébé, t'as le cœur tout sale
Je t'aime comme si c'était tes funérailles
Je regrette c'que je t'ai pas dit, t'es pas partie (I'm abusing myself)
Mais j'ai des trous dans la tête et dans les habits
Y a du vrai dans c'que t'as dit, c'que t'as omis
J'ai fait le relais, j'suis devenu le hub
J'suis Diogène pousse-toi, s'il te plaît tu me caches le sun (jump from the cliff)
Je veux pas qu'on me voit, j'me me déguise en fauteuil
En attendant que les missiles pleuvent, jamais je me lève (fu- I fu- fuck)
Le cœur dans le chargeur
Adaptateur "balle de sniper"
Le goudron dans les chicots
J'passe toute l'année dans des Vito
Y a un caillou dans les rails
Y a qu'les morts qu'ont des médailles, G.I
Pourquoi juste là, ça fait mal ?
Rentre à la maison bébé, t'as le cœur tout sale (I'm abusing myself)
J'ai fait le relais, j'suis devenu le hub
J'suis Diogène pousse-toi, s'il te plaît tu me caches le sun (jump from the cliff)
Je veux pas qu'on me voit, j'me me déguise en fauteuil
En attendant que les missiles pleuvent, jamais je me lève (fu- I fu- fuck)
Le cœur dans le chargeur
Adaptateur "balle de sniper"
Le goudron dans les chicots
J'passe toute l'année dans des Vito
Y a un caillou dans les rails
Y a qu'les morts qu'ont des médailles, G.I
Pourquoi juste là, ça fait mal ?
Rentre à la maison bébé, t'as le cœur tout sale (I'm abusing myself)
Que racontent les paroles de la chanson I hate my job de Luther ?
Quand la haine devient un fond sonore
Il y a quelque chose de presque insupportablement honnête dans cette chanson. Pas le genre d'honnêteté spectaculaire qu'on arbore, mais celle qui filtre malgré soi, entre les dents serrées, dans les moments où l'on ne trouve plus les mots pour autre chose. Luther ouvre sur une image — « le cœur dans le chargeur » — et déjà on comprend qu'on ne sera pas dans la chanson pop du vendredi soir.
Les incises en anglais arrivent comme des notifications mentales qu'on ne peut pas désactiver : « I hate my life », « I hate the President », « I hate hating you ». Cette dernière est peut-être la plus cruelle, parce qu'elle reconnaît l'absurdité de la spirale. On se retrouve à haïr jusqu'à sa propre haine, prisonnier d'un circuit fermé où chaque sentiment se retourne contre soi. Le « fuck » lâché en milieu de vers, brut, non habillé, sonne comme une capitulation momentanée.
Se cacher, disparaître, tenir
Au fil des images, un même désir revient : ne plus être vu. Se déguiser en fauteuil. Attendre que les missiles pleuvent sans jamais se lever. C'est une fatigue qui dépasse le travail, la famille, la politique — toutes ces cibles listées dans le refrain avec une ironie épuisée. Ce n'est pas de la colère qui cherche à s'exprimer, c'est quelqu'un qui n'a plus l'énergie de la contenir autrement qu'en la nommant à voix basse.
Et pourtant, au milieu de tout ça, quelqu'un attend. Quelqu'un à qui l'on dit « rentre à la maison bébé, t'as le cœur tout sale », comme si l'autre était le miroir de ce qu'on ressent soi-même. L'amour dans cette chanson ne sauve pas, il témoigne — il est là, abîmé, « comme si c'était tes funérailles », mais là quand même. Luther ne propose pas de sortie, et c'est ce qui rend le morceau si juste : parfois, la seule chose honnête à faire, c'est de décrire l'état dans lequel on est sans prétendre qu'il va passer.
Il y a quelque chose de presque insupportablement honnête dans cette chanson. Pas le genre d'honnêteté spectaculaire qu'on arbore, mais celle qui filtre malgré soi, entre les dents serrées, dans les moments où l'on ne trouve plus les mots pour autre chose. Luther ouvre sur une image — « le cœur dans le chargeur » — et déjà on comprend qu'on ne sera pas dans la chanson pop du vendredi soir.
Les incises en anglais arrivent comme des notifications mentales qu'on ne peut pas désactiver : « I hate my life », « I hate the President », « I hate hating you ». Cette dernière est peut-être la plus cruelle, parce qu'elle reconnaît l'absurdité de la spirale. On se retrouve à haïr jusqu'à sa propre haine, prisonnier d'un circuit fermé où chaque sentiment se retourne contre soi. Le « fuck » lâché en milieu de vers, brut, non habillé, sonne comme une capitulation momentanée.
Se cacher, disparaître, tenir
Au fil des images, un même désir revient : ne plus être vu. Se déguiser en fauteuil. Attendre que les missiles pleuvent sans jamais se lever. C'est une fatigue qui dépasse le travail, la famille, la politique — toutes ces cibles listées dans le refrain avec une ironie épuisée. Ce n'est pas de la colère qui cherche à s'exprimer, c'est quelqu'un qui n'a plus l'énergie de la contenir autrement qu'en la nommant à voix basse.
Et pourtant, au milieu de tout ça, quelqu'un attend. Quelqu'un à qui l'on dit « rentre à la maison bébé, t'as le cœur tout sale », comme si l'autre était le miroir de ce qu'on ressent soi-même. L'amour dans cette chanson ne sauve pas, il témoigne — il est là, abîmé, « comme si c'était tes funérailles », mais là quand même. Luther ne propose pas de sortie, et c'est ce qui rend le morceau si juste : parfois, la seule chose honnête à faire, c'est de décrire l'état dans lequel on est sans prétendre qu'il va passer.