Paroles de la chanson Gogo Monster par
Joue la pas so-per, fais-moi la passe
Ils veulent la guerre, j'fais juste la zik' à la base
J'fais un trou dans la neige, j'my cache comme Bear Grylls
Ma meuf aura un home cinéma et un sac Birkin
J'ai soulevé la coupe, donc ça m'intéresse plus
Mon enfance c'est un film de merde que j'ai vu, j'me rappelle plus
J'pissais dans des bouteilles, j'mentais chaque fois que j'parlais
Papa allait au taf, moi j'allais m'coucher, c'était parfait
T'as vu les avions, est-ce que tu te demandes où ils vont aussi ?
Ils veulent la guerre, j'fais juste la zik' à la base
J'fais un trou dans la neige, j'my cache comme Bear Grylls
Ma meuf aura un home cinéma et un sac Birkin
J'ai soulevé la coupe, donc ça m'intéresse plus
Mon enfance c'est un film de merde que j'ai vu, j'me rappelle plus
J'pissais dans des bouteilles, j'mentais chaque fois que j'parlais
Papa allait au taf, moi j'allais m'coucher, c'était parfait
T'as vu les avions, est-ce que tu te demandes où ils vont aussi ?
Ganz et Yuki m'ont dit qu'il y avait un monstre au 4'
Rien que j'ai grandi, j'ai le cerveau dur, les organes pourris
À chaque nouvelle sortie, je vais me cacher dans le trou d'souris
Y avait la buée, j'ai fait un dessin pour que tu le voies
Demain j'serai sûrement pas dans le lit quand tu te réveilleras
Je suis fier de toi, tu me dis "pareil" pour me faire plaisir
J'sais qu'on est cook sa mère, je prendrai tout ce qui est à saisir
- Ça va ?
- Ouais
- Le dernier ?
Rien que j'ai grandi, j'ai le cerveau dur, les organes pourris
À chaque nouvelle sortie, je vais me cacher dans le trou d'souris
Y avait la buée, j'ai fait un dessin pour que tu le voies
Demain j'serai sûrement pas dans le lit quand tu te réveilleras
Je suis fier de toi, tu me dis "pareil" pour me faire plaisir
J'sais qu'on est cook sa mère, je prendrai tout ce qui est à saisir
- Ça va ?
- Ouais
- Le dernier ?
- Sans doute
La prise murale, les doigts ?
J'sais pas qui j'suis, et toi ?
Un sac de bricks et un Yop à la fraise
Elle me demande ce que j'ai fait, j'suis resté à la mais'
Oui j'ai vu le virage, et je vais aller tout droit
J'regarde mon pays brûler, j'attends qu'on me soudoie
J'vais pas t'lâcher un sourire, j'suis le mec fait de granite
J'me sens comme Burbank, j'suis sûr qu'ils savent où j'habite
Petit frère a fugué, moi je déréalise
J'l'ai croisé sous pillave dans le centre, il m'a vu et il s'est enfui
La prise murale, les doigts ?
J'sais pas qui j'suis, et toi ?
Un sac de bricks et un Yop à la fraise
Elle me demande ce que j'ai fait, j'suis resté à la mais'
Oui j'ai vu le virage, et je vais aller tout droit
J'regarde mon pays brûler, j'attends qu'on me soudoie
J'vais pas t'lâcher un sourire, j'suis le mec fait de granite
J'me sens comme Burbank, j'suis sûr qu'ils savent où j'habite
Petit frère a fugué, moi je déréalise
J'l'ai croisé sous pillave dans le centre, il m'a vu et il s'est enfui
Ça va mieux mais bon on n'en parle pas assez
C'est tabou comme la mort de Layton, j'm'en fous le présent est trop dur j'vais rester dans l'passé
Le bide à [LZ?] et les cheveux de Jason, je reste cool
Je vais partir dans le TS, me cacher dans le Ti-eks, je suis dans le fond du train
Je pense à papa, on se parle pas trop mais on se ressemble
Lui et moi on sait pas quoi faire de nos mains, chien
C'est tabou comme la mort de Layton, j'm'en fous le présent est trop dur j'vais rester dans l'passé
Le bide à [LZ?] et les cheveux de Jason, je reste cool
Je vais partir dans le TS, me cacher dans le Ti-eks, je suis dans le fond du train
Je pense à papa, on se parle pas trop mais on se ressemble
Lui et moi on sait pas quoi faire de nos mains, chien
Que racontent les paroles de la chanson Gogo Monster de Luther ?
Le monstre dans le trou de souris
Il y a quelque chose d'étrange dans Gogo Monster, une sensation qu'on n'arrive pas tout de suite à nommer. Luther parle vite, détaché, comme quelqu'un qui raconte une vie qui serait presque celle d'un autre — et pourtant chaque image colle à la peau.
Au début, ça ressemble presque à de la bravade. Le sac Birkin pour la meuf, la coupe déjà soulevée donc « ça m'intéresse plus ». Mais très vite, quelque chose se fissure. L'enfance surgit sans prévenir, sans filet — les bouteilles dans lesquelles on pisse parce qu'on n'ose pas sortir du lit, les mensonges devenus réflexes, le père parti au taf pendant que le gosse allait se coucher en silence. C'était « parfait », dit-il. On entend le sarcasme, bien sûr. Mais on entend aussi, juste derrière, l'enfant qui a vraiment préféré ce silence à autre chose.
Quand les mots se contractent
Il y a un moment dans le morceau où le flow s'interrompt brutalement. Un dialogue sec, presque clinique : « Ça va ? / Ouais / Le dernier ? / Sans doute. » Quatre répliques. Rien d'autre. Et pourtant c'est peut-être là que tout se joue. Luther ne développe pas, n'explique pas — il laisse le vide faire le travail. La prise murale, les doigts, la question « j'sais pas qui j'suis, et toi ? » flottent dans cet espace sans réponse.
La suite du texte accumule les images d'une vie qui tangue : le petit frère qui a fugué et s'enfuit à sa vue, la déréalisation posée là comme un fait divers, le pays qui brûle pendant qu'il attend « qu'on le soudoie ». Il y a une résignation dans tout ça qui n'est pas de la paresse — c'est plutôt l'épuisement de quelqu'un qui a regardé trop de choses sans pouvoir les attraper.
Deux mains qui ne savent pas quoi faire
La chanson se referme sur le père. Pas de réconciliation, pas de scène émouvante — juste cette constatation douce-amère que lui et son père se ressemblent, et que ni l'un ni l'autre ne sait quoi faire de ses mains. C'est peut-être l'image la plus juste du morceau entier : deux personnes face à face, avec tout à dire, et le silence qui reste.
Il y a quelque chose d'étrange dans Gogo Monster, une sensation qu'on n'arrive pas tout de suite à nommer. Luther parle vite, détaché, comme quelqu'un qui raconte une vie qui serait presque celle d'un autre — et pourtant chaque image colle à la peau.
Au début, ça ressemble presque à de la bravade. Le sac Birkin pour la meuf, la coupe déjà soulevée donc « ça m'intéresse plus ». Mais très vite, quelque chose se fissure. L'enfance surgit sans prévenir, sans filet — les bouteilles dans lesquelles on pisse parce qu'on n'ose pas sortir du lit, les mensonges devenus réflexes, le père parti au taf pendant que le gosse allait se coucher en silence. C'était « parfait », dit-il. On entend le sarcasme, bien sûr. Mais on entend aussi, juste derrière, l'enfant qui a vraiment préféré ce silence à autre chose.
Quand les mots se contractent
Il y a un moment dans le morceau où le flow s'interrompt brutalement. Un dialogue sec, presque clinique : « Ça va ? / Ouais / Le dernier ? / Sans doute. » Quatre répliques. Rien d'autre. Et pourtant c'est peut-être là que tout se joue. Luther ne développe pas, n'explique pas — il laisse le vide faire le travail. La prise murale, les doigts, la question « j'sais pas qui j'suis, et toi ? » flottent dans cet espace sans réponse.
La suite du texte accumule les images d'une vie qui tangue : le petit frère qui a fugué et s'enfuit à sa vue, la déréalisation posée là comme un fait divers, le pays qui brûle pendant qu'il attend « qu'on le soudoie ». Il y a une résignation dans tout ça qui n'est pas de la paresse — c'est plutôt l'épuisement de quelqu'un qui a regardé trop de choses sans pouvoir les attraper.
Deux mains qui ne savent pas quoi faire
La chanson se referme sur le père. Pas de réconciliation, pas de scène émouvante — juste cette constatation douce-amère que lui et son père se ressemblent, et que ni l'un ni l'autre ne sait quoi faire de ses mains. C'est peut-être l'image la plus juste du morceau entier : deux personnes face à face, avec tout à dire, et le silence qui reste.