Paroles de la chanson mode avion par
[Louane]
J'ai quitté la cabine téléphonique
J'ai laissé le combiné suspendu
J'ai trop d'choses dans la tête, j'préfère en rire
J'ai des airs de « Tu n'me reverras plus »
Et j'ai le monde en attente au bout du fil
Et cent fois, j'ai failli quitter la ville
[Louane]
Ils m'disent : « Allô ? Allô ? Allô ? T'es où ? »
J'ai fait comme Sam, j'ai mis le mode avion
J'manque les appels, j'répondrai pas, j'm'en fous
Tant pis si tu crois qu'j'te prends pour un con
J'ai quitté la cabine téléphonique
J'ai laissé le combiné suspendu
J'ai trop d'choses dans la tête, j'préfère en rire
J'ai des airs de « Tu n'me reverras plus »
Et j'ai le monde en attente au bout du fil
Et cent fois, j'ai failli quitter la ville
[Louane]
Ils m'disent : « Allô ? Allô ? Allô ? T'es où ? »
J'ai fait comme Sam, j'ai mis le mode avion
J'manque les appels, j'répondrai pas, j'm'en fous
Tant pis si tu crois qu'j'te prends pour un con
Ils m'disent : « Allô ? Allô ? Allô ? T'es où ? »
Mais j'suis comme ça, j'remets le mode avion
Besoin d'être ailleurs quand tout devient flou
J'préfère partir, j'peux plus tourner en rond
[Louane]
J'ai bu, j'en ai oublié mon prénom
J'ai dans la main les cheveux, les ciseaux
J'ai pas envie d'rentrer à la maison
J'suis partante pour un dernier rodéo
Et j'ai des images dans les yeux qui défilent
Loin du soleil comme un nuage en exil
[Louane]
Ils m'disent : « Allô ? Allô ? Allô ? T'es où ? »
J'ai fait comme Sam, j'ai mis le mode avion
Mais j'suis comme ça, j'remets le mode avion
Besoin d'être ailleurs quand tout devient flou
J'préfère partir, j'peux plus tourner en rond
[Louane]
J'ai bu, j'en ai oublié mon prénom
J'ai dans la main les cheveux, les ciseaux
J'ai pas envie d'rentrer à la maison
J'suis partante pour un dernier rodéo
Et j'ai des images dans les yeux qui défilent
Loin du soleil comme un nuage en exil
[Louane]
Ils m'disent : « Allô ? Allô ? Allô ? T'es où ? »
J'ai fait comme Sam, j'ai mis le mode avion
J'manque les appels, j'répondrai pas, j'm'en fous
Tant pis si tu crois qu'j'te prends pour un con
Ils m'disent : « Allô ? Allô ? Allô ? T'es où ? »
Mais j'suis comme ça, j'remets le mode avion
Besoin d'être ailleurs quand tout devient flou
J'préfère partir, j'peux plus tourner en rond
Et j'quitte jamais vraiment le mode avion
Oh, ah, ah, ah
[Louane, Louane & SAM, SAM]
Allô ? Allô ? T'es où ?
Allô ? Dis-moi, c'que tu fous ?
Dis-moi, t'arrives dans combien de temps?
Est-c'que j'm'en vais ? Est-c'que je t'attends
[Louane]
Tant pis si tu crois qu'j'te prends pour un con
Ils m'disent : « Allô ? Allô ? Allô ? T'es où ? »
Mais j'suis comme ça, j'remets le mode avion
Besoin d'être ailleurs quand tout devient flou
J'préfère partir, j'peux plus tourner en rond
Et j'quitte jamais vraiment le mode avion
Oh, ah, ah, ah
[Louane, Louane & SAM, SAM]
Allô ? Allô ? T'es où ?
Allô ? Dis-moi, c'que tu fous ?
Dis-moi, t'arrives dans combien de temps?
Est-c'que j'm'en vais ? Est-c'que je t'attends
[Louane]
Ils m'disent : « Allô ? Allô ? Allô ? T'es où ? »
Oh, ah, ah, ah
Ils m'disent : « Allô ? Allô ? Allô ? T'es où ? »
Oh, ah, ah, ah
Ils m'disent : « Allô ? Allô ? Allô ? T'es où ? »
J'ai fait comme Sam, j'ai mis le mode avion
J'manque les appels, j'répondrai pas, j'm'en fous
Tant pis si tu crois qu'j'te prends pour un con
Ils m'disent : « Allô ? Allô ? Allô ? T'es où ? »
Mais j'suis comme ça, j'remets le mode avion
Besoin d'être ailleurs quand tout devient flou
J'préfère partir, j'peux plus tourner en rond
Oh, ah, ah, ah
Ils m'disent : « Allô ? Allô ? Allô ? T'es où ? »
Oh, ah, ah, ah
Ils m'disent : « Allô ? Allô ? Allô ? T'es où ? »
J'ai fait comme Sam, j'ai mis le mode avion
J'manque les appels, j'répondrai pas, j'm'en fous
Tant pis si tu crois qu'j'te prends pour un con
Ils m'disent : « Allô ? Allô ? Allô ? T'es où ? »
Mais j'suis comme ça, j'remets le mode avion
Besoin d'être ailleurs quand tout devient flou
J'préfère partir, j'peux plus tourner en rond
[Louane]
Et j'quitte jamais vraiment le mode avion
Et j'quitte jamais vraiment le mode avion
Que racontent les paroles de la chanson mode avion de Louane ?
Le combiné décroché
Il y a quelque chose de presque cinématographique dans l'image qui ouvre la chanson : une cabine téléphonique abandonnée, un combiné qui se balance dans le vide. Louane ne raccroche pas proprement — elle part, et laisse la communication en suspens. C'est exactement l'atmosphère de "mode avion" : une fuite qui ne dit pas vraiment son nom, une disparition douce mais résolue.
On est dans la tête d'une femme à saturation. Pas effondrée, pas en crise — juste à bout de la présence des autres. "J'ai trop d'choses dans la tête, j'préfère en rire", lâche-t-elle, avec cette désinvolture un peu mélancolique qui est la marque de fabrique de Louane. Et quand le refrain explose avec ses "Allô ? Allô ? T'es où ?" répétés en boucle, on comprend ce qui l'épuise : cette armée de voix qui réclament, qui s'inquiètent, qui attendent une réponse. Elle, elle a juste mis le mode avion. Comme Sam. Sans s'excuser.
Une nuit qui déraille, un choix qui tient
Le deuxième couplet glisse vers quelque chose de plus trouble. On la sent dans une nuit un peu perdue — "j'ai bu, j'en ai oublié mon prénom" — avec dans la main des ciseaux et une envie de tout couper, au sens propre comme au figuré. Il y a une liberté sauvage dans ce "dernier rodéo", quelque chose qui ressemble à une femme qui décide de s'appartenir pour une nuit, sans rendre de comptes. Les "images dans les yeux qui défilent" donnent au texte une texture presque onirique, entre ivresse et lucidité.
La collaboration avec SAM apporte une respiration inattendue : soudain, une voix extérieure pose les questions que tout le monde se pose — "est-ce que je m'en vais, est-ce que je t'attends" — et cette hésitation de l'autre rend la déconnexion de Louane encore plus radicale par contraste.
Ce qui reste quand tout s'éteint
La vraie force de la chanson, c'est sa dernière ligne, murmurée presque pour soi : "j'quitte jamais vraiment le mode avion". Pas de réconciliation, pas de promesse de retour. Juste l'aveu tranquille d'une façon d'être au monde — à distance, volontairement hors de portée. Moins une chanson sur la fuite qu'un portrait de quelqu'un qui a appris, à force, à se protéger.
Il y a quelque chose de presque cinématographique dans l'image qui ouvre la chanson : une cabine téléphonique abandonnée, un combiné qui se balance dans le vide. Louane ne raccroche pas proprement — elle part, et laisse la communication en suspens. C'est exactement l'atmosphère de "mode avion" : une fuite qui ne dit pas vraiment son nom, une disparition douce mais résolue.
On est dans la tête d'une femme à saturation. Pas effondrée, pas en crise — juste à bout de la présence des autres. "J'ai trop d'choses dans la tête, j'préfère en rire", lâche-t-elle, avec cette désinvolture un peu mélancolique qui est la marque de fabrique de Louane. Et quand le refrain explose avec ses "Allô ? Allô ? T'es où ?" répétés en boucle, on comprend ce qui l'épuise : cette armée de voix qui réclament, qui s'inquiètent, qui attendent une réponse. Elle, elle a juste mis le mode avion. Comme Sam. Sans s'excuser.
Une nuit qui déraille, un choix qui tient
Le deuxième couplet glisse vers quelque chose de plus trouble. On la sent dans une nuit un peu perdue — "j'ai bu, j'en ai oublié mon prénom" — avec dans la main des ciseaux et une envie de tout couper, au sens propre comme au figuré. Il y a une liberté sauvage dans ce "dernier rodéo", quelque chose qui ressemble à une femme qui décide de s'appartenir pour une nuit, sans rendre de comptes. Les "images dans les yeux qui défilent" donnent au texte une texture presque onirique, entre ivresse et lucidité.
La collaboration avec SAM apporte une respiration inattendue : soudain, une voix extérieure pose les questions que tout le monde se pose — "est-ce que je m'en vais, est-ce que je t'attends" — et cette hésitation de l'autre rend la déconnexion de Louane encore plus radicale par contraste.
Ce qui reste quand tout s'éteint
La vraie force de la chanson, c'est sa dernière ligne, murmurée presque pour soi : "j'quitte jamais vraiment le mode avion". Pas de réconciliation, pas de promesse de retour. Juste l'aveu tranquille d'une façon d'être au monde — à distance, volontairement hors de portée. Moins une chanson sur la fuite qu'un portrait de quelqu'un qui a appris, à force, à se protéger.