Paroles de la chanson Viene De Mi (traduction) par La Yegros
Je ne danse pas la cumbia, je quitte le sol
Et je m'abandonne à l'air que tu laisses derrière toi
Je me transforme en ton désir
Ce n'est pas moi qui ai brisé le cristal
C'était la lune rouge, la louve en chaleur
C'étaient tes doigts qui m'ont touchée et sont devenus
Ça vient de toi, ça vient de moi, ça vient du vent
Je ne mens pas, c'est un sentiment
C'est un sentiment
Ça vient de toi, ça vient de moi, ça vient du vent
Je ne mens pas, c'est un sentiment
Et je m'abandonne à l'air que tu laisses derrière toi
Je me transforme en ton désir
Ce n'est pas moi qui ai brisé le cristal
C'était la lune rouge, la louve en chaleur
C'étaient tes doigts qui m'ont touchée et sont devenus
Ça vient de toi, ça vient de moi, ça vient du vent
Je ne mens pas, c'est un sentiment
C'est un sentiment
Ça vient de toi, ça vient de moi, ça vient du vent
Je ne mens pas, c'est un sentiment
Que c'est un sentiment
À San Fernando j'ai fumé un peu
C'était une pluie sèche, ce n'était pas un crime
Aujourd'hui que je n'ai besoin de personne, j'ai besoin de toi
Dis-moi que tu n'as pas brisé l'aube
Que tu n'es pas parti, que se réveiller la prochaine fois
Ne sera pas si triste
Ça vient de toi, ça vient de moi, ça vient du vent
Je ne mens pas, c'est un sentiment
C'est un sentiment
Ça vient de toi, ça vient de moi, ça vient du vent
À San Fernando j'ai fumé un peu
C'était une pluie sèche, ce n'était pas un crime
Aujourd'hui que je n'ai besoin de personne, j'ai besoin de toi
Dis-moi que tu n'as pas brisé l'aube
Que tu n'es pas parti, que se réveiller la prochaine fois
Ne sera pas si triste
Ça vient de toi, ça vient de moi, ça vient du vent
Je ne mens pas, c'est un sentiment
C'est un sentiment
Ça vient de toi, ça vient de moi, ça vient du vent
Je ne mens pas, c'est un sentiment
Que c'est un sentiment
Une lumière, rien qu'une lumière
Chérie, une lumière tordue
Qui dans le désert a changé ma vie
Camarade de rébellion
Petite fleur macumba dans l'au revoir
Ne dis pas toujours, ne dis pas jamais
Ça vient de toi, ça vient de moi, ça vient du vent
Je ne mens pas, c'est un sentiment
C'est un sentiment
Ça vient de toi, ça vient de moi, ça vient du vent
Je ne mens pas, c'est un sentiment
Que c'est un sentiment
Que c'est un sentiment
Une lumière, rien qu'une lumière
Chérie, une lumière tordue
Qui dans le désert a changé ma vie
Camarade de rébellion
Petite fleur macumba dans l'au revoir
Ne dis pas toujours, ne dis pas jamais
Ça vient de toi, ça vient de moi, ça vient du vent
Je ne mens pas, c'est un sentiment
C'est un sentiment
Ça vient de toi, ça vient de moi, ça vient du vent
Je ne mens pas, c'est un sentiment
Que c'est un sentiment
Que racontent les paroles de la chanson Viene De Mi (traduction) de La Yegros ?
Une louve sous la lune rouge
Il y a quelque chose d'immédiatement magnétique dans la façon dont "Viene De Mi" commence : une voix qui refuse. "Yo no bailo la cumbia" — je ne danse pas la cumbia — dit La Yegros, et ce refus est déjà tout un programme. Parce que la cumbia, c'est son terrain, c'est son genre. Alors quand elle s'en détourne, c'est qu'il se passe quelque chose de plus puissant qu'un simple rythme.
Ce quelque chose, c'est le désir. Celui qui fait quitter le sol.
S'abandonner au sillage de l'autre
La chanson construit une atmosphère de nuit latinoaméricaine, dense et chargée de symboles : la luna roja, la loba en celo (la louve en chaleur), des doigts qui touchent et qui disparaissent. Tout ici est sensoriel, presque charnel, et pourtant le sentiment reste insaisissable. Il "viene de ti, viene de mí, viene del viento" — il vient de toi, de moi, du vent — comme si personne n'en était vraiment responsable, comme si l'amour était une météo plutôt qu'un choix.
La Yegros glisse ensuite vers un souvenir très précis : une nuit à San Fernando, une "lluvia seca" (une pluie sèche, expression à double sens), et cette phrase qui fait mal dans sa simplicité — "hoy que no necesito a nadie yo te preciso" ("aujourd'hui que je n'ai besoin de personne, c'est toi qu'il me faut"). L'indépendance comme armure, et l'autre qui passe quand même à travers.
Une lumière tordue dans le désert
Le dernier couplet change de registre sans prévenir. Une "luz torcida" — une lumière de travers — surgit au milieu du désert et change tout. L'être aimé devient "camarada de rebelión", compagnon de rébellion, et la fleur de macumba s'invite dans les adieux. On est loin du simple chant d'amour : il y a ici quelque chose de l'ordre du rituel, de la conjuration.
Et la chanson s'arrête là où elle aurait pu promettre ou menacer : "no digas siempre, no digas nunca". Ne dis pas toujours. Ne dis pas jamais. Laisse le sentiment exister dans cet espace fragile entre les deux, porté par le vent, appartenant à personne.
Il y a quelque chose d'immédiatement magnétique dans la façon dont "Viene De Mi" commence : une voix qui refuse. "Yo no bailo la cumbia" — je ne danse pas la cumbia — dit La Yegros, et ce refus est déjà tout un programme. Parce que la cumbia, c'est son terrain, c'est son genre. Alors quand elle s'en détourne, c'est qu'il se passe quelque chose de plus puissant qu'un simple rythme.
Ce quelque chose, c'est le désir. Celui qui fait quitter le sol.
S'abandonner au sillage de l'autre
La chanson construit une atmosphère de nuit latinoaméricaine, dense et chargée de symboles : la luna roja, la loba en celo (la louve en chaleur), des doigts qui touchent et qui disparaissent. Tout ici est sensoriel, presque charnel, et pourtant le sentiment reste insaisissable. Il "viene de ti, viene de mí, viene del viento" — il vient de toi, de moi, du vent — comme si personne n'en était vraiment responsable, comme si l'amour était une météo plutôt qu'un choix.
La Yegros glisse ensuite vers un souvenir très précis : une nuit à San Fernando, une "lluvia seca" (une pluie sèche, expression à double sens), et cette phrase qui fait mal dans sa simplicité — "hoy que no necesito a nadie yo te preciso" ("aujourd'hui que je n'ai besoin de personne, c'est toi qu'il me faut"). L'indépendance comme armure, et l'autre qui passe quand même à travers.
Une lumière tordue dans le désert
Le dernier couplet change de registre sans prévenir. Une "luz torcida" — une lumière de travers — surgit au milieu du désert et change tout. L'être aimé devient "camarada de rebelión", compagnon de rébellion, et la fleur de macumba s'invite dans les adieux. On est loin du simple chant d'amour : il y a ici quelque chose de l'ordre du rituel, de la conjuration.
Et la chanson s'arrête là où elle aurait pu promettre ou menacer : "no digas siempre, no digas nunca". Ne dis pas toujours. Ne dis pas jamais. Laisse le sentiment exister dans cet espace fragile entre les deux, porté par le vent, appartenant à personne.