Paroles de la chanson Fin des années 70 par La Souris Déglinguée

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Paroles de la chanson Fin des années 70 par La Souris Déglinguée

A. était breton, il ne clouait plus les orvets sur le tronc des acacias

B. était alsacien, il n'écrasait plus les mulots débusqués sous les vieilles tôles

C. était espagnol, il descendit sur Paris avec A et B, qui s'étaient cotisés pour lui payer une pute. Ce qui était nettement mieux que de fumer des lianes et brûler des pneus dans le terrain vague.

D. Etait chtimi. Bidasse en stage commando au pays rimbaldien, il fut le seul de la compagnie à être réformé suite à un accident regrettable sur le parcours du combattant. L'état de sa colonne vertébrale l'apparentait désormais à la catégorie des serpents.

E. Etait mexicain. Monté dans le Greyhound bus à Los Angeles, il passa la nuit à ramper sous les sièges et fouiller les sacs tandis que l'Amérique dormait tranquille. Le lendemain matin, avec le pactole de son larcin, il paya à boire aux trois voyageurs vietnamiens pour acheter leur silence sous le soleil de la Cali.

F. Etait Lorrain. Les cambrioleurs déféquèrent dans sa chambre à coucher. Ses pourvoyeurs ne lui rendirent jamais l'argent avancé pour l'achat d'un produit illicite et sa fiancée le quitta peu après.

G. Etait gauloise. Femme mariée, elle avait un amant. Les jeunes de la bande du quartier la menacèrent de tout raconter au principal intéressé. D'abord ils la firent chanter financièrement, et ensuite sexuellement.

H. Etait nord-viêtnamien. C'était Paris au mois d'août. Descendu sur les berges de la Seine pour y tremper et rafraîchir ses pieds, un mauvais pas la fit tomber à l'eau. Bien que nageur réputé, il périt noyé, étranglé par son propre dentier.

I. Etait parisienne, tutrice légale de N. Ses yeux étaient vitreux chaque fois qu'elle sortait de la salle de bain. Ses agresseurs déplacèrent le matelas du lit au milieu de la salle de séjour et la violèrent sous prétexte qu'elle leur avait volé la came.

J. Etait chinois. Polio de naissance. Ouvrier modèle et endoctriné par les slogans de sa République Populaire, il voulut s'inscrire dans une prestigieuse université pékinoise pour étudier les beaux-arts. On lui répondit "pas de place pour les infirmes".

K. Etait sud-viêtnamien. En route de Bruxelles vers Paris. Adolescent assis sur le siège arrière de la voiture diplomatique de la jeune et jolie épouse d'un général mégalomane, ce jour là il la pénétra tout en imagination.

L. Etait nord-banlieusard. Légèrement handicapé mental. Bizuté par ses contemporains, gamins du quartier sans aucune pitié, il devait branler le chien.

M. Etait américaine. Une vraie blonde. Même les mots orduriers en français qu'elle ne comprenait pas sonnaient doux à ses oreilles pendant le va et vient.

N. Etait provinciale. Teenageuse déjà tox. Ses agresseurs déplacèrent le matelas du lit au milieu de la salle de séjour et la violèrent sous prétexte qu'elle était la complice de I, qui leur avait volé la came.

O. Etait franconésienne. Vendeuse de coupe-faim rue du Faubourg du Temple, elle amassa assez de gains pour faire l'acquisition d'une petite bagnole.

P. Etait sud-banlieusard. Il fut le premier à fumer dans la cour de récréation du CES, à regarder sous la jupe de la prof d'anglais, il fut le premier à crever de surdose sans attendre l'année de la Pure Energie.

Q. Etait parisien. Chanteur de Compartiment Tueurs. Il avait dit à la copine de la fille du docteur qu'elle pourrait assister à la répétition au 3ème sous-sol de la rue des Lombards, si elle amenait une ordo.

R. Etait arabe. En probation. Pour fêter sa liberté retrouvée, elle avait ramené dans sa chambre d'hôtel, en attendant le retour de son fiancé régulier, un jeune intermittent. Elle avait ses règles, néanmoins plusieurs fois durant le coït, elle lui demanda "fais moi un enfant". Ce qui fut une excellente occasion de contracter la gale dans les jours qui suivirent.

S. Etait nord-banlieusarde. Employée de mairie. Elle avait l'habitude de shooter son fils, puis de coucher avec les amis de celui-ci, tout en écoutant de la musique décibelique.

T. Etait japonais. Peintre et contrebassiste. De sa mansarde il pouvait voir le fantôme de son ancêtre alchimiste au sommet de la tour Saint-Jacques. Tombé en pharmaco-dépendance, il devient une ombre au pays du soleil couchant.

U. Etait gaulois. Biker sans bécane, il faisait sans nul doute partie du M.C carte orange, vu que sa fiancée travaillait à la RATP.

V. Etait français. Il disait qu'il était un déserteur de la Légion. Sa caserne réelle était un squatt qu'il partageait avec un de ses contemporains dont les talents de cuisinier permettaient de transformer tout chat en civet de lapin.

W. Etait mandchou. Videur dans une salle de jeux sur le boulevard de Clichy. Appliquant strictement les consignes de son employeur, il avait arraché la gourmette, la montre et la bague d'un reurti nord-africain qui avait cassé la vitre du flipper. Traité de raciste par ce dernier, il lui répondit "attends mon patron, c'est ton cousin"

X. Etait est-banlieusard. Routard pas encore diplomate. Les chouravi n'avaient pas encore envahi l'Afghanistan, et Kaboul était le paradis des paradis artificiels.

Y. Etait Montmartroise. Réveillée en pleine nuit par son boy-friend monte en l'air, lequel tambourinait à sa fenêtre au premier étage. Elle lui offrit l'hospitalité de sa chambre sans savoir qu'il n'était pas tout seul, mais avec deux camarades. Le premier, post-bituré, s'endormit rapidement sur le plancher, le second, plus opportuniste, téléphona à sa fiancée en Chine, quand au boyfriend de Y, il fit ce qu'il avait à faire, en attendant l'heure du premier métro.

Z. Etait chinoise. Plus jolie que Gongli. A la fin de sa détention dans un camp de concentration en Mongolie Intérieure, elle vint assister au concert d'un groupe de jeunes survoltés à l'Eldorado du Boulevard de Strasbourg. A l'un d'entre eux elle donna sa photo d'ex-militaire de l'Armée Populaire de Libération. Il l'accrocha au mur, mais c'était déjà le début des années 80.

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