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Paroles de la chanson Note 4 : Vito par

(Ah, ah, ah, ah, ah, ah)

C'est quoi cette vie ? L'impression que j'touche la fin
Pourquoi j'étais plus heureux sans elle ?
J'ai sauté, j'ai brûlé mes deux ailes
J'suis dans une pièce sans un bruit
J'pose la voix sur une maquette en espérant que tu sortes de ma tête
J'ai un plan sérieux, j'ramène les pépètes, j'dors plus mais bon, j'ai v'là les pépètes
Elle m'en veut, elle est pas comme avant, à cause de moi (hein)
Elle voudrait que j'change mais ma belle, moi j'broie que du noir
J'ai refait comme la veille, j'ai refait comme hier soir (comme hier soir)
J'ai un Glock gris métallisé caché dans mon tiroir

Non non, laquelle me changera ? J'me suis fonce-dé pour toi
Faut j're-compte tout seul, j'vois ton visage dans mes "Pour toi"
Faut que j'fasse rentrer plus qu'avant, sinon j'ai la boule au ventre
J'termine le flash dans le stud', le poto fume le 30

J'suis pas l'meilleur, j'suis pas l'centre
J'suis pas l'ami qui frappe, moi, j'fais des passes et des centres
Et si un jour j'monte tout en haut, crois-moi j'vais plus descendre
J'les vois parler à leur daron, moi, j'parle à toutes ses cendres
C'est vrai, j'ai un peu mal, j'me suis levé, il est déjà midi
J'ai trop croqué d'avance, j'ai beaucoup trop claqué chez FENDI
T'es trop bien, trop gentil, j'sais pas, mais en tout cas, c'est c'qu'elle dit
Tous les jours j'me réveille la boule au ventre comme si c'était lundi
T'avais mal, j'avais mal, on s'est vraiment bien trouvés
J'sais pas si c'est vraiment toi qui m'as sauvé
J'ai fait un son sur ma vie, il m'a touché
J'ai fait un cinquième flash, il m'a couché
Encore des belles paroles sur l'membrane (ouais)
C'est quand qu'j'ai un moment d'calme ? (bah ouais)
Elle veut de l'amour, de la magie, plein d'trucs, moi, j'suis pas ce genre d'homme

J'ai rien à proposer de vraiment sérieux
Moi, j'enchaîne juste des séminaires
Peut-être que si tu pars, c'est mieux
Peut-être que j'dois faire comme hier
J'ai le corps froid, han, le cœur dur comme une pierre (l'est comme une pierre)
Et j'espère que Dieu entendra mes prières

Non non, laquelle me changera ? J'me suis fonce-dé pour toi
J're-compte tout seul, j'vois ton visage dans mes "Pour toi"
Faut que j'fasse rentrer plus qu'avant, sinon j'ai la boule au ventre (bah ouais)
J'termine le flash dans le stud', le poto fume le 30

J'ressens un vide
C'est bizarre, mais j'suis vidé, j'suis dans le Vito
Ils parlent d'argent, de brasser, c'est des mythos
J'fais pas de demi-tour
Si j'me suis levé tôt, c'est qu'j'méritais mon parcours

J'ai rien à proposer de vraiment sérieux
Moi, j'enchaîne juste des séminaires
Peut-être que si tu pars, c'est mieux
Peut-être que j'dois faire comme hier
J'ai le corps froid, han, le cœur dur comme une pierre
Et j'espère que Dieu entendra mes prières

J'ressens un vide
C'est bizarre, mais j'suis vidé, j'suis dans le Vito
(J'espère que Dieu entendra mes prières)
C'est bizarre, mais j'suis vidé, j'suis dans le Vito

Que racontent les paroles de la chanson Note 4 : Vito de Klem Schen ?

Minuit dans la tête d'un homme qui ne dort plus

Il y a des chansons qu'on écoute et des chansons dans lesquelles on tombe. "Note 4 : Vito" de Klem Schen appartient à la deuxième catégorie. Dès l'ouverture, ces "ah" suspendus dans le vide, il se passe quelque chose d'étrange : on a l'impression d'entrer dans une pièce que quelqu'un vient juste de quitter, ou de ne jamais vraiment quitter.

L'artiste pose sa voix sur une maquette — il le dit lui-même dans les paroles — comme pour fixer quelque chose avant que ça s'échappe. Ce morceau ressemble à ça : une pensée captée en plein vol, à midi passé, quand on se lève trop tard parce qu'on a trop claqué, trop croqué d'avance, trop tout.

Une nuit qui n'en finit pas

Klem Schen raconte une fatigue qui n'est pas physique. C'est la fatigue de quelqu'un qui a coché toutes les cases qu'on lui avait dit de cocher — l'argent, le studio, le mouvement — et qui se retrouve quand même "dans une pièce sans un bruit", à regarder un Glock dans un tiroir et à espérer que Dieu entendra ses prières. Entre ces deux images, il y a tout un monde. Un monde où on fait des sons sur sa propre vie, où on se voit dans ses "Pour toi" TikTok et où on ne reconnaît plus le visage qu'on croise.

Ce qui rend le texte saisissant, c'est justement ce qu'il ne dramatise pas. Pas de grands cris, pas de mise en scène. Juste "tous les jours j'me réveille la boule au ventre comme si c'était lundi" — une image simple, presque banale, et pourtant parfaitement juste pour décrire une anxiété chronique.

Le Vito comme destination sans arrivée

La fin du morceau bascule dans quelque chose de plus nu encore. "J'ressens un vide, c'est bizarre, mais j'suis vidé, j'suis dans le Vito." Le Vito, c'est ce véhicule qu'on prend quand on va quelque part sans vraiment savoir où. Un espace entre deux endroits, entre deux versions de soi. Klem Schen y reste, en boucle, et cette répétition finale n'est pas une faiblesse d'écriture — c'est exactement le sentiment qu'il cherche à faire passer. On tourne, on revient, on repart. Sans vraiment descendre.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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