Paroles de la chanson Matadora (traduction) par
Bébé, je ne suis pas romantique
Tu m'as toute chauffée
Laisse tomber les bavardages
Les vêtements ne s'enlèvent pas tout seuls
Sans culotte je suis sympa
Je suis aussi une abusadora
J'ai la technique
Et ne me regarde pas comme ça, ça me rend matadora
Et il est devenu dégueulasse, cochon
J'ai le cul bien gros, bien gros
Il me dit de me la jouer facile
Je ne suis pas une pute, presque
Et il est devenu dégueulasse, cochon
J'ai le cul bien gros, bien gros
Tu m'as toute chauffée
Laisse tomber les bavardages
Les vêtements ne s'enlèvent pas tout seuls
Sans culotte je suis sympa
Je suis aussi une abusadora
J'ai la technique
Et ne me regarde pas comme ça, ça me rend matadora
Et il est devenu dégueulasse, cochon
J'ai le cul bien gros, bien gros
Il me dit de me la jouer facile
Je ne suis pas une pute, presque
Et il est devenu dégueulasse, cochon
J'ai le cul bien gros, bien gros
Il me dit de me la jouer facile
Je ne suis pas une pu
Il y a du pelotage de la disco à l'hôtel
On se frotte, toi et moi on se donne du plaisir
Pelotage de la disco à l'hôtel
On se consume, toi et moi on se donne
Sors-le pour voir comment ça s'utilise (Ey)
Je brûle le bitume sur la Hayabusa (Ah)
Je n'ai rien mis sous le chemisier
Je ne suis pas européenne et il veut que je lui fasse la russe
Je ne veux pas de baratin ni de fantômes (Non)
Cette chatte est prête pour le rebuleo
Plombier, répare-moi la fuite
Ce perreo est à s'en lécher les doigts
Je ne suis pas une pu
Il y a du pelotage de la disco à l'hôtel
On se frotte, toi et moi on se donne du plaisir
Pelotage de la disco à l'hôtel
On se consume, toi et moi on se donne
Sors-le pour voir comment ça s'utilise (Ey)
Je brûle le bitume sur la Hayabusa (Ah)
Je n'ai rien mis sous le chemisier
Je ne suis pas européenne et il veut que je lui fasse la russe
Je ne veux pas de baratin ni de fantômes (Non)
Cette chatte est prête pour le rebuleo
Plombier, répare-moi la fuite
Ce perreo est à s'en lécher les doigts
Bébé, je ne suis pas romantique
Tu m'as toute chauffée (Ey)
Laisse tomber les bavardages
Les vêtements ne s'enlèvent pas tout seuls
E-Et sans culotte je suis sympa
Je suis aussi une abusadora
J'ai la technique
Et ces petits yeux, bébé ? Ne me regarde pas comme ça
Ça me rend matadora
Et il est devenu dégueulasse, cochon
J'ai le cul bien gros, bien gros
Il me dit de me la jouer facile
Je ne suis pas une pu-pu-pu-pu
Moi-Moi-Moi-Moi j'ai le cul bien gr, le cul bien gros, bien gros
Tu m'as toute chauffée (Ey)
Laisse tomber les bavardages
Les vêtements ne s'enlèvent pas tout seuls
E-Et sans culotte je suis sympa
Je suis aussi une abusadora
J'ai la technique
Et ces petits yeux, bébé ? Ne me regarde pas comme ça
Ça me rend matadora
Et il est devenu dégueulasse, cochon
J'ai le cul bien gros, bien gros
Il me dit de me la jouer facile
Je ne suis pas une pu-pu-pu-pu
Moi-Moi-Moi-Moi j'ai le cul bien gr, le cul bien gros, bien gros
J'ai le cul bien gros, bi-bi-bien gros, bien gros
Il-Il me dit de me met de me la jouer cochon, cochon
Co-Co-Co
Moi-Moi-Moi-Moi j'ai le cul bien gr, le cul bien gros, bien gros (Bébé, je ne suis pas romantique)
Il me dit de me la jo-jo-jouer facile (Tu m'as toute chauffée)
Il est devenu dégueulasse, dégueulasse (Laisse tomber les bavardages)
Cochon, cochon, cochon, cochon
Il-Il me dit de me met de me la jouer cochon, cochon
Co-Co-Co
Moi-Moi-Moi-Moi j'ai le cul bien gr, le cul bien gros, bien gros (Bébé, je ne suis pas romantique)
Il me dit de me la jo-jo-jouer facile (Tu m'as toute chauffée)
Il est devenu dégueulasse, dégueulasse (Laisse tomber les bavardages)
Cochon, cochon, cochon, cochon
Que racontent les paroles de la chanson Matadora (traduction) de Karol G ?
Quand la nuit commence à faire des promesses
Il y a des chansons qui ne cherchent pas à expliquer grand-chose. Elles arrivent, elles prennent de la place, elles font bouger les hanches avant même qu'on ait compris les paroles. "Matadora" de Karol G est de celles-là. Mais à y regarder de plus près, derrière le rythme qui claque et les onomatopées répétées en boucle dans le final, il y a une femme qui parle — et qui dit des choses très précises sur elle-même.
La nuit commence dans une disco. Il y a du "toqueteo" — du pelotage, du frôlement —, une montée d'électricité entre deux corps. Et puis un trajet vers l'hôtel, "guayándonos" (en se frottant l'un contre l'autre), la promesse de ce qui suit. Karol G installe cette scène avec l'efficacité d'une réalisatrice qui sait que le hors-champ est souvent plus puissant que le plan rapproché.
La tueuse qui fixe ses règles
Sauf que cette femme qui se laisse désirer n'est pas passive pour autant. Elle arrive sur une Hayabusa — une des motos les plus puissantes du monde — "chillando goma" (faisant crisser les pneus), "no traje na' debajo de la blusa" (sans rien sous le chemisier). L'image est délibérément excessive, presque cinématographique. Elle est venue, elle sait pourquoi, et c'est elle qui conduit.
Ce qui rend le morceau intéressant, c'est ce moment où le ton change légèrement. Quand son partenaire commence à vouloir définir ce qu'elle est, à lui demander de "se mettre facile", elle répond sèchement : "yo no soy una puta" — et la phrase est laissée en suspens, tronquée, comme si elle refusait même de finir la comparaison. C'est une frontière posée sans dramatisme, presque en passant, ce qui la rend d'autant plus ferme.
Un plaisir qui se revendique
"Matadora" ne cherche pas à être une chanson féministe au sens militant du terme. Elle cherche à capter une émotion très précise : celle d'une femme qui sait ce qu'elle veut, qui ne s'en excuse pas, et qui trouve ça amusant d'être désirée à cette intensité. Le final, avec ses répétitions fragmentées et ses glitches vocaux, ressemble à une piste de danse qui s'emballe — la nuit qui déraille dans le bon sens du terme. Karol G a toujours eu ce talent-là : transformer le désir en quelque chose qui ressemble à de la joie.
Il y a des chansons qui ne cherchent pas à expliquer grand-chose. Elles arrivent, elles prennent de la place, elles font bouger les hanches avant même qu'on ait compris les paroles. "Matadora" de Karol G est de celles-là. Mais à y regarder de plus près, derrière le rythme qui claque et les onomatopées répétées en boucle dans le final, il y a une femme qui parle — et qui dit des choses très précises sur elle-même.
La nuit commence dans une disco. Il y a du "toqueteo" — du pelotage, du frôlement —, une montée d'électricité entre deux corps. Et puis un trajet vers l'hôtel, "guayándonos" (en se frottant l'un contre l'autre), la promesse de ce qui suit. Karol G installe cette scène avec l'efficacité d'une réalisatrice qui sait que le hors-champ est souvent plus puissant que le plan rapproché.
La tueuse qui fixe ses règles
Sauf que cette femme qui se laisse désirer n'est pas passive pour autant. Elle arrive sur une Hayabusa — une des motos les plus puissantes du monde — "chillando goma" (faisant crisser les pneus), "no traje na' debajo de la blusa" (sans rien sous le chemisier). L'image est délibérément excessive, presque cinématographique. Elle est venue, elle sait pourquoi, et c'est elle qui conduit.
Ce qui rend le morceau intéressant, c'est ce moment où le ton change légèrement. Quand son partenaire commence à vouloir définir ce qu'elle est, à lui demander de "se mettre facile", elle répond sèchement : "yo no soy una puta" — et la phrase est laissée en suspens, tronquée, comme si elle refusait même de finir la comparaison. C'est une frontière posée sans dramatisme, presque en passant, ce qui la rend d'autant plus ferme.
Un plaisir qui se revendique
"Matadora" ne cherche pas à être une chanson féministe au sens militant du terme. Elle cherche à capter une émotion très précise : celle d'une femme qui sait ce qu'elle veut, qui ne s'en excuse pas, et qui trouve ça amusant d'être désirée à cette intensité. Le final, avec ses répétitions fragmentées et ses glitches vocaux, ressemble à une piste de danse qui s'emballe — la nuit qui déraille dans le bon sens du terme. Karol G a toujours eu ce talent-là : transformer le désir en quelque chose qui ressemble à de la joie.