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Paroles de la chanson Meine Lieben (traduction) par Kanonenfieber

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Paroles de la chanson Meine Lieben (traduction) par

[Archiduc Karl Franz Joseph]
Dans les yeux de tous les soldats, on lisait la joie du combat et la certitude de la victoire
Admirables sont aussi les héros de l'arrière, ces souffrants silencieux qui, à cause de la guerre, ont soit perdu ce qu'ils avaient de plus cher, soit vivent dans une crainte et une inquiétude constantes pour leurs proches

[Noise]
Quand viendra enfin la paix ?
Je monte la garde depuis toute la nuit
Le tonnerre des canons sur tout le front
Si bien que je ne ferme pas l'œil
Pas question de dormir
J'ai à peine de quoi manger
J'attends toujours les colis
Et les nouvelles fraîches
Joseph doit juste travailler dur à l'école
Alors il recevra quelque chose de moi aussi
Ses notes me font plaisir
Je le félicite pour ça
Ça va encore pour l'instant
Cette nuit, on aurait pu être appelés
Mais ça s'est passé sans nous
Alors on est épargnés

[Noise]
Je vais encore écrire à la tante
Je n'en ai pas encore eu le temps
Ce matin, pas de service
Le soleil brûle depuis le ciel
Le deuxième bataillon passe avant nous
Mon ami August est avec eux
Ils sont en état d'alerte
Au cas où le Russe attaquerait quand même

[Noise]
La nuit, le feu vient de partout
Ça tambourine du matin au soir
À part ça, je vais bien
J'attends votre colis
Cette semaine, plus de courrier
Espérons que ça finisse bientôt
Avec Dieu vers la paix
Pour que la chance tourne

[Noise]
Mes chers, mes chers
Ça va encore jusqu'ici
J'entends le tonnerre des canons
Mais je garde courage
Mes chers, mes chers
Je veux tellement rentrer
S'il te plaît, Mère, prie pour moi
Et souhaite-moi toute la chance du monde

[Archiduc Karl Franz Joseph & Noise]
Ou vivent dans une crainte et une inquiétude constantes pour leurs proches
Mes chers, mes chers
Ou vivent dans une crainte et une inquiétude constantes pour leurs proches
Chère Mère, cher Joseph

[Noise]
Mes chers, mes chers
Ça va encore jusqu'ici
Je sens le tonnerre des canons
Mais je garde courage
Mes chers, oh, mes chers
Je veux tellement rentrer
S'il vous plaît, s'il vous plaît, priez pour moi
Et souhaitez-moi toute la chance du monde
Chère Mère, cher Joseph
Jusqu'ici ça va encore
Que le Seigneur soit à mes côtés
Il sait ce qu'il fait
Chère Mère, cher Joseph
Peut-être que je ne rentrerai pas à la maison
Priez pour que tout se passe bien
Alors le Seigneur veillera sur moi

[Noise]
Chère Mère, cher frère
Jusqu'ici, avec l'aide de Dieu, ça va encore
Notre Seigneur m'aidera
Priez pour que tout se passe bien
Avec Dieu, avec Dieu

Que racontent les paroles de la chanson Meine Lieben (traduction) de Kanonenfieber ?

Une lettre qui n'arrivera peut-être jamais

Il y a quelque chose d'insupportable dans l'idée d'écrire une lettre depuis un endroit où l'on risque de mourir avant qu'elle soit lue. C'est exactement là que nous emmène Kanonenfieber avec "Meine Lieben". Pas sur un champ de bataille héroïque — dans la tête d'un homme qui essaie de trouver les mots justes pour ne pas affoler sa mère.

Dès les premières secondes, une voix grave et solennelle — celle de l'archiduc Karl Franz Joseph — récite un texte officiel sur « l'ardeur guerrière » et « la confiance en la victoire » des soldats. Puis la musique bascule, et on se retrouve dans quelque chose de beaucoup plus intime, beaucoup plus fragile. Un soldat sur le front de l'Est, quelque part entre 1914 et 1918, griffonne des nouvelles à ses proches. Il n'a presque rien à manger. Il n'a pas fermé l'œil de la nuit. Il attend un colis. Il félicite son petit frère Joseph pour ses bonnes notes d'école.

Le courage discret de ceux qui restent

Ce contraste — entre le discours impérial et la réalité des tranchées — n'est jamais surligné, jamais commenté. Kanonenfieber laisse les deux voix coexister, et c'est précisément cette sobriété qui rend le tout si dévastateur. Le soldat répète « es geht noch gut », ça va encore, ça va encore — comme si se le dire à voix haute pouvait le rendre vrai un peu plus longtemps. Il parle du deuxième bataillon qui passera avant lui, de son ami August qui est avec eux. Des mots anodins. Des mots qui sonnent comme des adieux sans en être.

Prier pour que le vent tourne

Le refrain arrive comme une confession retenue trop longtemps : « Bitte, Mutter, bete für mich » — prie pour moi, maman. Et puis, dans les derniers instants du morceau, la phrase qu'on redoutait : « Vielleicht komm' ich nicht nach Haus » — peut-être que je ne rentrerai pas. Il ne crie pas, il ne dramatise pas. Il dit juste ce qui est. Et cette retenue, cette façon de confier l'issue à Dieu avec une résignation douce, est sans doute ce qu'il y a de plus déchirant dans toute la chanson. Kanonenfieber ne raconte pas la guerre — il nous donne à lire ce qu'un homme ordinaire a tenté de ne pas dire.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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