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Paroles de la chanson In Love With Myself (traduction) par

Regardant de loin dans une petite ville
On a fui la guerre, mais est-ce un crime ?
Pris dans un rêve éveillé, je suis en ville
Les horloges s'écoulent au rythme californien
Dans la poussière, disparu, explosion de feu
Les cœurs brûlent fort, on trouvera la lumière

Quelqu'un, je n'ai personne d'autre
Yeah, je suis amoureux de moi-même
Quelqu'un, je n'ai personne d'autre
Yeah, je suis amoureux de moi-même
Quelqu'un, je n'ai personne d'autre
Juste amoureux de moi-même
Quelqu'un, je n'ai personne d'autre
Juste amoureux de moi-même

Je peux trouver quelqu'un qui marche encore dans les champs
Dansant dans la folie de mon esprit
Des galaxies s'ouvrent dans tes yeux
Des souvenirs gardent des secrets que tu dissimules
Un baiser sous la lune, et je commence à m'épanouir
Le danger s'efface de ton visage quand tu pleures

Quelqu'un, je n'ai personne d'autre
Juste amoureux de moi-même
Quelqu'un, je n'ai personne d'autre
Yeah, je suis amoureux de moi-même
Quelqu'un, je n'ai personne d'autre
Juste amoureux de moi-même
Quelqu'un, je n'ai personne d'autre
Juste amoureux de moi-même

Quelqu'un, je n'ai personne d'autre
Je joue, je suis amoureux de moi-même
Quelqu'un, je n'ai personne d'autre
Juste amoureux de moi-même

Que racontent les paroles de la chanson In Love With Myself (traduction) de Kalman Chodakiewitz ?

Une petite ville, une grande fuite

Il y a quelque chose d'étrange et de beau dans la façon dont cette chanson commence — comme si on regardait sa propre vie depuis un endroit trop loin pour la toucher. "Looking out from afar in a little town" : on est déjà dehors, déjà en retrait. Et puis cette phrase qui arrive comme un aveu murmure : on a fui la guerre. Pas de détails, pas de pays nommé. Juste cette culpabilité flottante, ce "but is it a crime?" qui reste sans réponse parce que la vraie vie ne répond pas toujours.

Kalman Chodakiewitz construit son univers par touches impressionnistes. Les horloges qui dégoulinent sur la côte californienne, la poussière, les cœurs qui brûlent — tout ça forme un paysage intérieur plus qu'une carte postale. On est dans la tête de quelqu'un qui a tout laissé derrière lui et qui essaie, lentement, de comprendre comment continuer.

S'aimer quand il ne reste plus rien d'autre

Le refrain arrive et il répond à tout ça d'une manière qui surprend. Pas de colère, pas de larmes apparentes. Juste cette affirmation répétée, presque têtue : "I've got nobody else, I'm in love with myself." On pourrait y lire de l'arrogance. On y entend surtout de la survie. Quelqu'un qui a perdu ses repères, ses liens, peut-être ses proches, et qui décide — consciemment ou non — de se choisir lui-même plutôt que de se perdre.

Le deuxième couplet adoucit le tableau. Une silhouette qui marche encore sur une ferme, des galaxies dans des yeux aimés, un baiser sous la lune qui fait éclore quelque chose. "Danger's gone, off your face when you cry" — le danger s'efface du visage quand les larmes arrivent enfin. Comme si pleurer était une forme de guérison, un lâcher-prise après trop de tension.

Ce morceau ne crie pas. Il tient bon, doucement, dans la répétition de son refrain comme un mantra qu'on se dit à soi-même dans le noir.

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