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Paroles de la chanson 18h33 par Kalash

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Paroles de la chanson 18h33 par

Chérie, oublie moi
Écoute ton cœur
Si tu me laisses seras-tu plus heureuse ?

An nou lové an dènié fwa, yeah
Pour vérifier si t'es sûre de toi
Chérie, tu feras c'qu'il y a de mieux pour toi
Cette nuit, tu sauras si c'est un aurevoir

J'suis mal, j'suis malade, dépi ou di mwen sa an ka rien ki pren tchad
Tes yeux revolvers, fusillade
Ton cœur ne me veux plus mais ton corps me réclame

Mais parlons de toi, soit disant copine cinéma
Mais t'étais où ? avec qui ? quand t'a coupé ta loca ?
18h33... sa ka fèt, tu n'répond pas, alors que j't'ai vu dans la story de ta pote Angéla...
Woooyyye... Ayayayeyayaye... Woooyyye.....

Ou ka fè mwen viv an lanfè, an lanfè, an lanfè
Alors qu'on s'est promis le 7ème ciel, WOHOHOHOHOYYYYE
Loin des yeux, loin d'm'imaginer c'que tu fais quand j'ai l'dos tourné
Quand t'auras plus rien dans le porte-monnaie
Je sais que tu reviendras comme le naturel
J'ai des indics pour t'pister
Prépare tes disquettes, j'attends toujours qu'tu m'rappelles

J'suis mal, j'suis malade, dépi ou di mwen sa an ka rien ki pren tchad
Tes yeux revolvers, fusillade, ton cœur ne me veux plus mais ton corps me réclame
Woooyyye... Ayayayeyayaye... Woooyyye.....

Après réflexion, qu'en penses-tu ?
Ne serions nous pas mieux ensemble ?
Regarde nous, nous sommes beaux,nous sommes forts, nous sommes puissants
Je t'aime
M'aimes-tu encore ?
Je te laisse réfléchir

Que racontent les paroles de la chanson 18h33 de Kalash ?

Il est 18h33 et elle ne répond pas

Tout commence par une heure. Pas une heure symbolique, pas une heure de chanson — une heure précise, presque banale, le genre qu'on regarde sur son téléphone avec un nœud dans l'estomac. 18h33. Elle ne décroche pas, mais quelques secondes plus tard, la story de sa pote Angéla la trahit. Ce détail minuscule, terriblement contemporain, résume à lui seul ce qu'est "18h33" de Kalash : une dispute d'amour à l'ère des réseaux sociaux, racontée avec une honnêteté qui pique.

Le paradoxe de celui qui veut partir sans partir

Dès l'ouverture, le personnage se place dans une posture étrange. Il dit à sa compagne de l'oublier, de faire "c'qu'il y a de mieux pour toi" — et dans la foulée, il lui propose "an nou lové an dènié fwa" (une dernière étreinte), juste pour vérifier si elle est vraiment sûre d'elle. On comprend vite que cette nuit-là ne sera pas un adieu mais une nouvelle occasion de tourner en rond. Kalash décrit avec une précision presque inconfortable ce sentiment-là : vouloir libérer l'autre tout en espérant qu'il reste, promettre le 7ème ciel à deux tout en faisant vivre l'enfer au quotidien.

Une déclaration qui ne se rend pas

Ce qui rend la chanson attachante, c'est sa fin. Après les accusations, la jalousie à peine voilée, les "indics" et les disquettes à préparer, le ton change du tout au tout. Le narrateur souffle, reprend ses esprits, et pose la question simplement : "M'aimes-tu encore ?" Il laisse réfléchir. Ce retournement final, presque doux, fait toute la différence. On n'est plus dans la confrontation mais dans la vulnérabilité pure. Kalash réussit à faire tenir dans un même morceau la colère du jaloux et la tendresse de l'amoureux — deux visages du même homme, incapable de choisir entre s'en aller et rester.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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