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Paroles de la chanson Paradise (traduction) par

J'ai vu les photos sur le frigo
12 ans dans un paradis
Vivre la vie à la limite
Avant que tout parte en vrille
Un baiser pour bonne nuit
La tête sur l'oreiller, dors bien
C'était la vie à cette époque
Les choses simples ont toujours une fin

Il y a un matelas par terre
Toute la nourriture pour le village
Avec les assiettes empilées près de la porte
On était des rois au milieu de tout ça
Juste un baiser pour bonne nuit
Être un enfant encore quelques années
Être un enfant encore quelques années
Mais la lumière dans un enfant peut s'éteindre

Hey, qui suis-je ?
Mais toujours un enfant du paradis
À travers les fissures de la maison en carton
Je ne laisserai pas tout ça m'accabler
J'ai foi en ce que je suis
Toujours un enfant dans l'enveloppe d'un homme
Dans les coulisses où les enfants jouent fort
Les pas continuent de battre le sol

Attache-toi, installe-toi
Tu peux te reposer sur mon épaule
Bagages faits pour 12 heures de route
On se dirige vers la frontière
On roule dans un pays merveilleux
On se plie comme un avion en papier
Et on déploie nos ailes
En se demandant « Est-ce que ça sera jamais pareil ? »

Qui suis-je ?
Mais toujours un enfant du paradis
À travers les fissures de la maison en carton
Je ne laisserai pas tout ça m'accabler
J'ai foi en ce que je suis
Toujours un enfant dans l'enveloppe d'un homme
Dans les coulisses où les enfants jouent fort
Les pas continuent de battre le sol

Yeah, qui suis-je ?
Mais toujours un enfant du paradis
À travers les fissures de la maison en carton
Je ne laisserai pas tout ça m'accabler
J'ai foi en ce que je suis
Toujours un enfant dans l'enveloppe d'un homme
Dans les coulisses où les enfants jouent fort
Les pas continuent de battre le sol

À regarder en arrière, quelque 20 ans
Tout ce que je vois, ce sont de vieux sourires
Des trois jeunes hommes et des étrangers
Avant les roquettes et les missiles
Si j'avais tout fait à ma façon
Je referais tout pareil
Je referais tout pareil
Je referais tout pareil
Je referais tout pareil
Je referais tout pareil
Je referais tout pareil
Je referais tout pareil
Je referais tout pareil
Je referais tout pareil
Je referais tout pareil

Que racontent les paroles de la chanson Paradise (traduction) de Jordan Rakei ?

Des photos sur le frigo

Il y a quelque chose d'universel dans l'acte de regarder de vieilles photos et de sentir le temps peser. C'est de là que part "Paradise" de Jordan Rakei — une image simple, collée sur un réfrigérateur, qui déclenche un voyage en arrière. Pas vers une enfance dorée, mais vers quelque chose de plus vrai que ça : une vie sans grand-chose, mais pleine quand même.

On entre dans la chanson doucement, comme on pousse la porte d'une maison qu'on reconnaît sans vraiment se souvenir. Le matelas par terre, les assiettes empilées, un baiser pour bonne nuit avant d'aller dormir — "knuckle down, sleep tight" (tiens bon, dors bien). Rakei ne cherche pas à embellir la scène. Il la pose telle qu'elle était, et c'est précisément ce qui la rend belle. Les enfants ne savent pas qu'ils sont pauvres quand ils sont heureux. Ils se sentent rois.

Grandir sans perdre la lumière

Le basculement arrive avec cette phrase qui fait mal doucement : "the light in a child can disappear" (la lumière dans un enfant peut s'éteindre). C'est le moment où la chanson reconnaît que l'enfance ne dure pas, que quelque chose se perd dans le passage à l'âge adulte. Mais Rakei ne s'y résigne pas. Le refrain revient comme une réponse ferme à cette menace — il est "still a child of paradise", toujours un enfant du paradis, même à travers les fissures de la "cardboard house", même dans le corps d'un homme qui porte encore un enfant en lui.

Il y a une scène de départ au milieu de tout ça, une voiture chargée, douze heures de route, une frontière à traverser. "Fold down like a paper plane" — se plier comme un avion en papier, s'adapter, partir. On ne sait pas exactement d'où, on ne sait pas exactement vers quoi. Mais on ressent la tension entre ce qu'on quitte et ce qu'on espère.

Refaire tout pareil

La fin de la chanson est la plus étrange et la plus émouvante. "Before rockets and missiles" — trois mots qui font entrer la guerre dans le récit sans prévenir. Et puis cette conclusion répétée jusqu'à l'épuisement, "I'd do it all the same", je referais tout pareil. Une phrase qui tourne, qui s'enroule sur elle-même, comme si Rakei voulait s'en convaincre autant qu'en convaincre le monde. Ce paradis-là, abîmé et imparfait, il le choisirait encore.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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