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Paroles de la chanson Folsom Prison Blues par Johnny Cash

Album : Johnny Cash With His Hot and Blue Guitar

Compositeur :
Cash
Éditeur :
Warner Chappell Music France, Inc., Hi-Lo Music

Musique de Johnny r. CASH
© WARNER CHAPPELL MUSIC FRANCE, HI-LO MUSIC, INC.

Paroles de la chanson Folsom Prison Blues par

I hear the train a-comin', it's rolling 'round the bend
And I ain't seen the sunshine since I don't know when
I'm stuck in Folsom prison, and time keeps draggin' on
But that train keeps a-rollin' on down to San Antone

When I was just a baby, my mama told me, "Son
Always be a good boy, don't ever play with guns"
But I shot a man in Reno just to watch him die
When I hear that whistle blowin', I hang my head and cry

I bet there's rich folks eatin' in a fancy dining car
They're probably drinkin' coffee and smoking big cigars
Well, I know I had it coming, I know I can't be free
But those people keep a-movin', and that's what tortures me

Well, if they freed me from this prison, if that railroad train was mine
I bet I'd move it on a little farther down the line
Far from Folsom prison, that's where I want to stay
And I'd let that lonesome whistle blow my blues away

Que racontent les paroles de la chanson Folsom Prison Blues de Johnny Cash ?

Le sifflet du train et les murs de Folsom

Il y a quelque chose d'immédiatement viscéral dans les premiers mots de cette chanson. On entend le train avant même de comprendre où l'on est. Ce grondement qui approche "'round the bend" (au détour du virage) et cette lumière du soleil que le narrateur n'a plus vue "depuis il ne sait quand" — en deux lignes, Cash installe une atmosphère d'enfermement total, presque physique. On est dedans, derrière les barreaux, et le monde du dehors n'existe plus qu'à travers ce son lointain.

Quand la culpabilité n'efface pas le désir

Le deuxième couplet arrive comme un aveu brutal. La mère qui conseille, les bonnes manières, l'enfance — et puis cette rupture sèche : un homme abattu à Reno, "just to watch him die". Pas de mobile, pas de passion, juste une curiosité morbide et glaçante. Cash chante ça avec une sobriété qui fait froid dans le dos. Et pourtant, quelques secondes plus tard, le voilà qui pleure en entendant le sifflet du train. Ce n'est pas la culpabilité qui le brise — il l'assume — c'est l'envie. Cette envie d'être ailleurs, d'être en mouvement, de faire partie de ces gens qui passent sans même le voir.

Rêver en grammaire conditionnelle

Le dernier couplet est peut-être le plus poignant. Le narrateur s'autorise enfin à imaginer : si le train était le sien, il le pousserait "a little farther down the line", loin de Folsom, loin de tout ça. Mais chaque phrase commence par "if" ou "I'd" — le conditionnel en anglais, temps du rêve et de l'impossibilité. Cash ne promet rien, ne console personne. Il laisse juste ce sifflet "lonesome" résonner, ce mot qui en dit long sur la solitude américaine, celle des grands espaces autant que celle des cellules. Une chanson qui tient en quatre couplets et dure toute une vie.

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