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Paroles de la chanson Fireflies (traduction) par John Legend

featuring : Pharrell Williams

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Paroles de la chanson Fireflies (traduction) par

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Le sang de mes ancêtres, il y a du fer dans l'argile
On se lie par le trauma, la douleur des survivants
On a tâtonné dans l'obscurité où j'ai grandi
Les bons choix t'ont rendu malin là où j'ai grandi

Les lucioles de l'été éclairent ce qui gît dans les rues, ee
On nous a appris à passer sans regarder
Mêle-toi de tes affaires pour qu'on puisse partir
Partir

Les cités veulent dire processus là où j'ai grandi
On n'en sort pas, elles sont conçues pour qu'on reste
Là où les marchés ne sont pas des supermarchés, le processus dans ton assiette
Puis ils te traitent comme un dossier pour la prison
Les cortèges funèbres ne font pas confiance au système, je te le dis

Les lucioles de l'été éclairent ce qui gît dans les rues, ee
On nous a appris à passer sans regarder
Mêle-toi de tes affaires pour qu'on
(Parte, parte, parte) Oui, partir
(Parte, parte, parte) Whoa-oh, partir
(Parte, parte, parte) Whoa-oh, partir
(Parte, parte, parte)

Moi, je suis une bougie dans l'obscurité
Et je viens d'une étincelle divine
Et je suis les pensées de mes ancêtres
Et leurs rêves les plus fous, leurs rêves les plus fous
Et je termine tout ce que je commence
Et je fais décoller chaque courbe
Et je sais que c'est dur pour eux d'accepter ça
Mais nous voilà, regarde-moi, regarde-moi, je suis sur le point de (Partir-ir-ir)

Juste devant ta porte là où j'ai grandi
Ils se faisaient la guerre là où j'ai grandi
Pas de plan sur dix, cinq ou un an là où j'ai grandi
Car une simple altercation au hasard, tu pouvais mourir ce jour-là

Là où les lucioles de l'été éclairent ce qui gît dans les rues, ee
On nous a appris à passer sans regarder
Mêle-toi de tes affaires pour qu'on, whoa-oh
Parte

Que racontent les paroles de la chanson Fireflies (traduction) de John Legend ?

L'été où l'on apprend à ne pas regarder

Il y a quelque chose d'étrange dans l'image des lucioles. On les associe aux nuits douces, à l'enfance insouciante, aux prairies du Midwest américain. John Legend les convoque lui aussi dans "Fireflies", mais pour éclairer autre chose — ce qui traîne dans les rues, ce qu'on préfère ne pas voir, ce qu'on t'apprend très tôt à enjamber du regard. "Just mind your business", répète-t-on à ces enfants. Garde la tête droite. Et peut-être que tu t'en sortiras.

"Get away" — la chanson commence et finit sur cette injonction. Elle résonne d'abord comme une alarme, le genre de mot qu'on crie dans une rue qui tourne mal. Puis elle devient quelque chose de plus lourd, de plus long à porter : l'obsession de toute une jeunesse qui grandit dans un espace conçu, dit Legend, non pas pour libérer mais pour retenir. Les "projects" ne sont pas seulement des immeubles. Ce sont des processus — le mot revient comme un écho cruel à travers les couplets, de l'assiette au tribunal, de la naissance aux funérailles. Une vie entière tracée d'avance, sans plan sur cinq ans possible, parce qu'"a random back-and-forth, you could die that day".

Quand la flamme refuse de s'éteindre

Et pourtant, au milieu de ce récit d'enfermement, quelque chose se dresse. Le troisième couplet change de posture, presque brutalement. Legend ne décrit plus — il affirme. "I'm a candle in the dark." "I'm my ancestors' thoughts and their wildest dreams." C'est une déclaration qui ne cherche pas la modestie. Elle porte le poids de tous ceux qui n'ont pas réussi à partir, de tout ce sang et cette argile dont il parle dès les premières lignes. Le "hockey-stick every chart" peut sembler inattendu dans un texte si grave, mais c'est précisément ce frottement qui donne sa vérité au morceau : la fierté d'avoir échappé au destin n'efface pas la culpabilité de l'avoir fait.

Les lucioles de l'été, finalement, ne sont pas une image d'espoir. Elles éclairent juste assez pour qu'on voie ce qu'on préférerait ignorer — et pour que Legend, lui, choisisse de ne plus détourner les yeux.

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