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Paroles de la chanson Je Largue Tout par Jean Schultheis

Auteur :
Schultheis
Compositeur :
Schultheis
Éditeur :
Warner Chappell Music France, Flamophone Editions

Paroles de Jean SCHULTHEIS
Musique de Jean SCHULTHEIS
© WARNER CHAPPELL MUSIC FRANCE, FLAMOPHONE EDITIONS - 1981

Paroles de la chanson Je Largue Tout par

Train de banlieue, wagons sales
Terminus, je suis hagard,
Comme la foule qui gronde autour.
Pourtant, c'est comme tous les soirs,
Ça sent l'amour désespoir,
Mais qu'est-ce que je fous là ?
Je veux pas aller à l'abattoir !

Lumière bleue dans un bar,
Au comptoir, je suis bien noir,
Comme tous ceux qui boivent autour.
Pourtant c'est comme tous les soirs,
Le juke-box m'enivre d'amour,
Mais j'embarque, je suis déjà loin.

Et je largue tout,
Comme un marin fou,
Qui se noie debout,
Sans plier les genoux
Et s'accroche au cou
D'une femme qui s'en fout,
Au visage trop flou,
Au sourire trop mou.
Je bois encore un coup,
Y a l'oubli au bout
Et je largue tout,
Comme un marin fou
Qui se noie debout,
Sans plier les genoux
Et s'accroche au bout
Du bar qui s'en fout,
Le cœur à l'égout,
Sens dessus dessous.
Je pars vent debout,
L'espoir à mon cou,
Sombrer, Dieu sait où.

Six du mat', dans le brouillard,
Ça lansquine, je suis blafard.
Comme la foule qui gronde autour.
Pourtant, c'est comme tous les jours:
Ça sent le mouillé, ça sent lourd.
Mais qu'est-ce que je fous là,
Je veux pas aller à l'abattoir.

Affalé dans le métro
Tout poisseux, j'ai les reins lourds,
Comme tous ceux qui pioncent autour.
C'est un jour comme tous les jours
Et ma soif qui me rend sourd
J'entends plus rien,
Je suis déjà loin.

Et je largue tout,
Comme un marin fou,
Qui se noie debout,
Sans plier les genoux
Et s'accroche au cou
D'une femme qui s'en fout,
Au visage trop flou,
Au sourire trop mou.
Je bois encore un coup,
Y a l'oubli au bout
Et je largue tout,
Comme un marin fou
Qui se noie debout,
Sans plier les genoux
Et s'accroche au bout
Du bar qui s'en fout,
Le cœur à l'égout,
Sens dessus dessous.
Je pars vent debout,
L'espoir à mon cou,

Mais, aux roses un autre bar,
Dans le miroir, je suis hagard,
Comme tous ceux qui boivent autour.
C'est un soir comme tous les soirs,
Ça cause d'amour et d'espoir,
Mais j'entends rien, je suis déjà loin.

Et je largue tout,
Comme un marin fou,
Qui se noie debout,
Sans plier les genoux
Et s'accroche au cou
D'une femme qui s'en fout,
Au visage trop flou,
Au sourire trop mou.
Je bois encore un coup,
Y a l'oubli au bout
Et je largue tout,
Comme un marin fou
Qui se noie debout,
Sans plier les genoux
Et s'accroche au bout
Du bar qui s'en fout,
Le cœur à l'égout,
Sens dessus dessous.
Je pars vent debout,
L'espoir à mon cou,
Sombrer, Dieu sait où.

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