Paroles de la chanson So Rides the Reindeer par
So rides the reindeer
I feel the earth beneath the snow
Got high, but remained here
Like a river that will overflow
So, understanding replaces faith
I'm on my way
Oh, surround me
Potions I take to creep up the mountain
I was green when I left home
To go out and face the hate
Never thought it could be killed
The magic that had kept me safe
Dark eyes remain clear
In a void full of their traps
I feel the earth beneath the snow
Got high, but remained here
Like a river that will overflow
So, understanding replaces faith
I'm on my way
Oh, surround me
Potions I take to creep up the mountain
I was green when I left home
To go out and face the hate
Never thought it could be killed
The magic that had kept me safe
Dark eyes remain clear
In a void full of their traps
Bright colors to plain clothes
Tell me, how can I get my poems back?
So, understanding replaces faith
I'm on my chain
Oh, surround me
Potions I take to creep up the mountain
Up is down, tonight we drown
Like someone who fought before me
Oh, I'm going home
Like I was never known
Take me outside
I don't wanna die
Oh
So rides the reindeer
I try to remain here
Tell me, how can I get my poems back?
So, understanding replaces faith
I'm on my chain
Oh, surround me
Potions I take to creep up the mountain
Up is down, tonight we drown
Like someone who fought before me
Oh, I'm going home
Like I was never known
Take me outside
I don't wanna die
Oh
So rides the reindeer
I try to remain here
There's a river that will never slow
So lies the reindeer
Earthbound, but far from home
So, understanding
Replaces faith
Drunk on my pain
Oh, surround me
Potions I take to creep up the mountain
Up is down, tonight we drown
Like someone who fought before me
Oh, I'm going home
Like I was never known
Take me outside
I don't want to die
Oh
So lies the reindeer
Earthbound, but far from home
So, understanding
Replaces faith
Drunk on my pain
Oh, surround me
Potions I take to creep up the mountain
Up is down, tonight we drown
Like someone who fought before me
Oh, I'm going home
Like I was never known
Take me outside
I don't want to die
Oh
Que racontent les paroles de la chanson So Rides the Reindeer de Interpol ?
La chute du renne
Il y a quelque chose d'immédiatement envoûtant dans le titre. Un renne qui chevauche — ou qui tombe — selon qu'on lit "rides" ou "lies", et Interpol joue précisément sur cette ambiguïté tout au long du morceau. Dès les premières secondes, on est installé dans un espace flottant, entre rêve et effondrement, là où le groupe new-yorkais se sent le plus à l'aise.
Le narrateur parle depuis un endroit étrange : il a grandi, il est parti, et quelque chose s'est brisé en chemin. "I was green when I left home / To go out and face the hate" — cette naïveté originelle, presque touchante, on la sent peser sur chaque mot. Il pensait être protégé par une forme de magie intérieure, une bulle d'innocence qui rendait le monde supportable. Et puis le monde l'a eu.
La montagne et la chaîne
Ce qui est beau et douloureux à la fois dans ce texte, c'est la façon dont la lucidité y est décrite comme une prison. Comprendre, ici, ne libère pas — ça alourdit. "I'm on my chain", dit-il, juste après avoir affirmé que la compréhension remplace la foi. Les potions qu'il avale pour "gravir la montagne" ressemblent moins à des remèdes qu'à des béquilles, des artifices pour continuer à avancer dans un monde dont il a percé les ruses sans pour autant pouvoir y échapper.
Il y a une image qui revient, celle du renne à terre, "earthbound, but far from home". Cloué au sol, incapable de s'envoler, mais sans appartenir non plus à l'endroit où il se trouve. C'est exactement ça, l'état du narrateur : ni vraiment ici, ni capable de rentrer. Et la rivière qui débordait au début du morceau ne ralentira jamais — le temps ne s'arrête pas, même quand on se noie dedans.
Un dernier souffle
Le morceau se termine sur une phrase que le texte entier semblait retenir : "I don't want to die". Pas de métaphore, pas de fioritures. Juste ça, dit simplement, comme si toutes les images poétiques du reste de la chanson n'avaient été qu'une façon de tourner autour de cette vérité-là avant de l'affronter. Interpol a souvent flirté avec les abysses, mais rarement avec cette franchise-là. Ce renne qui voulait rester en l'air et qui finit allongé dans la neige — on ne l'oublie pas facilement.
Il y a quelque chose d'immédiatement envoûtant dans le titre. Un renne qui chevauche — ou qui tombe — selon qu'on lit "rides" ou "lies", et Interpol joue précisément sur cette ambiguïté tout au long du morceau. Dès les premières secondes, on est installé dans un espace flottant, entre rêve et effondrement, là où le groupe new-yorkais se sent le plus à l'aise.
Le narrateur parle depuis un endroit étrange : il a grandi, il est parti, et quelque chose s'est brisé en chemin. "I was green when I left home / To go out and face the hate" — cette naïveté originelle, presque touchante, on la sent peser sur chaque mot. Il pensait être protégé par une forme de magie intérieure, une bulle d'innocence qui rendait le monde supportable. Et puis le monde l'a eu.
La montagne et la chaîne
Ce qui est beau et douloureux à la fois dans ce texte, c'est la façon dont la lucidité y est décrite comme une prison. Comprendre, ici, ne libère pas — ça alourdit. "I'm on my chain", dit-il, juste après avoir affirmé que la compréhension remplace la foi. Les potions qu'il avale pour "gravir la montagne" ressemblent moins à des remèdes qu'à des béquilles, des artifices pour continuer à avancer dans un monde dont il a percé les ruses sans pour autant pouvoir y échapper.
Il y a une image qui revient, celle du renne à terre, "earthbound, but far from home". Cloué au sol, incapable de s'envoler, mais sans appartenir non plus à l'endroit où il se trouve. C'est exactement ça, l'état du narrateur : ni vraiment ici, ni capable de rentrer. Et la rivière qui débordait au début du morceau ne ralentira jamais — le temps ne s'arrête pas, même quand on se noie dedans.
Un dernier souffle
Le morceau se termine sur une phrase que le texte entier semblait retenir : "I don't want to die". Pas de métaphore, pas de fioritures. Juste ça, dit simplement, comme si toutes les images poétiques du reste de la chanson n'avaient été qu'une façon de tourner autour de cette vérité-là avant de l'affronter. Interpol a souvent flirté avec les abysses, mais rarement avec cette franchise-là. Ce renne qui voulait rester en l'air et qui finit allongé dans la neige — on ne l'oublie pas facilement.