Paroles de la chanson Darling Thoughts par
Going nowhere in a state
My darling thoughts evaporate
We'll slow this down
At a table so many ate from
And unchain you now
Settle your body weight and make up
And I'll be right down
All this shit is wrong, I ain't got time for this
A voluminous basement, all the bones are inside
Why wait to flee from this colder abyss?
Violence to me is this human island
I stay low, child
Tuck your head for a while
It's all our problems
My darling thoughts evaporate
We'll slow this down
At a table so many ate from
And unchain you now
Settle your body weight and make up
And I'll be right down
All this shit is wrong, I ain't got time for this
A voluminous basement, all the bones are inside
Why wait to flee from this colder abyss?
Violence to me is this human island
I stay low, child
Tuck your head for a while
It's all our problems
It's all our fight in the night
Beyond the right side
Beyond the land of slow delight
Darling thoughts evaporate
(Chimes make some noise in my city)
(There make the most of my share)
(I'ma take control in my city)
(I'ma make the most of my share)
All this shit is wrong, I ain't got time for this
A voluminous cosmos, all the bones are inside of it
Boundless replacements aren't supposed to exist
Violence to me is this human island
I wait to flee from this colder abyss
A voluminous basement, all the bones are inside of it
Beyond the right side
Beyond the land of slow delight
Darling thoughts evaporate
(Chimes make some noise in my city)
(There make the most of my share)
(I'ma take control in my city)
(I'ma make the most of my share)
All this shit is wrong, I ain't got time for this
A voluminous cosmos, all the bones are inside of it
Boundless replacements aren't supposed to exist
Violence to me is this human island
I wait to flee from this colder abyss
A voluminous basement, all the bones are inside of it
Boundless replacements aren't supposed to exist
I try to own my fate on this road to silence
I want it
I need it
I want it
I need it
I want it
I need it
I want it
I need it
I replaced my face with your eyes (I want it)
Let me out of my home because I'm looking down (I need it)
I replaced my face with your eyes (I want it)
Get me out of my home because I'm looking down (I need it)
I try to own my fate on this road to silence
I want it
I need it
I want it
I need it
I want it
I need it
I want it
I need it
I replaced my face with your eyes (I want it)
Let me out of my home because I'm looking down (I need it)
I replaced my face with your eyes (I want it)
Get me out of my home because I'm looking down (I need it)
Que racontent les paroles de la chanson Darling Thoughts de Interpol ?
Quelque part sous la ville, les pensées se noient
Il y a dans "Darling Thoughts" quelque chose qui ressemble à une nuit blanche que l'on n'arrive pas à finir. Pas d'insomnie romantique, plutôt ce moment où l'on fixe le plafond et où les idées, au lieu de s'enchaîner, se défont les unes après les autres — "darling thoughts evaporate", les chères pensées qui s'évaporent avant même d'avoir pu servir à quelque chose.
Interpol installe dès les premières lignes une atmosphère de suspension. On est assis quelque part, à une table chargée d'histoire, et quelqu'un essaie de vous libérer d'un poids que vous portez sans en connaître le nom. La scène est intime, presque tendre, mais sous la surface quelque chose gronde.
Le cosmos et le sous-sol
Ça explose au refrain, et la langue change de registre sans prévenir. "All this shit is wrong, I ain't got time for this" — tout ça est foutu, je n'ai pas le temps pour ça. C'est la voix de quelqu'un qui a arrêté de faire semblant. En dessous, il y a ce "voluminous basement", ce sous-sol immense plein d'ossements, image vertigineuse d'un intérieur encombré de tout ce qu'on n'a pas voulu regarder. Le cosmos et le sous-sol se répondent d'un couplet à l'autre, comme si l'infiniment grand et l'infiniment enfoui étaient finalement la même chose.
L'autre comme seul miroir possible
La chanson bascule dans sa dernière partie avec une fièvre presque liturgique. "I want it / I need it" répété en boucle jusqu'à perdre sens, jusqu'à devenir pure pulsion. Et puis cette phrase qui arrête tout : "I replaced my face with your eyes" — j'ai remplacé mon visage par tes yeux. Il n'y a plus de soi distinct, plus de contour propre. Le narrateur ne se voit plus qu'à travers l'autre, coincé dans un espace intérieur dont il réclame la sortie — "get me out of my home because I'm looking down".
Interpol ne propose pas de résolution. Les carillons sonnent dans la ville, quelqu'un dit qu'il va reprendre le contrôle, mais ça sonne creux, ou du moins fragile. Ce que la chanson laisse, c'est cette sensation d'être piégé à l'intérieur de soi-même, à regarder vers le bas.
Il y a dans "Darling Thoughts" quelque chose qui ressemble à une nuit blanche que l'on n'arrive pas à finir. Pas d'insomnie romantique, plutôt ce moment où l'on fixe le plafond et où les idées, au lieu de s'enchaîner, se défont les unes après les autres — "darling thoughts evaporate", les chères pensées qui s'évaporent avant même d'avoir pu servir à quelque chose.
Interpol installe dès les premières lignes une atmosphère de suspension. On est assis quelque part, à une table chargée d'histoire, et quelqu'un essaie de vous libérer d'un poids que vous portez sans en connaître le nom. La scène est intime, presque tendre, mais sous la surface quelque chose gronde.
Le cosmos et le sous-sol
Ça explose au refrain, et la langue change de registre sans prévenir. "All this shit is wrong, I ain't got time for this" — tout ça est foutu, je n'ai pas le temps pour ça. C'est la voix de quelqu'un qui a arrêté de faire semblant. En dessous, il y a ce "voluminous basement", ce sous-sol immense plein d'ossements, image vertigineuse d'un intérieur encombré de tout ce qu'on n'a pas voulu regarder. Le cosmos et le sous-sol se répondent d'un couplet à l'autre, comme si l'infiniment grand et l'infiniment enfoui étaient finalement la même chose.
L'autre comme seul miroir possible
La chanson bascule dans sa dernière partie avec une fièvre presque liturgique. "I want it / I need it" répété en boucle jusqu'à perdre sens, jusqu'à devenir pure pulsion. Et puis cette phrase qui arrête tout : "I replaced my face with your eyes" — j'ai remplacé mon visage par tes yeux. Il n'y a plus de soi distinct, plus de contour propre. Le narrateur ne se voit plus qu'à travers l'autre, coincé dans un espace intérieur dont il réclame la sortie — "get me out of my home because I'm looking down".
Interpol ne propose pas de résolution. Les carillons sonnent dans la ville, quelqu'un dit qu'il va reprendre le contrôle, mais ça sonne creux, ou du moins fragile. Ce que la chanson laisse, c'est cette sensation d'être piégé à l'intérieur de soi-même, à regarder vers le bas.