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Paroles de la chanson Falling Slowly (traduction) par Glen Hansard

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Paroles de la chanson Falling Slowly (traduction) par

[Intro]
Je ne te connais pas mais je te veux
D'autant plus pour ça
Les mots me traversent et me trompent toujours
Et je ne peux pas réagir
Et les jeux qui n'aboutissent jamais
À plus que ce qu'ils valent
Se joueront d'eux-mêmes

[Refrain]
Prends ce bateau qui coule et dirige-le vers chez toi
Il nous reste encore du temps
Élève ta voix pleine d'espoir, tu as le choix
Tu y arriveras maintenant

[Couplet 2]
Tombant lentement, des yeux qui me connaissent
Et je ne peux pas revenir en arrière
Des humeurs qui m'emportent et m'effacent
Et je suis peint en noir
Tu as assez souffert
Et lutté contre toi-même
Il est temps que tu gagnes

[Refrain]
Prends ce bateau qui coule et dirige-le vers chez toi
Il nous reste encore du temps
Élève ta voix pleine d'espoir, tu as le choix
Tu y arriveras maintenant

[Refrain]
Prends ce bateau qui coule et dirige-le vers chez toi
Il nous reste encore du temps
Élève ta voix pleine d'espoir, tu as le choix
Tu y arriveras maintenant

[Outro]
Tombant lentement, chante ta mélodie
Je chanterai avec toi

Que racontent les paroles de la chanson Falling Slowly (traduction) de Glen Hansard ?

Quand tomber n'est pas la fin

Il y a des chansons qui arrivent au bon moment, et « Falling Slowly » de Glen Hansard est de celles-là. Née sur les pavés de Dublin dans le film Once, elle ressemble à une conversation surprise dans un couloir, une confidence faite à voix basse à quelqu'un qu'on connaît à peine et pourtant déjà trop bien. Elle ne claque pas, elle ne monte pas en puissance — elle s'infiltre.

L'amour sans mode d'emploi

Tout commence dans la confusion, celle qu'on reconnaît immédiatement même si on ne saurait pas la nommer. « Words fall through me and always fool me » — les mots glissent, trahissent, ne font pas ce qu'on leur demande. Face à quelqu'un qui compte, la langue fourche, le cerveau décroche. Hansard ne cherche pas à embellir ça. Il le pose là, brut, un peu maladroit, comme on pose une tasse de thé sur une table en espérant que le geste dira ce que les mots ne peuvent pas. Et dans cette maladresse, quelque chose de vrai commence.

Naviguer vers soi à travers l'autre

Le refrain arrive comme une bouffée d'air. « Take this sinking boat and point it home » — l'image est saisissante parce qu'elle ne prétend pas que tout va bien. Le bateau coule. Mais on peut encore choisir sa direction. C'est ça, le cœur battant de la chanson : non pas l'illusion que l'amour sauve, mais l'idée qu'il redonne une orientation. Qu'il suffit parfois d'une voix — « raise your hopeful voice » — pour que le silence intérieur se fissure un peu.

Au fil des couplets, on comprend que la chanson parle autant à soi-même qu'à l'autre. « You have suffered enough / And warred with yourself » — Hansard s'adresse à quelqu'un d'épuisé, quelqu'un qui a mené trop longtemps une guerre intérieure sans issue. Et la chute lente du titre, ce « falling slowly », n'est pas une catastrophe : c'est un lâcher-prise. La dernière ligne — « I'll sing along » — est peut-être la plus belle promesse qu'on puisse faire à quelqu'un : je ne te sauve pas, mais je chante avec toi.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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