Paroles de la chanson Six Shot Morning par
Six shot morning, it's a beautiful world
Sky's gone crying on a beautiful world
Dog bark streets, it's a pretty old life
Always
Heavyweight born on 7th and pain
I woke up in a dream, I was Americane
Make myself known on a private plane
Always
Always
Day coming down through a starstruck sky
Fist in the air, but you don't ask why
Little doll coming down a heavy head street
Always
Sky's gone crying on a beautiful world
Dog bark streets, it's a pretty old life
Always
Heavyweight born on 7th and pain
I woke up in a dream, I was Americane
Make myself known on a private plane
Always
Always
Day coming down through a starstruck sky
Fist in the air, but you don't ask why
Little doll coming down a heavy head street
Always
Silicon valley, took a photograph
Fork tongue kissing in a ten-foot bath
You and I living for a million years
Always
Always
Melancholy hearts in a motion film
Make me get up, go over and kill him
It's you and I living for a million years
Always
Always
Always
Always
Melancholy hearts in emotion filming
Melancholy hearts in a motion film (Always)
Melancholy hearts in emotion filming
Melancholy hearts in a motion film
Fork tongue kissing in a ten-foot bath
You and I living for a million years
Always
Always
Melancholy hearts in a motion film
Make me get up, go over and kill him
It's you and I living for a million years
Always
Always
Always
Always
Melancholy hearts in emotion filming
Melancholy hearts in a motion film (Always)
Melancholy hearts in emotion filming
Melancholy hearts in a motion film
Melancholy hearts in emotion filming
Melancholy hearts in a motion film
Melancholy hearts in emotion filming
Melancholy hearts in a motion film
Melancholy hearts in a motion film
Melancholy hearts in emotion filming
Melancholy hearts in a motion film
Que racontent les paroles de la chanson Six Shot Morning de Fontaines D.C. ?
Le matin commence avant que le soleil ait décidé quoi que ce soit
Il y a des chansons qui s'ouvrent comme une fenêtre sur du beau temps, et d'autres qui s'ouvrent comme une blessure. "Six Shot Morning" fait les deux en même temps, et c'est exactement ça qui rend le morceau aussi difficile à quitter. Fontaines D.C. pose ses mots comme on pose un verre sur une table qui tangue — avec précision, malgré tout.
On entre dans la chanson par une image tranchante : six coups, un beau monde. Les deux coexistent sans s'expliquer. C'est le matin de quelqu'un qui a peut-être trop bu, ou trop souffert, ou les deux, et qui regarde quand même le ciel en disant qu'il est magnifique. Pas par déni. Par une sorte de lucidité épuisée, celle qu'on ne trouve qu'après avoir traversé quelque chose de difficile.
Une géographie de l'errance
Le texte se promène entre des rues sombres, une Silicon Valley photographiée comme un rêve capitaliste, un avion privé, une femme au coin d'une rue, "a little dark woman down a heavy head street" ("une petite femme sombre dans une rue à tête lourde"). Ces images ne cherchent pas à former une narration linéaire. Elles s'accumulent comme des polaroïds éparpillés sur une table, chacun saisi dans un moment suspendu. Le monde est à la fois grandiose et épuisant, intime et inaccessible. Grian Chatten chante ces fragments avec cette façon qu'il a de rendre l'ordinaire presque sacré.
Quand la mélancolie devient mantra
Puis quelque chose bascule. "Melancholy hearts in a motion film" — des cœurs mélancoliques dans un film en mouvement — commence à revenir, encore, encore, encore, bien au-delà de ce que la logique d'un couplet exige. La phrase tourne sur elle-même jusqu'à ce qu'on ne l'entende plus vraiment, jusqu'à ce qu'elle devienne autre chose qu'une phrase : un état. C'est une technique presque hypnotique, et elle fonctionne parce que la mélancolie en question n'est jamais expliquée, jamais résolue. Elle reste là, suspendue, "always" — toujours. Fontaines D.C. ne propose pas de sortie. Ils proposent de rester dedans, et d'y trouver une certaine beauté.
Il y a des chansons qui s'ouvrent comme une fenêtre sur du beau temps, et d'autres qui s'ouvrent comme une blessure. "Six Shot Morning" fait les deux en même temps, et c'est exactement ça qui rend le morceau aussi difficile à quitter. Fontaines D.C. pose ses mots comme on pose un verre sur une table qui tangue — avec précision, malgré tout.
On entre dans la chanson par une image tranchante : six coups, un beau monde. Les deux coexistent sans s'expliquer. C'est le matin de quelqu'un qui a peut-être trop bu, ou trop souffert, ou les deux, et qui regarde quand même le ciel en disant qu'il est magnifique. Pas par déni. Par une sorte de lucidité épuisée, celle qu'on ne trouve qu'après avoir traversé quelque chose de difficile.
Une géographie de l'errance
Le texte se promène entre des rues sombres, une Silicon Valley photographiée comme un rêve capitaliste, un avion privé, une femme au coin d'une rue, "a little dark woman down a heavy head street" ("une petite femme sombre dans une rue à tête lourde"). Ces images ne cherchent pas à former une narration linéaire. Elles s'accumulent comme des polaroïds éparpillés sur une table, chacun saisi dans un moment suspendu. Le monde est à la fois grandiose et épuisant, intime et inaccessible. Grian Chatten chante ces fragments avec cette façon qu'il a de rendre l'ordinaire presque sacré.
Quand la mélancolie devient mantra
Puis quelque chose bascule. "Melancholy hearts in a motion film" — des cœurs mélancoliques dans un film en mouvement — commence à revenir, encore, encore, encore, bien au-delà de ce que la logique d'un couplet exige. La phrase tourne sur elle-même jusqu'à ce qu'on ne l'entende plus vraiment, jusqu'à ce qu'elle devienne autre chose qu'une phrase : un état. C'est une technique presque hypnotique, et elle fonctionne parce que la mélancolie en question n'est jamais expliquée, jamais résolue. Elle reste là, suspendue, "always" — toujours. Fontaines D.C. ne propose pas de sortie. Ils proposent de rester dedans, et d'y trouver une certaine beauté.