Paroles de la chanson Oh Such a Spring par
Down by the docks the weather was fine
The sailors were drinking American wine
And I wished I could go back to spring again
Now they're all gone, that's life moving on
Some stayed behind to get drunk on the song
And they wish they could go back to spring again
Oh, such a spring
Oh, such a spring
Oh, such a spring
The noise of the town, the salt in the air
It plays all around but I no longer care
The sailors were drinking American wine
And I wished I could go back to spring again
Now they're all gone, that's life moving on
Some stayed behind to get drunk on the song
And they wish they could go back to spring again
Oh, such a spring
Oh, such a spring
Oh, such a spring
The noise of the town, the salt in the air
It plays all around but I no longer care
And I wish I could go back to spring again
Oh, such a spring
Oh, such a spring
Oh, such a spring
They try words
And down through the years
It all turns to tears
They don't know
But they try anyway
The clouds cleared up, the sun hit the sky
I watched all the folks go to work just to die
And I wished I could go back to spring again
Que racontent les paroles de la chanson Oh Such a Spring de Fontaines D.C. ?
Le quai, le vin et l'impossible retour
Il y a quelque chose dans l'air de ce morceau qui ressemble à regarder une photo jaunie sans se souvenir exactement de ce jour-là — juste une lumière, une chaleur, une certitude que c'était mieux. 'Oh Such a Spring' commence sur un quai. Des marins, du vin américain, une météo clémente. Tout semble tranquille, presque anodin. Mais dès les premières mesures, on comprend que ce décor n'est pas une invitation à la flânerie. C'est une scène déjà perdue.
Ceux qui restent, ceux qui partent
Fontaines D.C. ont toujours su habiter les marges de l'Irlande contemporaine — ses ports, ses pubs, ses rues à l'aube. Ici, le groupe observe des gens ordinaires avec une tendresse un peu mélancolique. Certains sont partis. D'autres sont restés "to get drunk on the song", à se soûler de mémoire, de musique, de tout ce qui ressemble à un ancien bonheur. Le narrateur ne juge personne. Il est lui-même de ceux-là. Le refrain "Oh, such a spring" revient comme un soupir qu'on ne peut pas retenir, trois mots qui disent tout sans rien expliquer.
Le soleil qui n'arrange rien
Au fil du morceau, quelque chose se déplace. Le bruit de la ville, le sel dans l'air — "it plays all around but I no longer care" — le monde continue de tourner mais le narrateur s'en est déjà détaché. Et puis arrive cette image brutale dans sa simplicité : les nuages se dissipent, le soleil perce, et il regarde les gens partir au travail "just to die". Pas de cynisme appuyé dans le ton, pas de colère. Juste une lucidité froide sur la routine comme forme d'épuisement lent.
Ce printemps qu'on ne retrouve plus
La beauté du texte tient à ce qu'il ne nomme jamais ce printemps avec précision. C'est une jeunesse, une insouciance, une époque où les choses semblaient encore ouvertes. Fontaines D.C. laissent le vide intact, et c'est dans ce vide que chaque auditeur peut glisser sa propre perte.
Il y a quelque chose dans l'air de ce morceau qui ressemble à regarder une photo jaunie sans se souvenir exactement de ce jour-là — juste une lumière, une chaleur, une certitude que c'était mieux. 'Oh Such a Spring' commence sur un quai. Des marins, du vin américain, une météo clémente. Tout semble tranquille, presque anodin. Mais dès les premières mesures, on comprend que ce décor n'est pas une invitation à la flânerie. C'est une scène déjà perdue.
Ceux qui restent, ceux qui partent
Fontaines D.C. ont toujours su habiter les marges de l'Irlande contemporaine — ses ports, ses pubs, ses rues à l'aube. Ici, le groupe observe des gens ordinaires avec une tendresse un peu mélancolique. Certains sont partis. D'autres sont restés "to get drunk on the song", à se soûler de mémoire, de musique, de tout ce qui ressemble à un ancien bonheur. Le narrateur ne juge personne. Il est lui-même de ceux-là. Le refrain "Oh, such a spring" revient comme un soupir qu'on ne peut pas retenir, trois mots qui disent tout sans rien expliquer.
Le soleil qui n'arrange rien
Au fil du morceau, quelque chose se déplace. Le bruit de la ville, le sel dans l'air — "it plays all around but I no longer care" — le monde continue de tourner mais le narrateur s'en est déjà détaché. Et puis arrive cette image brutale dans sa simplicité : les nuages se dissipent, le soleil perce, et il regarde les gens partir au travail "just to die". Pas de cynisme appuyé dans le ton, pas de colère. Juste une lucidité froide sur la routine comme forme d'épuisement lent.
Ce printemps qu'on ne retrouve plus
La beauté du texte tient à ce qu'il ne nomme jamais ce printemps avec précision. C'est une jeunesse, une insouciance, une époque où les choses semblaient encore ouvertes. Fontaines D.C. laissent le vide intact, et c'est dans ce vide que chaque auditeur peut glisser sa propre perte.