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Paroles de la chanson I Don't Belong par

You shoulda heard me in the lounger
Telling people what they was
Spitting out all types of sugar
Just dying for a cause, cause, cause
A smiler slithered to my corner
On a face so true
My word is always in the ready
And I'll attribute that to you

I don't belong to anyone
I don't belong to anyone
I don't belong to anyone
I don't wanna belong to anyone

You shoulda heard him in the bowery
Learning people with a tongue
Cut from second-hand cloth
Make the women feel young
I heard him serving as a soldier
In the annexe of the earth
Threw himself before a bullet
And threw the medal to the dirt, hear the man's word

I don't belong to anyone
I don't belong to anyone
I don't belong to anyone
I don't wanna belong to anyone

I don't belong to anyone
I don't belong to anyone
I don't belong to anyone
I don't wanna belong to anyone
I don't belong to anyone
I don't belong to anyone
I don't belong to anyone
I don't wanna belong to anyone

Que racontent les paroles de la chanson I Don't Belong de Fontaines D.C. ?

Un homme qui crache du sucre dans un salon vide

Il y a quelque chose d'immédiatement cinématographique dans l'ouverture de « I Don't Belong ». On est dans une pièce, un canapé, une lumière tamisée — et quelqu'un parle, parle, parle. « You shoulda heard me in the lounger », lance le narrateur, avec ce mélange de fanfaronnade et d'autodérision qui colle si bien à l'univers de Fontaines D.C. On sent le type qui sait tenir une assemblée, qui distribue des mots comme on distribue des bonbons, et qui en est à la fois fier et légèrement dégoûté de lui-même.

Le monde des apparences et celui qui s'en échappe

Puis la chanson pivote. Elle quitte ce salon bourgeois et ses sourires qui rampent pour aller chercher une autre figure, dans le Bowery cette fois — ce quartier de New York longtemps synonyme de marges et de bohème. Cet homme-là a une langue « cut from second-hand cloth », taillée dans du tissu usé, récupéré. Il n'a rien de neuf à offrir, peut-être, mais il a une authenticité que l'autre n'a pas. Et son geste final — se jeter devant une balle, puis jeter la médaille dans la terre — est l'un des plus beaux gestes d'insoumission que Fontaines D.C. ait jamais mis en paroles. On ne lui prendra pas son sacrifice pour en faire un symbole. Il appartient à personne.

Le refrain qui ne cède pas

C'est là que tout converge. « I don't belong to anyone » revient comme une vague, encore et encore, jusqu'à remplir tout l'espace. Mais ce n'est pas un cri de victoire. C'est quelque chose de plus trouble, de plus honnête. Le groupe glisse un « I don't wanna belong » qui change tout : non pas « je n'appartiens pas » mais « je ne veux pas appartenir ». La nuance est infime et énorme à la fois. Comme si la liberté était un choix qu'on doit se rappeler à soi-même, en boucle, pour continuer à y croire. Fontaines D.C. ne donne pas de réponse. Ils posent juste la question, avec toute leur urgence irlandaise intacte.

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