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Paroles de la chanson Favourite (traduction) par

[Conor Deegan, Carlos O'Connell]
(Pa-pa-pa-pa-pa) Tous les morceaux durent pour toujours

[Grian Chatten]
Tu savais que je peux distinguer le rêveur du rêve ?
Te faire ressentir tout ce que tu n'as jamais vu

[Grian Chatten]
Yeah, ça fait longtemps, longtemps, longtemps, longtemps, longtemps, longtemps
Tu es mon préféré depuis longtemps

[Grian Chatten]
Coudre et tomber, les visages réarrangés
Tu verras la beauté céder la place à quelque chose d'étrange

[Grian Chatten]
Yeah, ça fait longtemps, longtemps, longtemps, longtemps, longtemps, longtemps
Tu es mon préféré depuis longtemps

[Grian Chatten]
Eh bien, regarde qui est le dernier clown en date
Trente-cinq heures à redescendre
Comme le soleil brille sur le bitume neuf
Et tu ne le ressens même pas
C'est loin du cri des radios de chevet
Et des journées passées à jouer au foot en intérieur
Quand ils ont peint la ville aux couleurs de Thatcher
Ils n'ont jamais voulu te connaître

[Grian Chatten]
Tu te sens seul ? Je peux glisser le soleil à travers la journée
Yeah, et coller ton cœur à tout ce que tu dis

[Grian Chatten]
Yeah, être parti, parti, parti, parti, parti
Tu es mon préféré depuis longtemps
Tu es mon préféré depuis longtemps

[Conor Deegan]
Mon préféré depuis longtemps
Mon préféré depuis longtemps
Mon préféré depuis longtemps

[Conor Deegan, Carlos O'Connell]
(Pa-pa-pa-pa-pa) Tous les morceaux durent pour toujours
(Pa-pa-pa-pa-pa) Tous les morceaux durent pour toujours
(Pa-pa-pa-pa-pa) Et tous les morceaux
Da-da, da-da, da-da, da-da, da-da
(Pa-pa-pa-pa-pa) Et tous les morceaux
Da-da, da, da-da, da

[Grian Chatten]
Tu savais que les villes, au retour, sont souvent étranges ?
Yeah, et maintenant à chaque clignement de paupière, tu la sens changer

[Grian Chatten]
Et ça fait longtemps, longtemps, longtemps, longtemps, longtemps, longtemps
Tu es mon préféré depuis un moment

[Grian Chatten]
Ah, ça fait sens quand on comprend
La misère a fait de moi un homme marqué de plus
Et je regarde toujours par-dessus mon épaule
Et chaque nouveau jour, je prends une année de plus
L'épaule calée contre le montant d'une porte
Façonné comme une pierre sur le rivage
Mais s'il y avait de la foudre en moi
Alors tu sais pour qui c'était

[Grian Chatten]
Tu savais que je peux distinguer le rêveur du rêve ?
Te faire ressentir tout ce que tu n'as jamais vu

[Grian Chatten, Conor Deegan]
Yeah, ça fait longtemps, longtemps, longtemps, longtemps, longtemps, longtemps
Tu es mon préféré depuis longtemps
Tu es mon préféré depuis longtemps
Tu es mon préféré depuis longtemps
Tu es mon préféré depuis longtemps

Que racontent les paroles de la chanson Favourite (traduction) de Fontaines D.C. ?

Quand le temps s'étire comme une vieille route irlandaise

Il y a des chansons qui ne cherchent pas à vous convaincre. Elles arrivent doucement, s'installent, et vous réalisez trop tard qu'elles ne sont plus tout à fait prêtes à repartir. "Favourite" de Fontaines D.C. est de celles-là. Dès les premières secondes, les "pa-pa-pa" de Conor Deegan et Carlos O'Connell posent quelque chose d'enfantin et de mélancolique à la fois, comme une comptine fredonnée dans un couloir qu'on ne reconnaît plus tout à fait.

Une ville qu'on retrouve différente, un visage qu'on reconnaît quand même

Grian Chatten chante à quelqu'un — ou à quelque chose. Difficile de trancher. Parfois c'est une personne aimée, parfois ça ressemble à Dublin elle-même, à cette ville qui change chaque fois qu'on cligne des yeux : "cities on return are often strange". Il y a dans les paroles cette sensation familière de revenir après une longue absence et de ne plus tout à fait savoir où poser les pieds. Le soleil brille sur le bitume neuf, "and you don't even feel it" — et tu ne le sens même pas. L'anesthésie de celui qui a trop bougé, trop vu, trop attendu.

Au milieu du flou, une constante

C'est là que le refrain prend toute sa force. Après les trente-cinq heures de descente évoquées dans un couplet épuisant, après les références à Thatcher et à des quartiers qu'on a peints sans jamais vraiment voir leurs habitants, Chatten revient toujours au même point fixe : "you've been my favourite for a long time". Pas de démonstration, pas de grande déclaration romantique. Juste cette certitude répétée jusqu'à ce qu'elle ressemble à une respiration.

Et puis vient cette image finale, discrète et fulgurante à la fois — "if there was lightning in me, then you know who it was for". Comme si toute l'énergie accumulée, toute la misère qui a "made me another marked man", toute cette vie usée et reformée "like a stone on the shore", avait toujours eu une destination. La chanson ne résout rien, elle n'essaie pas. Elle tient juste compagnie, longtemps.

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