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Paroles de la chanson Dublin City Sky par

I was down the bottom half of some old bar in Chinatown
Me shoes had brought the rain and soaked the space for lookin' down
As drunk as love is lethal, I spun a lady 'round
And I kissed her 'neath the waking of a Dublin City sky

She threw her shoes into her bag and danced just like a dream
Her face was rubied up just like no sun I'd ever seen
She said I was a phony, I said I could be mean
And I treated her so badly I made my baby cry

The January markets filled the cold air with the sound
The boys all full of laughter and their pocket with the pound
And in the foggy dew, I saw you throwing shapes around
It was underneath the waking of a Dublin City sky

And it all makes sour
To watch my lover wrap her arms around the flag of power
Hurry now you will
To know you is to love you and I love you even still
But we'll never truly be
We trip along disaster in the whirlwind of the free
Altogether now

I was down the bottom half of some old bar in Chinatown
Me shoes had brought the rain and soaked the space for lookin' down
And in the foggy dew, I saw you throwing shapes around
It was underneath the waking of a Dublin City sky

And it all makes sour
To watch my lover wrap her arms around the flag of power
Hurry now you will
To know you is to love you and I love you even still
Ah, but we'll never truly be
We trip along disaster in the whirlwind of the free
Altogether now

Que racontent les paroles de la chanson Dublin City Sky de Fontaines D.C. ?

Sous la pluie de janvier

Il y a des chansons qui sentent le bitume mouillé. "Dublin City Sky" est de celles-là. On entre dedans comme on pousse la porte d'un vieux pub irlandais en plein hiver — les semelles trempées, la tête légèrement ailleurs, quelque chose d'indéfinissable dans l'air qui mêle la bière, le regret et une certaine forme de beauté accidentelle. Fontaines D.C. posent leur décor en quelques mots et on y est, d'un coup, sans prévenir.

Le narrateur est au fond d'un bar de Chinatown. Ivre, ou presque. Il rencontre une femme, la fait tournoyer, l'embrasse sous le ciel qui commence à peine à se réveiller. La scène est à la fois tendre et légèrement chaotique, comme ces instants de grâce qui naissent de nulle part et qu'on sait déjà condamnés. Elle lui dit qu'il est un imposteur. Il acquiesce presque. Et puis il la fait pleurer.

Le vertige du collectif et de l'intime

Ce qui rend la chanson particulière, c'est la façon dont elle élargit son champ de vision sans crier gare. Les marchés de janvier, les garçons qui rient en comptant leurs livres, les silhouettes qui "throw shapes" dans le brouillard — soudain l'histoire d'amour ratée s'inscrit dans quelque chose de plus grand, de plus dublinois. Le "foggy dew" convoque même, en filigrane, la mémoire des luttes irlandaises. Tout se superpose, comme des calques.

Ce qu'on ne peut pas avoir

Et puis vient ce moment où la chanson change de peau. "To watch my lover wrap her arms around the flag of power" — voir l'être aimé se soumettre à ce qu'on refuse, se plier à un ordre qu'on combat ou simplement qu'on fuit. C'est peut-être là le vrai sujet du morceau : l'impossibilité de rejoindre l'autre quand vos façons d'habiter le monde divergent trop. "We'll never truly be", répète le groupe, et cette phrase flotte longtemps après la fin. Fontaines D.C. ne consolent pas. Ils témoignent, et c'est déjà beaucoup.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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