Paroles de la chanson Chequeless Reckless par
A sell-out is someone who becomes a hypocrite in the name of money
An idiot is someone who lets their education do all of their thinking
A phony is someone who demands respect for the principles they effect
A dilettante is someone who can't tell the difference between fashion and style
Charisma is exquisite manipulation
And money is a sandpit of the soul
Money is the sandpit of the soul
Money is the sandpit of the soul
Money is the sandpit of the soul
Tailored dreams of having it all
She documents an essence in a bathroom stall
An idiot is someone who lets their education do all of their thinking
A phony is someone who demands respect for the principles they effect
A dilettante is someone who can't tell the difference between fashion and style
Charisma is exquisite manipulation
And money is a sandpit of the soul
Money is the sandpit of the soul
Money is the sandpit of the soul
Money is the sandpit of the soul
Tailored dreams of having it all
She documents an essence in a bathroom stall
An empty cheers marks an empty occasion
The empty glass is ringing, all across the nation
All across the nation
All across the nation
All across the nation
Well, the suits are runnin' and it won't be long
Until the blues cop, what's really going on?
Well, the suits are runnin' and it won't be long
Until the blues cop, what's really going on?
What's really going on?
What's really going on?
What's really going on?
What's really going
What's really going on?
What's really going on?
What's really going on?
The empty glass is ringing, all across the nation
All across the nation
All across the nation
All across the nation
Well, the suits are runnin' and it won't be long
Until the blues cop, what's really going on?
Well, the suits are runnin' and it won't be long
Until the blues cop, what's really going on?
What's really going on?
What's really going on?
What's really going on?
What's really going
What's really going on?
What's really going on?
What's really going on?
What's really going
What's really going on?
What's really going on?
What's really going on?
What's really going on?
What's really going on?
What's really going on?
Que racontent les paroles de la chanson Chequeless Reckless de Fontaines D.C. ?
Le bac à sable où s'enfonce l'âme
Il y a quelque chose d'étrangement solennel dans la façon dont "Chequeless Reckless" commence. Pas de couplet d'accroche, pas d'histoire qui démarre doucement — on entre directement dans une série de verdicts. Fontaines D.C. prend la parole comme un prof de philo qui aurait tout vu et qui n'en peut plus de faire semblant que les mots veulent encore dire quelque chose.
Un par un, les masques tombent. Le vendu, le prétentieux, l'imposteur, le dilettante — chacun reçoit sa définition au scalpel, propre et sans pitié. La plus dévastatrice est peut-être celle du charisme, décrit comme "exquisite manipulation", une manipulation exquise. On croit déceler dans ce mot "exquisite" une ironie mordante : même la séduction est un mensonge poli. Et puis vient la phrase qui revient, qui s'accroche, qui finit par résonner comme un bourdonnement sourd dans la tête : l'argent, "sandpit of the soul". Un bac à sable. On y joue enfant, on s'y enlise adulte, on n'en ressort jamais vraiment propre.
La fête est finie, et tout le monde le sait
Quelque chose change dans la deuxième partie. Les définitions s'effacent, les images prennent le relais. Une femme qui griffonne dans des toilettes, "documenting an essence" — cherchant à capturer quelque chose de réel dans un espace que personne ne regarde. Des verres vides levés pour des occasions creuses. Ces scènes courtes et sèches dessinent un monde qui célèbre sans raison, qui trinque à vide, "all across the nation" — partout, sans exception.
Et puis les costumes se mettent à courir. "The suits are runnin'" — ceux qui dirigent, ceux qui profitent, ceux qui portent des vestes bien coupées et des rêves taillés sur mesure. Ils fuient quelque chose. Peut-être la question qui clôt tout, répétée jusqu'à l'obsession, martelée jusqu'à ce qu'elle perde et retrouve son sens en même temps : "What's really going on?" Pas une vraie question à la fin — plutôt un cri qui se déguise en question, une accusation qui ne daigne même plus préciser ce qu'elle accuse.
Fontaines D.C. réussit ici quelque chose de rare : condenser une critique sociale entière dans une poignée de vers, sans jamais tomber dans la leçon de morale. La chanson ne répond à rien. Elle préfère que ça brûle.
Il y a quelque chose d'étrangement solennel dans la façon dont "Chequeless Reckless" commence. Pas de couplet d'accroche, pas d'histoire qui démarre doucement — on entre directement dans une série de verdicts. Fontaines D.C. prend la parole comme un prof de philo qui aurait tout vu et qui n'en peut plus de faire semblant que les mots veulent encore dire quelque chose.
Un par un, les masques tombent. Le vendu, le prétentieux, l'imposteur, le dilettante — chacun reçoit sa définition au scalpel, propre et sans pitié. La plus dévastatrice est peut-être celle du charisme, décrit comme "exquisite manipulation", une manipulation exquise. On croit déceler dans ce mot "exquisite" une ironie mordante : même la séduction est un mensonge poli. Et puis vient la phrase qui revient, qui s'accroche, qui finit par résonner comme un bourdonnement sourd dans la tête : l'argent, "sandpit of the soul". Un bac à sable. On y joue enfant, on s'y enlise adulte, on n'en ressort jamais vraiment propre.
La fête est finie, et tout le monde le sait
Quelque chose change dans la deuxième partie. Les définitions s'effacent, les images prennent le relais. Une femme qui griffonne dans des toilettes, "documenting an essence" — cherchant à capturer quelque chose de réel dans un espace que personne ne regarde. Des verres vides levés pour des occasions creuses. Ces scènes courtes et sèches dessinent un monde qui célèbre sans raison, qui trinque à vide, "all across the nation" — partout, sans exception.
Et puis les costumes se mettent à courir. "The suits are runnin'" — ceux qui dirigent, ceux qui profitent, ceux qui portent des vestes bien coupées et des rêves taillés sur mesure. Ils fuient quelque chose. Peut-être la question qui clôt tout, répétée jusqu'à l'obsession, martelée jusqu'à ce qu'elle perde et retrouve son sens en même temps : "What's really going on?" Pas une vraie question à la fin — plutôt un cri qui se déguise en question, une accusation qui ne daigne même plus préciser ce qu'elle accuse.
Fontaines D.C. réussit ici quelque chose de rare : condenser une critique sociale entière dans une poignée de vers, sans jamais tomber dans la leçon de morale. La chanson ne répond à rien. Elle préfère que ça brûle.