Paroles de la chanson Born Without A Heart par
I'm an angel, tell me what you mean by that
I take it all and I will never give it back
I don't feel sorry every time I see you cry
Every time you start, I'm waiting for your tears to dry
I don't really care and I never will
That's the way I am, such a bitter pill
I don't really care how my silence kills
That's the way I am
No, I wasn't born without a heart, I wasn't always like this
No, watched you break me, no, now you blame me
No, I wasn't born with all these scars, and that's what made me like this, no
I take it all and I will never give it back
I don't feel sorry every time I see you cry
Every time you start, I'm waiting for your tears to dry
I don't really care and I never will
That's the way I am, such a bitter pill
I don't really care how my silence kills
That's the way I am
No, I wasn't born without a heart, I wasn't always like this
No, watched you break me, no, now you blame me
No, I wasn't born with all these scars, and that's what made me like this, no
Can you blame me? No (Oh-oh-oh-oh)
I'm a nightmare, I know what you mean by that
I can't wake up from all these scary dreams I have
I don't really care and I never will
That's the way I am, such a bitter pill
I don't really care how my silence kills
That's the way I am
No, I wasn't born without a heart, I wasn't always like this
No, watched you break me, no, now you blame me
No, I wasn't born with all these scars, and that's what made me like this, no
Can you blame me? No (Oh-oh-oh-oh)
I'm a nightmare, I know what you mean by that
I can't wake up from all these scary dreams I have
I don't really care and I never will
That's the way I am, such a bitter pill
I don't really care how my silence kills
That's the way I am
No, I wasn't born without a heart, I wasn't always like this
No, watched you break me, no, now you blame me
No, I wasn't born with all these scars, and that's what made me like this, no
Can you blame me? No (Oh-oh-oh-oh)
I wasn't born like this
Hurt people, hurt people
I'd rather be heartless
Than have my heart in pieces
Oh
No, I wasn't born without a heart, I wasn't always like this
No, watched you break me, no, now you blame me
No, I wasn't born with all these scars, and that's what made me like this, no
Can you blame me? No
Oh-oh-oh-oh
Hurt people, hurt people
I'd rather be heartless
Than have my heart in pieces
Oh
No, I wasn't born without a heart, I wasn't always like this
No, watched you break me, no, now you blame me
No, I wasn't born with all these scars, and that's what made me like this, no
Can you blame me? No
Oh-oh-oh-oh
Que racontent les paroles de la chanson Born Without A Heart de Faouzia ?
Quand la carapace devient le seul abri possible
Il y a des chansons qui parlent de rupture, et puis il y a celles qui parlent de ce qu'une rupture fabrique à l'intérieur de quelqu'un. "Born Without A Heart" appartient à la seconde catégorie, et c'est ce qui la rend plus troublante qu'un simple titre de breakup pop.
Dès les premières secondes, Faouzia installe un personnage qu'on pourrait détester facilement. Elle se dit ange — mais un ange qui prend tout sans jamais rendre, qui regarde les larmes de l'autre sécher sans un frémissement. Elle se dit cauchemar, incapable de sortir des rêves qui l'emprisonnent. On est tenté de la condamner. C'est exactement là que la chanson tend son piège.
Parce que le refrain vient tout renverser. "I wasn't always like this" — je n'ai pas toujours été comme ça. Cette phrase simple porte un poids énorme. Elle dit : il y a eu un avant. Il y a eu une version de moi qui n'était pas blindée, qui ne se protégeait pas derrière le silence. Et c'est toi, l'autre, qui as construit cette version-là, morceau par morceau, blessure après blessure. "Watched you break me" — tu as assisté à ma destruction, et maintenant tu t'étonnes du résultat.
L'émotion monte crescendo jusqu'au pont, où Faouzia lâche la formule qui résume tout : "Hurt people, hurt people" — les gens abîmés abîment les autres. Pas par nature. Par contagion. Par mécanisme de défense poussé à l'extrême. Préférer paraître sans cœur plutôt que de montrer un cœur réduit en miettes — c'est une forme de dignité désespérée, presque déchirante.
Une douleur qui se déguise
Ce qui rend la performance de Faouzia particulièrement saisissante, c'est la façon dont sa voix porte simultanément la dureté du texte et la fragilité qu'il cache. On entend les deux à la fois. La chanson ne plaide pas pour la narratrice — elle lui laisse juste la parole, et ça suffit largement pour comprendre. Parfois la meilleure façon de raconter une blessure, c'est de raconter la carapace qu'elle a laissée derrière elle.
Il y a des chansons qui parlent de rupture, et puis il y a celles qui parlent de ce qu'une rupture fabrique à l'intérieur de quelqu'un. "Born Without A Heart" appartient à la seconde catégorie, et c'est ce qui la rend plus troublante qu'un simple titre de breakup pop.
Dès les premières secondes, Faouzia installe un personnage qu'on pourrait détester facilement. Elle se dit ange — mais un ange qui prend tout sans jamais rendre, qui regarde les larmes de l'autre sécher sans un frémissement. Elle se dit cauchemar, incapable de sortir des rêves qui l'emprisonnent. On est tenté de la condamner. C'est exactement là que la chanson tend son piège.
Parce que le refrain vient tout renverser. "I wasn't always like this" — je n'ai pas toujours été comme ça. Cette phrase simple porte un poids énorme. Elle dit : il y a eu un avant. Il y a eu une version de moi qui n'était pas blindée, qui ne se protégeait pas derrière le silence. Et c'est toi, l'autre, qui as construit cette version-là, morceau par morceau, blessure après blessure. "Watched you break me" — tu as assisté à ma destruction, et maintenant tu t'étonnes du résultat.
L'émotion monte crescendo jusqu'au pont, où Faouzia lâche la formule qui résume tout : "Hurt people, hurt people" — les gens abîmés abîment les autres. Pas par nature. Par contagion. Par mécanisme de défense poussé à l'extrême. Préférer paraître sans cœur plutôt que de montrer un cœur réduit en miettes — c'est une forme de dignité désespérée, presque déchirante.
Une douleur qui se déguise
Ce qui rend la performance de Faouzia particulièrement saisissante, c'est la façon dont sa voix porte simultanément la dureté du texte et la fragilité qu'il cache. On entend les deux à la fois. La chanson ne plaide pas pour la narratrice — elle lui laisse juste la parole, et ça suffit largement pour comprendre. Parfois la meilleure façon de raconter une blessure, c'est de raconter la carapace qu'elle a laissée derrière elle.