Paroles de la chanson Scandinavian Eyes par
Put some daylight now
Between yourself and what set the fire
Yeah, put some daylight now
Yeah, maybe walk away somehow
Seems like every time (Every time)
Those wheels hit the ground (Hit the ground)
There's always a moment, a line to be crossed
Some kind of lifeline or innocence lost
Maybe don't fall into those Scandinavian eyes
Make your way somehow
To a place just before the high
Yeah, make your way tonight
Back to somewhere with a different kind of light
Between yourself and what set the fire
Yeah, put some daylight now
Yeah, maybe walk away somehow
Seems like every time (Every time)
Those wheels hit the ground (Hit the ground)
There's always a moment, a line to be crossed
Some kind of lifeline or innocence lost
Maybe don't fall into those Scandinavian eyes
Make your way somehow
To a place just before the high
Yeah, make your way tonight
Back to somewhere with a different kind of light
Seems like every time (Every time)
Those wheels hit the ground (Hit the ground)
There's always a moment, a line to be crossed
Some kind of lifeline or innocence lost
Maybe don't fall into those Scandinavian eyes
Innocence lost
So welcome the silence, the time of your life
When the point of it all never burned so bright
There's always a moment, a line to be crossed
Some kind of lifeline or innocence lost
But maybe don't fall into those Scandinavian eyes
Scandinavian eyes
Que racontent les paroles de la chanson Scandinavian Eyes de Europe ?
Le moment juste avant la chute
Il y a des chansons qui racontent quelque chose de très précis sans jamais vraiment le nommer. « Scandinavian Eyes » est de celles-là. On entre dedans comme dans une conversation à voix basse, tard dans la nuit, avec quelqu'un qui essaie de te convaincre — ou de se convaincre lui-même — de ne pas faire une chose qu'il a pourtant très envie de faire.
Dès les premiers mots, le ton est donné : « put some daylight now between yourself and what set the fire ». C'est une supplique, presque une prière. Quelque chose brûle, quelque chose attire, et la seule parade c'est de mettre de la distance, de la lumière, de l'espace entre soi et cette flamme-là. Le conseil est sage. Il est aussi légèrement désespéré, parce qu'on sent que celui qui le donne n'y croit pas tout à fait lui-même.
Ce regard qui aspire tout
Europe construit peu à peu l'image centrale du morceau : des yeux. Des yeux scandinaves — clairs, profonds, insondables. Un regard dans lequel quelque chose en toi risque de disparaître. La chanson ne décrit pas une personne précise, elle décrit une sensation. Celle de se retrouver face à quelqu'un — ou quelque chose — qui pourrait tout changer, et pas forcément dans le bon sens. « Maybe don't fall into those Scandinavian eyes » : ce « maybe », ce petit mot, dit tout. Ce n'est pas une interdiction. C'est une mise en garde que l'on sait déjà trop tard.
L'innocence comme ligne d'horizon
Au fil du texte, une autre idée prend de l'ampleur : celle de l'innocence perdue. Chaque fois que les roues touchent le sol, chaque retour à la réalité après une montée d'intensité, il y a une frontière franchie, quelque chose d'irréversible. Et pourtant — et c'est là où la chanson devient vraiment belle — cette perte n'est pas présentée comme une tragédie pure. « The point of it all never burned so bright » : jamais le sens des choses n'a été aussi lumineux qu'à ce moment-là, juste au bord du précipice.
Europe ne nous dit pas de reculer. Ils nous disent juste de regarder où on met les pieds. Et peut-être de profiter du vertige.
Il y a des chansons qui racontent quelque chose de très précis sans jamais vraiment le nommer. « Scandinavian Eyes » est de celles-là. On entre dedans comme dans une conversation à voix basse, tard dans la nuit, avec quelqu'un qui essaie de te convaincre — ou de se convaincre lui-même — de ne pas faire une chose qu'il a pourtant très envie de faire.
Dès les premiers mots, le ton est donné : « put some daylight now between yourself and what set the fire ». C'est une supplique, presque une prière. Quelque chose brûle, quelque chose attire, et la seule parade c'est de mettre de la distance, de la lumière, de l'espace entre soi et cette flamme-là. Le conseil est sage. Il est aussi légèrement désespéré, parce qu'on sent que celui qui le donne n'y croit pas tout à fait lui-même.
Ce regard qui aspire tout
Europe construit peu à peu l'image centrale du morceau : des yeux. Des yeux scandinaves — clairs, profonds, insondables. Un regard dans lequel quelque chose en toi risque de disparaître. La chanson ne décrit pas une personne précise, elle décrit une sensation. Celle de se retrouver face à quelqu'un — ou quelque chose — qui pourrait tout changer, et pas forcément dans le bon sens. « Maybe don't fall into those Scandinavian eyes » : ce « maybe », ce petit mot, dit tout. Ce n'est pas une interdiction. C'est une mise en garde que l'on sait déjà trop tard.
L'innocence comme ligne d'horizon
Au fil du texte, une autre idée prend de l'ampleur : celle de l'innocence perdue. Chaque fois que les roues touchent le sol, chaque retour à la réalité après une montée d'intensité, il y a une frontière franchie, quelque chose d'irréversible. Et pourtant — et c'est là où la chanson devient vraiment belle — cette perte n'est pas présentée comme une tragédie pure. « The point of it all never burned so bright » : jamais le sens des choses n'a été aussi lumineux qu'à ce moment-là, juste au bord du précipice.
Europe ne nous dit pas de reculer. Ils nous disent juste de regarder où on met les pieds. Et peut-être de profiter du vertige.