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Paroles de la chanson Texaco (traduction) par

On n'était que des gosses aux genoux écorchés
Toutes ces cicatrices prouvent qu'on a vraiment bien vécu
À traîner par là-bas au Texaco
On a volé un paquet de clopes et on s'est soûlés au vin de cerise

Un jour t'es jeune, puis tu regardes en arrière
Sur un train fou qui file à toute allure sur les rails
On passe une vie entière à essayer de faire durer ça

Mais on a encore le temps, on a encore le temps
Dire « je t'aime » ne semble parfois pas suffisant
Et ça me tue de savoir qu'un jour je devrai dire au revoir
Alors accroche-toi fort pendant qu'on a encore le temps
Alors accroche-toi fort pendant qu'on a encore le temps

Ta danse insouciante, ces rides sur mon visage
Mon vieux, on s'en est approché, mais putain, on s'en est sortis
On a perdu quelques âmes en chemin
Quoi qu'il arrive, je sais que je t'ai

Un jour t'es jeune, puis tu regardes en arrière
Sur un train fou qui file à toute allure sur les rails
On passera une vie entière à essayer de faire durer ça

Mais on a encore le temps, on a encore le temps
Dire « je t'aime » ne semble parfois pas suffisant
Et ça me tue de savoir qu'un jour je devrai dire au revoir
Alors accroche-toi fort pendant qu'on a encore le temps
Alors accroche-toi fort pendant qu'on a encore le temps
Alors accroche-toi fort pendant qu'on a encore le temps

Que racontent les paroles de la chanson Texaco (traduction) de Elley Duhé ?

Un paquet de cigarettes et une vie entière

Il y a quelque chose d'immédiatement familier dans les premières secondes de "Texaco". Pas parce qu'on a forcément traîné dans une station-service américaine à voler des clopes et à descendre du vin de cerise avec des amis — mais parce qu'Elley Duhé capture quelque chose d'universel dans cette image : ce moment précis de l'adolescence où tout semble à la fois sans importance et absolument crucial. Les genoux écorchés dont elle parle, ce sont les cicatrices d'une époque où on vivait sans filet, sans vraiment s'en rendre compte.

Le train qui ne s'arrête pas

La chanson bascule doucement vers quelque chose de plus lourd. "One day you're young, then you're lookin' back" — et soudain on réalise qu'on regarde déjà derrière soi. Duhé décrit cette sensation comme un train lancé à toute vitesse, image brutale et juste, parce qu'un train fou on ne peut pas le ralentir, on peut seulement essayer de tenir. C'est là que la chanson devient vraiment belle et un peu déchirante à la fois : le refrain arrive comme un aveu, cette idée que "I love you" ne suffit pas, que les mots sont trop petits pour ce qu'on ressent face à quelqu'un qu'on sait devoir un jour perdre. "It's killin' me to know one day that I'll have to say goodbye" — la conscience de la fin, portée dans le présent, comme une douleur sourde.

Tenir pendant qu'il est encore temps

Au fil des couplets, Duhé laisse entrer d'autres ombres — des gens perdus en chemin, des épreuves traversées ensemble, des rides qui apparaissent. Mais elle ne sombre jamais dans le désespoir. Le "hold on tight" répété comme une prière n'est pas une injonction au désespoir, c'est presque le contraire : une invitation urgente à être là, maintenant, pleinement. "Texaco" est une de ces chansons qui vous prennent par surprise et finissent par rester, parce qu'elles disent tout haut ce qu'on n'ose pas formuler sur le temps qui file et les gens qu'on aime.

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