Paroles de la chanson Brique Par Brique par
I built this shit, ME!
Brick by brick, and I be damned if I let you tear it down
Just coz you don't like the way another nigga talk
[Djadja]
C'est l'principal
J'avance mais j'laisse les principes al
Là, j'viens d'commencer l'récital
En boussole, j'tournais dans toute la capitale
Poto, d'puis mes débuts, j'suis trop resté devant
J'ai toujours rappé pour l'kiff, avant, ça comptait pas les ventes
J'aiguise ma lame sur la chauffe, maintenant, tu parles au chef
Brick by brick, and I be damned if I let you tear it down
Just coz you don't like the way another nigga talk
[Djadja]
C'est l'principal
J'avance mais j'laisse les principes al
Là, j'viens d'commencer l'récital
En boussole, j'tournais dans toute la capitale
Poto, d'puis mes débuts, j'suis trop resté devant
J'ai toujours rappé pour l'kiff, avant, ça comptait pas les ventes
J'aiguise ma lame sur la chauffe, maintenant, tu parles au chef
Si on parle de moi, c'est mieux tu donnes ta langue aux chats
J'étais sur le côté pour mieux rentrer comme un gaucher
J'notais les phases de keh' qu'ils ont tentés pour m'approcher
J'm'en doutais, le bonheur allait raccrocher
J'écoutais des rappels, j'en avais b'soin avant d'me coucher
J'travaille sur moi, ça prend tu temps
Des fois, j'avais mal, j'le disais pas
Maintenant, les p'tits, ils font les grands
Maintenant, les hommes, ils font les femmes
On a contourné les failles
Le pire, il était proche, j'avais du mal à l'admettre
Ils font les méchants, c'est des vices
La baffe, ils l'ont d'jà prise mais, là, j'ai envie d'la remettre
J'étais sur le côté pour mieux rentrer comme un gaucher
J'notais les phases de keh' qu'ils ont tentés pour m'approcher
J'm'en doutais, le bonheur allait raccrocher
J'écoutais des rappels, j'en avais b'soin avant d'me coucher
J'travaille sur moi, ça prend tu temps
Des fois, j'avais mal, j'le disais pas
Maintenant, les p'tits, ils font les grands
Maintenant, les hommes, ils font les femmes
On a contourné les failles
Le pire, il était proche, j'avais du mal à l'admettre
Ils font les méchants, c'est des vices
La baffe, ils l'ont d'jà prise mais, là, j'ai envie d'la remettre
[Djadja]
Trop tôt déscolarisé
On m'a dit c'est pas bon
Trafic en bande organisée
Que j'fréquente les bas fonds
La street m'a donné du taff
J'encaisse, c'est pas grave
J'sais qu'les souvenirs, ils sont gravés
J'sais pas pourquoi j'm'en veux
[Dinaz]
Elle m'dit : "Tiens-moi la main", j'sais pas comment aimer
J'me suis fait dans la rue, j'ai tourné tard la nuit
Quand j'étais dans l'dur, j't'ai pas dit : "Attends-moi"
J'les ai senti les coups, j'ai la dalle comme un caïman
Semblant, j'sais pas l'faire
Ils veulent te faire, t'inquiète pas, j's'rais là, frère
J'me retourne, le temps passe, plus d'temps à perdre
Brique par brique, on l'a bossé l'affaire
Un milliard de questions, j'me demande
Qui prendra l'dessus : mes anges, mes démons ?
Chercher à qui la faute, moi, j'fais plus long
Ils verront bien qu'j'ai fait quand j's'rais plus là
Il parle mal, devant moi, c'est pas l'même
J'dis pas tout, j'ai c'qui faut pour t'calmer
On peut pas tout réparer
J'vais tout prendre, j'suis cramé
Semblant, j'sais pas l'faire
Ils veulent te faire, t'inquiète pas, j's'rais là, frère
J'me retourne, le temps passe, plus d'temps à perdre
Brique par brique, on l'a bossé l'affaire
Un milliard de questions, j'me demande
Qui prendra l'dessus : mes anges, mes démons ?
Chercher à qui la faute, moi, j'fais plus long
Ils verront bien qu'j'ai fait quand j's'rais plus là
Il parle mal, devant moi, c'est pas l'même
J'dis pas tout, j'ai c'qui faut pour t'calmer
On peut pas tout réparer
J'vais tout prendre, j'suis cramé
[Djadja]
Trop tôt déscolarisé
On m'a dit c'est pas bon
Trafic en bande organisée
Que j'fréquente les bas fonds
La street m'a donné du taff
J'encaisse, c'est pas grave
J'sais qu'les souvenirs, ils sont gravés
J'sais pas pourquoi j'm'en veux
Trop tôt déscolarisé
On m'a dit c'est pas bon
Trafic en bande organisée
Que j'fréquente les bas fonds
La street m'a donné du taff
J'encaisse, c'est pas grave
J'sais qu'les souvenirs, ils sont gravés
J'sais pas pourquoi j'm'en veux
Trop tôt déscolarisé
On m'a dit c'est pas bon
Trafic en bande organisée
Que j'fréquente les bas fonds
La street m'a donné du taff
J'encaisse, c'est pas grave
J'sais qu'les souvenirs, ils sont gravés
J'sais pas pourquoi j'm'en veux
Trop tôt déscolarisé
On m'a dit c'est pas bon
Trafic en bande organisée
Que j'fréquente les bas fonds
La street m'a donné du taff
J'encaisse, c'est pas grave
J'sais qu'les souvenirs, ils sont gravés
J'sais pas pourquoi j'm'en veux
Que racontent les paroles de la chanson Brique Par Brique de Djadja & Dinaz ?
Quand la rue devient un chantier
Il y a quelque chose d'immédiatement physique dans ce morceau. Dès les premières secondes, cette voix qui surgit en anglais pour poser les mains sur ce qu'elle a construit — "brick by brick", brique par brique — et prévenir quiconque voudrait démolir. On sent le poids. On sent la sueur. Ce n'est pas une chanson sur la réussite, c'est une chanson sur le travail de l'intérieur, celui qu'on ne voit jamais de l'extérieur.
Djadja raconte sans fard une trajectoire qui démarre de travers. L'école laissée derrière trop vite, les mauvaises fréquentations, les bas-fonds qui deviennent un terrain d'apprentissage à défaut d'autre chose. Mais ce qui frappe dans son écriture, c'est qu'il n'y a ni honte performative ni fierté de façade. "J'travaille sur moi, ça prend du temps / Des fois, j'avais mal, j'le disais pas" — voilà une confession sobre, presque murmurée, qui dit tout sur la solitude de ces trajectoires-là. On avance, on encaisse, on ne montre rien. Et le refrain qui tourne en boucle — "j'sais pas pourquoi j'm'en veux" — ressemble à une question que personne n'a jamais su répondre.
Deux voix, une même fatigue lucide
Quand Dinaz prend le relais, l'atmosphère change de texture sans changer de température. Il parle d'amour maladroit, d'une femme qui tend la main et d'un homme qui ne sait pas comment la saisir parce que la rue lui a appris autre chose. "J'me suis fait dans la rue, j'ai tourné tard la nuit" — il y a dans cette ligne une mélancolie douce-amère, celle d'une jeunesse qui a brûlé vite et fort.
La question des anges et des démons qu'il pose au milieu de son couplet n'est pas rhétorique. Elle est réelle, suspendue dans l'air. Et quand il conclut avec ce "j'suis cramé", on comprend que bâtir brique par brique a un coût que personne ne rembourse. Le morceau ne promet pas de happy end. Il dit juste : on a bossé l'affaire, et l'édifice est encore debout.
Il y a quelque chose d'immédiatement physique dans ce morceau. Dès les premières secondes, cette voix qui surgit en anglais pour poser les mains sur ce qu'elle a construit — "brick by brick", brique par brique — et prévenir quiconque voudrait démolir. On sent le poids. On sent la sueur. Ce n'est pas une chanson sur la réussite, c'est une chanson sur le travail de l'intérieur, celui qu'on ne voit jamais de l'extérieur.
Djadja raconte sans fard une trajectoire qui démarre de travers. L'école laissée derrière trop vite, les mauvaises fréquentations, les bas-fonds qui deviennent un terrain d'apprentissage à défaut d'autre chose. Mais ce qui frappe dans son écriture, c'est qu'il n'y a ni honte performative ni fierté de façade. "J'travaille sur moi, ça prend du temps / Des fois, j'avais mal, j'le disais pas" — voilà une confession sobre, presque murmurée, qui dit tout sur la solitude de ces trajectoires-là. On avance, on encaisse, on ne montre rien. Et le refrain qui tourne en boucle — "j'sais pas pourquoi j'm'en veux" — ressemble à une question que personne n'a jamais su répondre.
Deux voix, une même fatigue lucide
Quand Dinaz prend le relais, l'atmosphère change de texture sans changer de température. Il parle d'amour maladroit, d'une femme qui tend la main et d'un homme qui ne sait pas comment la saisir parce que la rue lui a appris autre chose. "J'me suis fait dans la rue, j'ai tourné tard la nuit" — il y a dans cette ligne une mélancolie douce-amère, celle d'une jeunesse qui a brûlé vite et fort.
La question des anges et des démons qu'il pose au milieu de son couplet n'est pas rhétorique. Elle est réelle, suspendue dans l'air. Et quand il conclut avec ce "j'suis cramé", on comprend que bâtir brique par brique a un coût que personne ne rembourse. Le morceau ne promet pas de happy end. Il dit juste : on a bossé l'affaire, et l'édifice est encore debout.