Paroles de la chanson Souvenir (traduction) par
[Intro]
J'ai un problème, et je ne veux pas le résoudre pour l'instant
Je suis entré en sachant comment ça allait se passer
À fond la caisse contre le mur
Je sais que c'est ma faute de vouloir te ressembler, toi et ta vie
Si égoïste et généreuse sans le vouloir
Je ne me contente pas de tes doses de plaisir
J'ai tendance à croire
Que je ne peux jamais perdre, mais
Gagner avec toi, c'est impossible
Tu ne me choisiras jamais
J'ai un problème, et je ne veux pas le résoudre pour l'instant
Je suis entré en sachant comment ça allait se passer
À fond la caisse contre le mur
Je sais que c'est ma faute de vouloir te ressembler, toi et ta vie
Si égoïste et généreuse sans le vouloir
Je ne me contente pas de tes doses de plaisir
J'ai tendance à croire
Que je ne peux jamais perdre, mais
Gagner avec toi, c'est impossible
Tu ne me choisiras jamais
Sensation inoubliable qui m'a arraché à ma douleur
Je veux enfermer cet amour, t'enchaîner au matelas
Pour ne jamais me sentir aussi, aussi seul
C'est l'impuissance que ça me donne de ne pas être aussi libéré que toi
Faut que j'encaisse le coup de blues et que je ne m'énerve pas contre toi (Uh-uh-uh)
Ce problème, je me le suis créé tout seul
Il y a tellement de projets qu'il me reste à faire à tes côtés
Aller dans un bel hôtel du côté de General Paz
Ce n'est pas pareil en compagnie de quelqu'un d'autre
Le vide est si grand que personne ne peut vraiment le combler
Je veux enfermer cet amour, t'enchaîner au matelas
Pour ne jamais me sentir aussi, aussi seul
C'est l'impuissance que ça me donne de ne pas être aussi libéré que toi
Faut que j'encaisse le coup de blues et que je ne m'énerve pas contre toi (Uh-uh-uh)
Ce problème, je me le suis créé tout seul
Il y a tellement de projets qu'il me reste à faire à tes côtés
Aller dans un bel hôtel du côté de General Paz
Ce n'est pas pareil en compagnie de quelqu'un d'autre
Le vide est si grand que personne ne peut vraiment le combler
Je suis fatigué d'essayer encore et encore
Je vais devoir me faire ami avec la solitude
J'ai tendance à croire
Que je ne peux jamais perdre, mais
Gagner avec toi, c'est impossible
Tu ne pleureras jamais pour moi
Sensation inoubliable qui m'a arraché à ma douleur
Je veux enfermer cet amour, t'enchaîner au matelas
Pour ne jamais me sentir aussi, aussi seul
C'est l'impuissance que ça me donne de ne pas être aussi libéré que toi
Faut que j'encaisse le coup de blues et que je ne m'énerve pas contre toi (Uh-uh-uh)
Ce problème, je me le suis créé tout seul
Je vais devoir me faire ami avec la solitude
J'ai tendance à croire
Que je ne peux jamais perdre, mais
Gagner avec toi, c'est impossible
Tu ne pleureras jamais pour moi
Sensation inoubliable qui m'a arraché à ma douleur
Je veux enfermer cet amour, t'enchaîner au matelas
Pour ne jamais me sentir aussi, aussi seul
C'est l'impuissance que ça me donne de ne pas être aussi libéré que toi
Faut que j'encaisse le coup de blues et que je ne m'énerve pas contre toi (Uh-uh-uh)
Ce problème, je me le suis créé tout seul
Que racontent les paroles de la chanson Souvenir (traduction) de Dillom ?
Quand on choisit de garder les yeux ouverts sur ce qui fait mal
Il y a des chansons qui parlent de rupture, et il y a celles qui parlent de l'instant d'avant — quand tout est encore là, intact, mais qu'on sait déjà comment ça va finir. « Souvenir » de Dillom appartient à cette deuxième catégorie, la plus cruelle. Le rappeur argentin y incarne quelqu'un qui entre dans une histoire les yeux grand ouverts, sachant très bien qu'il va se fracasser, et qui y entre quand même. Pas par bêtise. Par désir pur, irraisonnable, humain.
Un amour qu'on s'est infligé à soi-même
Ce qui rend ce morceau si particulier, c'est le refus total de victimisation. Le narrateur ne rejette pas la faute sur l'autre. « A este problema yo me lo compré solo » — ce problème, je me le suis acheté tout seul. C'est une phrase qui claque, et elle revient deux fois, comme pour bien enfoncer le clou. Il y a dans le refrain une image presque violente, celle de vouloir enchaîner l'autre au matelas, encercler cet amour pour ne jamais se sentir aussi seul — « para nunca sentirme tan, tan solo ». Ce n'est pas une menace, c'est un aveu de dépendance totale, presque enfantin dans sa franchise.
Buenos Aires en toile de fond d'un vide immense
Dillom ancre son récit dans une géographie précise, celle de Buenos Aires, avec cette mention d'un telo — hôtel de passe — du côté de General Paz, avenue-limite de la capitale. Ce détail minuscule transforme la chanson en quelque chose de très charnel, très situé. Ce ne sont pas des plans abstraits qui ne se feront pas, ce sont des endroits réels, des après-midis qui n'existeront jamais. Et c'est ce vide-là, très concret, que personne d'autre ne pourra combler. La chanson se termine sans catharsis, sans réconciliation, juste avec la décision tranquille et épuisée de s'habituer à être seul. Quelque chose dans cette résolution murmurée ressemble étrangement à une forme de maturité.
Il y a des chansons qui parlent de rupture, et il y a celles qui parlent de l'instant d'avant — quand tout est encore là, intact, mais qu'on sait déjà comment ça va finir. « Souvenir » de Dillom appartient à cette deuxième catégorie, la plus cruelle. Le rappeur argentin y incarne quelqu'un qui entre dans une histoire les yeux grand ouverts, sachant très bien qu'il va se fracasser, et qui y entre quand même. Pas par bêtise. Par désir pur, irraisonnable, humain.
Un amour qu'on s'est infligé à soi-même
Ce qui rend ce morceau si particulier, c'est le refus total de victimisation. Le narrateur ne rejette pas la faute sur l'autre. « A este problema yo me lo compré solo » — ce problème, je me le suis acheté tout seul. C'est une phrase qui claque, et elle revient deux fois, comme pour bien enfoncer le clou. Il y a dans le refrain une image presque violente, celle de vouloir enchaîner l'autre au matelas, encercler cet amour pour ne jamais se sentir aussi seul — « para nunca sentirme tan, tan solo ». Ce n'est pas une menace, c'est un aveu de dépendance totale, presque enfantin dans sa franchise.
Buenos Aires en toile de fond d'un vide immense
Dillom ancre son récit dans une géographie précise, celle de Buenos Aires, avec cette mention d'un telo — hôtel de passe — du côté de General Paz, avenue-limite de la capitale. Ce détail minuscule transforme la chanson en quelque chose de très charnel, très situé. Ce ne sont pas des plans abstraits qui ne se feront pas, ce sont des endroits réels, des après-midis qui n'existeront jamais. Et c'est ce vide-là, très concret, que personne d'autre ne pourra combler. La chanson se termine sans catharsis, sans réconciliation, juste avec la décision tranquille et épuisée de s'habituer à être seul. Quelque chose dans cette résolution murmurée ressemble étrangement à une forme de maturité.