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Paroles de la chanson Minas (traduction) par

Je peux payer avec Mercado Pete ?

Il y a des nuits où je risque ma vie
Des nuits où je ne trouve pas d'issue
Des nuits où le jour se lève sur moi
Des nuits avec trop de compagnie
Ce soir je veux ressentir quelque chose, éteins-moi une clope
Boire un truc et halluciner que je t'aime beaucoup
J'adore quand elles sont opérées, full custom
On y va doucement, pour pas que les points lâchent

Meufs
Meufs
Mmm, meufs (Mmm)
Meufs
Mmm, meufs
Meufs
Meufs
Meufs

Il y a tellement de belles filles que j'en perds les mots
Tellement belle que je la laisserais me défoncer le cul
Il y a tellement de belles filles que je suis à court d'astuces
Tellement de belles filles, pas question que je devienne pédé
Je m'en fous si la meuf est un peu barrée
Peu importe ce qu'elle a entre les jambes
Je l'aime même s'il lui manque une jambe
J'adore celles qui n'ont pas de figure paternelle
Il y a des nuits où je prends des drogues de gay
Des nuits où je finis complètement dans les vapes
J'y pense toute la journée, c'est comme mon bureau
J'adorerais avoir un Shazam de meufs

Mais, mais comment un Shazam de meufs ?
Bien sûr, comme un Shazam, mais de

Meufs
Meufs
Mmm, meufs
Meufs
Mmm, meufs (Comment ?)
Meufs
Mmm, meufs (Mmm)
Meufs
Mmm, meufs (Mmm, maman)
Meufs
Meufs
Meufs

Tout ça c'est ton mec ? Comment ?
Oh, tout ce cinéma, casse-toi
Hahahaha

Que racontent les paroles de la chanson Minas (traduction) de Dillom ?

L'obsession comme running gag

Imagine un type qui ouvre une chanson en demandant s'il peut payer avec l'équivalent argentin de PayPal. C'est là que commence "Minas", et si tu ris déjà, c'est bon signe — Dillom t'a eu.

Le rappeur de Buenos Aires a bâti une bonne partie de sa réputation sur ce type de démarche : l'humour de cour de récré poussé jusqu'à ses limites, l'absurde traité avec le sérieux d'un documentaire. "Minas" est peut-être l'exemple le plus pur de cet équilibre instable. Le morceau prétend être une chanson sur la séduction, sur les nuits qui s'éternisent, sur ce désir permanent qui envahit le quotidien — "todo el día pienso en esto, es como mi oficina" (j'y pense toute la journée, c'est comme mon bureau). Mais très vite, la mécanique se grippe de façon délicieuse.

Un inventaire qui part en vrille

Le narrateur s'emballe. Il accumule les déclarations d'attirance avec une générosité suspecte — peu lui importe l'apparence, le passé, la chirurgie esthétique, jusqu'à la présence ou non d'un père dans le tableau. Chaque vers pousse un peu plus loin, comme si Dillom testait jusqu'où il peut aller avant que ça bascule. Et puis arrive le moment de génie absurde : l'idée du "Shazam de minas", une application imaginaire qui fonctionnerait comme Shazam mais pour reconnaître les femmes. Le personnage s'emballe lui-même sur son propre concept, se répète, s'interroge — "¿pero cómo un Shazam de minas?" — comme si l'idée venait de lui tomber dessus en direct.

Quand le masque glisse

Le refrain, lui, ne fait rien d'autre que répéter le mot "minas" une dizaine de fois, parfois avec un "mmm" pensif, parfois accompagné d'un "mamá" sorti de nulle part. C'est là toute l'intelligence du truc : Dillom réduit le désir à sa plus simple expression, une obsession creuse, un mot tellement répété qu'il finit par perdre tout sens. La chanson se termine sur un fou rire, une question posée à quelqu'un en dehors du texte — "¿todo eso es tu novio?" (tout ça c'est ton copain ?) — et on reste avec le sentiment d'avoir assisté à quelque chose entre le sketch et l'autoportrait involontaire.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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