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Paroles de la chanson La Nueva Violencia (traduction) par

[Intro]
Je sais pas, connard
Non, ferme-la
Je crois que j'en avais déjà entendu parler
Yeah, ça fait à peu près un an que je travaille avec elle
T'as rien retenu
Rien ?
Rien

[Couplet 1]
J'ai de nouvelles connaissances avec de très beaux noms de famille
Ils se retrouvent dans des saunas froids avec des fringues en croco
Ils veulent m'inviter à dîner, mais je suis déjà venu le ventre plein
Blanc de poulet, cuisse, pilon, et cetera, et cetera
Dieu n'est pas con et répond toujours à Buenos Aires
Où sont la drogue, la fête, les danses
Le fric, l'argent, le cuivre et les câbles
Les pauvres, la viande, et cetera, et cetera ?

[Refrain]
La nouvelle violence
La nouvelle violence

Ah, connard

[Couplet 2]
Aujourd'hui c'est vendredi de crétins, si tu veux je te mets sur la liste
On trinque pour qu'on soit tous, tous dans le même bateau
Pour l'argent le singe danse, on est tous sur la piste
Mariages et bar-mitsvas, et cetera, et cetera
Hare Krishna, Hare, Hare Krishna
Je veux aller avec une bombe déjeuner chez Mirtha
Je ne suis qu'une victime
Je ne suis qu'une pauvre victime

[Refrain]
La nouvelle violence
La nouvelle violence

[Pont]
Il y a un lit avec des filles très grandes
Où elles s'entraînent pour faire le casting du drap
Être un peu salopes, elles adorent ça
Vis la farce, fais glisser le string
Et si le lit est trop grand pour nous
Faites de la place pour qu'il y en ait un de plus
Ferme la porte avec beaucoup d'entrain
Fais descendre la blanche par la gorge

[Outro]
Uh, ah, la nouvelle violence
Uh, ah, la nouvelle violence
Uh, ah, la nouvelle violence
Uh, ah

La nouvelle violence
La nouvelle violence
La nouvelle violence
La nouvelle violence

Que racontent les paroles de la chanson La Nueva Violencia (traduction) de Dillom ?

Bienvenue chez les gens bien

Ça commence avec quelques mots en vrac, un "boludo" lancé comme une salutation entre amis, quelques phrases en anglais qui semblent sorties d'un couloir de soirée — et puis la musique prend, et on est dedans. Dans l'univers de Dillom, on entre toujours un peu par effraction.

"La Nueva Violencia" a ce parfum particulier des chansons qui décrivent un monde depuis l'intérieur sans jamais l'appartenir vraiment. Le narrateur se retrouve au milieu de gens aux beaux noms de famille, dans des saunas huppés, avec des habits de crocodile et des dîners auxquels il préfère arriver déjà rassasié. Ce détail est tout : venir rassasié, c'est ne rien leur devoir. C'est garder les mains libres.

Buenos Aires, terrain de jeu et champ de bataille

Dillom promène son regard sur une Buenos Aires qui ressemble à une farce perpétuelle. Il y a les vendredis de "boludos", les listes VIP, les brindisi de façade — "brindamos por estar todos en la misma" ("on trinque à être tous dans le même bateau") —, et sous la surface de cette convivialité forcée, la même vieille mécanique : l'argent qui fait danser, les hiérarchies qui se reproduisent dans les salles de bain de fête comme dans les salons de famille. La référence à Mirtha Legrand, déesse des déjeuners télévisés argentins, arrive comme une bombe — littéralement dans le texte — et c'est drôle et glaçant à la fois. Tout le monde comprend de quoi il parle.

La victime qui ne l'est pas vraiment

Il y a quelque chose de joueur dans la façon dont Dillom retourne sa propre position. "Yo solo soy una pobre víctima" ("je ne suis qu'une pauvre victime") : la formule est trop appuyée pour être sincère, trop répétée pour ne pas être une pose consciente. C'est exactement cette distance ironique qui rend le morceau difficile à attraper. On ne sait pas toujours où il se situe, et c'est voulu.

Le dernier couplet plonge dans des images plus troubles, des chambres trop grandes, des corps qui font de la place pour d'autres, une blanche qui descend dans la gorge — et le refrain revient, encore et encore, comme une évidence qu'on finit par accepter. La nouvelle violence, ce n'est pas un cri. C'est un murmure qu'on finit par ne plus entendre tellement il est partout.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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