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Paroles de la chanson Boosté à mort par

Hey Okit, j'aime trop ce tag
Yeah

Le salut, il y a que ça qui compte
L'au-delà, il y a que ça qui compte (qui compte)
J'ai créé mon propre label. Je suis mon boss, il y a qu'à Dieu que je dois rendre des comptes
Il y a pas que des bébés qui pleurent (qui pleurent)
Il y a pas que des daronnes qui grondent (qui grondent)
Il y a pas que les drogués qui sombrent (qui sombrent)
Il y a pas que les géants qui tombent (pouf)

La parole sainte m'a donné un peu d'éducation
Moi je ne suis qu'un rappeur qui ne sait faire que rapper
Je suis pas Kerry Jem, j'ai pas d'élocution (pouf)
Et le rap français est mort (dead), laisse-moi te le prouver un peu quoi
Le meilleur rappeur est un rappeur qui fait des chansons pour Dieu
Miskine (miskine), c'est la honte (c'est la honte) pour ceux qui se sont donnés à fond (à fond)
Je pose les genoux à terre pour être la lumière de toute ma génération (-ration)
J'arrive en pétard, Dieu m'a béni pour exercer la domination (-nation)
J'arrive en prof, j'arrive en esprit pour que vous reteniez la leçon (la leçon)

Wesh, par la prière, on est boosté à mort (toh)
Merci Seigneur, c'est grâce à toi que David est boosté à mort (peuh)
Surveiller le ciel, ici il y a plus rien à voir (peuh, peuh)
Même si on est boosté, c'est à Dieu qu'on renvoie la gloire (peuh)

C'est par la foi qu'on est boosté à mort
Je me rappelle du passé, c'était hard
2016, ouais, c'était hardcore
Je me sentais comme Franklin dans GTA
La daronne ne s'intéressait pas à mes rêves
Pour ça qu'elle m'a laissé pour être
J'acceptais Dieu mais j'ai pas été bête, il y a aucun pasteur qui peut monter sur ma tête

C'est par Jésus qu'on est boosté à mort
Chérie, pourquoi tu t'es coupé le corps ? C'est parce que la vie t'a poussé à bout ?
Mais maintenant, je suis là pour donner de l'amour
Quand j'étais petit, je blâmais le daron
Quand j'ai grandi, je suis devenu pareil
Je suis devenu le père spirituel du rap Gospel Mais j'étais pas prêt à être parent

C'est par la foi qu'on est boosté à mort
Quand je repense à ce que j'ai vécu avant, j'aurais pu croire que Dieu ne m'aimait pas
Mais pour comprendre, fallait que je sois grand
Que Dieu soit béni pour tout ce qu'il a dit, pour tout ce qu'il a permis, pour tout ce qu'il a fait
Mon but est pas de mettre la daronne à l'abri
Moi, mon but c'est de trouver la paix

I'm sorry, car j'étais perdu

Que racontent les paroles de la chanson Boosté à mort de David Okit ?

Quand la foi devient un flow

Il y a quelque chose de rafraîchissant dans la manière dont David Okit entre dans ce morceau. Pas de mise en scène excessive, pas de beat qui impose l'ambiance avant les mots — juste cette ligne qui claque d'emblée : "J'ai créé mon propre label. Je suis mon boss, il y a qu'à Dieu que je dois rendre des comptes." On comprend immédiatement qu'on n'est pas face à un rappeur qui glisse quelques références religieuses pour faire bien. Ici, la foi est le sujet, le moteur, la colonne vertébrale du texte tout entier.

Une vie racontée en fragments

Ce qui rend "Boosté à mort" touchant, c'est que David Okit ne prêche pas — il raconte. Quelque part entre deux refrains, il lâche une image qui reste : "2016, ouais, c'était hardcore / Je me sentais comme Franklin dans GTA." Franklin, ce personnage de GTA V qui galère à sortir de son quartier, à se faire entendre, à exister autrement. Okit n'avait pas besoin d'une métaphore plus élaborée. Elle dit tout : la sensation d'être coincé dans un scénario écrit par d'autres, d'attendre un moment qui ne vient pas.

La daronne qui ne croyait pas en ses rêves, le père qu'il a blâmé avant de réaliser qu'il lui ressemblait, la femme à qui il adresse ces quelques mots — "Chérie, pourquoi tu t'es coupé le corps ?" — autant de portraits esquissés en quelques mots, chacun portant le poids d'une vraie histoire. Le rap gospel, dans la bouche d'Okit, ne survole pas la souffrance. Il la traverse.

Boosté, pas sauvé

Le refrain tourne autour de cette idée de boost — terme emprunté aux jeux vidéo, à la culture du boost de réseaux sociaux — pour en faire quelque chose d'inattendu : une métaphore de la grâce. Être boosté à mort, c'est recevoir une énergie qui dépasse ce qu'on aurait pu générer seul. Mais Okit prend soin de préciser que cette puissance ne lui appartient pas — "c'est à Dieu qu'on renvoie la gloire." Pas de mégalomanie, pas de posture de prophète. Juste quelqu'un qui a traversé le pire et qui choisit d'en parler franchement, jusqu'à ce "I'm sorry, car j'étais perdu" final, trois mots en anglais qui tombent comme une confession. Simple, direct, et finalement plus fort que n'importe quel couplet.

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