Paroles de la chanson Sodade (traduction) par
Qui t'a montré
Ce chemin si long ?
Qui t'a montré
Ce chemin si long ?
Ce chemin
Vers São Tomé
Sodade, sodade
Sodade
De ma terre
São Nicolau
Qui t'a montré
Ce chemin si long ?
Qui t'a montré
Ce chemin si long ?
Ce chemin si long ?
Qui t'a montré
Ce chemin si long ?
Ce chemin
Vers São Tomé
Sodade, sodade
Sodade
De ma terre
São Nicolau
Qui t'a montré
Ce chemin si long ?
Qui t'a montré
Ce chemin si long ?
Ce chemin
Vers São Tomé
Sodade, sodade
Sodade
De ma terre
São Nicolau
Si tu m'écris
Je t'écrirai
Si tu m'oublies
Je t'oublierai
Jusqu'au jour où tu reviendras
Sodade, sodade
Sodade
De ma terre
São Nicolau
Vers São Tomé
Sodade, sodade
Sodade
De ma terre
São Nicolau
Si tu m'écris
Je t'écrirai
Si tu m'oublies
Je t'oublierai
Jusqu'au jour où tu reviendras
Sodade, sodade
Sodade
De ma terre
São Nicolau
Sodade, sodade
Sodade
De ma terre
São Nicolau
Que racontent les paroles de la chanson Sodade (traduction) de Cesaria Evora ?
Un chemin trop long pour être choisi
Il y a des chansons qui ne cherchent pas à expliquer. Elles se contentent de nommer, et ce seul geste suffit à tout dire. « Sodade » de Cesaria Evora est de celles-là. Dès les premières mesures, la voix grave et nue de la chanteuse capverdienne pose une question dans le silence — « Quem mostra' bo ess caminho longe ? », qui t'a montré ce chemin si long ? — et quelque chose se serre immédiatement dans la poitrine, même sans comprendre le créole.
Derrière ce mot, toute une histoire
On est dans la morna, cette musique lente qui berce les îles du Cap-Vert comme la houle berce les bateaux au port. Et justement, les bateaux ont leur importance ici. Pendant longtemps, des hommes et des femmes de l'archipel ont été embarqués vers São Tomé, île lointaine, pour y travailler dans les plantations coloniales portugaises. Ce chemin dont parle la chanson, il n'était pas choisi. Il était imposé. La sodade — ce mot intraduisible qui mêle nostalgie, manque et amour — est ici celle de São Nicolau, île natale, laissée derrière soi comme on laisse une partie de soi-même.
Cesaria chante ce que les larmes ne suffisent pas à dire
Ce qui rend « Sodade » si bouleversant, c'est son refus de l'apitoiement. La chanson avance à pas comptés, répétitive comme une prière ou un ressac, et elle offre dans son dernier tiers quelque chose d'étrange et de beau : une promesse réciproque. Si tu m'oublies, je t'oublierai. Si tu m'écris, je t'écrirai. Jusqu'au jour du retour. Cette équivalence presque clinique cache en réalité une tendresse immense — celle de quelqu'un qui refuse de mendier l'amour, mais qui l'attend quand même, dans le silence des jours qui passent. Cesaria Evora n'incarne pas seulement une chanson. Elle incarne un peuple entier, ses traversées, ses îles et sa manière unique de porter le chagrin sans s'y noyer.
Il y a des chansons qui ne cherchent pas à expliquer. Elles se contentent de nommer, et ce seul geste suffit à tout dire. « Sodade » de Cesaria Evora est de celles-là. Dès les premières mesures, la voix grave et nue de la chanteuse capverdienne pose une question dans le silence — « Quem mostra' bo ess caminho longe ? », qui t'a montré ce chemin si long ? — et quelque chose se serre immédiatement dans la poitrine, même sans comprendre le créole.
Derrière ce mot, toute une histoire
On est dans la morna, cette musique lente qui berce les îles du Cap-Vert comme la houle berce les bateaux au port. Et justement, les bateaux ont leur importance ici. Pendant longtemps, des hommes et des femmes de l'archipel ont été embarqués vers São Tomé, île lointaine, pour y travailler dans les plantations coloniales portugaises. Ce chemin dont parle la chanson, il n'était pas choisi. Il était imposé. La sodade — ce mot intraduisible qui mêle nostalgie, manque et amour — est ici celle de São Nicolau, île natale, laissée derrière soi comme on laisse une partie de soi-même.
Cesaria chante ce que les larmes ne suffisent pas à dire
Ce qui rend « Sodade » si bouleversant, c'est son refus de l'apitoiement. La chanson avance à pas comptés, répétitive comme une prière ou un ressac, et elle offre dans son dernier tiers quelque chose d'étrange et de beau : une promesse réciproque. Si tu m'oublies, je t'oublierai. Si tu m'écris, je t'écrirai. Jusqu'au jour du retour. Cette équivalence presque clinique cache en réalité une tendresse immense — celle de quelqu'un qui refuse de mendier l'amour, mais qui l'attend quand même, dans le silence des jours qui passent. Cesaria Evora n'incarne pas seulement une chanson. Elle incarne un peuple entier, ses traversées, ses îles et sa manière unique de porter le chagrin sans s'y noyer.