Paroles de la chanson El Árbol (traduction) par
Je vois le piège et je retombe quand même dedans
Je me suis perdu dans ce que je faisais en pensant à ce que je ferais après
Et je me suis inventé le mensonge que ça se reproduirait
Je me suis rendu compte que je dormais en rêvant que je m'étais déjà réveillé
Après tout, j'ai compris
Que le temps restera et que c'est moi qui serai parti
Si j'avais su
Je me serais accroché à l'instant
Ne pas attendre que ça devienne un souvenir
Je me suis perdu dans ce que je faisais en pensant à ce que je ferais après
Et je me suis inventé le mensonge que ça se reproduirait
Je me suis rendu compte que je dormais en rêvant que je m'étais déjà réveillé
Après tout, j'ai compris
Que le temps restera et que c'est moi qui serai parti
Si j'avais su
Je me serais accroché à l'instant
Ne pas attendre que ça devienne un souvenir
Pour en avoir la nostalgie après
Si j'avais su
Que courir n'a aucun sens
Si j'avais su que c'était la dernière fois
Peut-être que ça ne l'aurait pas été
Je continue à répéter des avenirs dont je ne sais pas s'ils m'arriveront
Je continue à regretter des passés, tous ceux que j'ai précipités
Comme quand le soleil entrait le matin
Et que les petites taches de rousseur sur ton visage s'illuminaient
Si j'avais su
Je me serais accroché à l'instant
Ne pas attendre que ça devienne un souvenir
Pour en avoir la nostalgie après
Si j'avais su
Que courir n'a aucun sens
Si j'avais su que c'était la dernière fois
Peut-être que ça ne l'aurait pas été
Je continue à répéter des avenirs dont je ne sais pas s'ils m'arriveront
Je continue à regretter des passés, tous ceux que j'ai précipités
Comme quand le soleil entrait le matin
Et que les petites taches de rousseur sur ton visage s'illuminaient
Si j'avais su
Je me serais accroché à l'instant
Ne pas attendre que ça devienne un souvenir
Pour en avoir la nostalgie après
Si j'avais su
Que courir n'a aucun sens
Si j'avais su que c'était la dernière fois
Peut-être que ça ne l'aurait pas été
Peut-être que ça ne l'aurait pas été
Comme quand le soleil fatigué s'éteignait
Et que tu te blottissais contre moi et rêvais
Si j'avais su
Que courir n'a aucun sens
Si j'avais su que c'était la dernière fois
Peut-être que ça ne l'aurait pas été
Peut-être que ça ne l'aurait pas été
Comme quand le soleil fatigué s'éteignait
Et que tu te blottissais contre moi et rêvais
Si j'avais su
Que racontent les paroles de la chanson El Árbol (traduction) de Camilo ?
Un soleil qui entre par la fenêtre, et qu'on ne regarde pas
Il y a des chansons qui vous attrapent au moment précis où vous pensiez à autre chose — et c'est peut-être là toute l'ironie d'El Árbol. Camilo y parle exactement de ça : de ce qu'on rate parce qu'on est déjà ailleurs dans sa tête, toujours en train de courir vers un endroit qu'on n'a pas encore atteint.
Courir sans savoir vers quoi
Au début du morceau, le narrateur se regarde lui-même avec une honnêteté qui fait un peu mal. Il voit le piège, il sait qu'il va tomber dedans, et il tombe quand même. "Sigo ensayando futuros que no sé si se me den" — il continue de répéter des futurs dont il ignore s'ils arriveront — pendant que les passés s'accumulent derrière lui, tous ceux qu'il a bâclés. Il y a quelque chose de très humain dans cette façon de fonctionner, presque trop humain pour ne pas se reconnaître dedans.
Les taches de rousseur et le soleil du soir
C'est dans les images concrètes que la chanson touche le plus juste. Le soleil du matin qui illumine les petites taches sur le visage de l'autre. Le soleil du soir, "cansado" — fatigué — qui s'éteint pendant qu'elle se blottit contre lui et rêve. Ces deux tableaux encadrent le cœur du texte comme deux photographies jaunies, des instants que le narrateur n'a pas su saisir sur le moment et qui lui reviennent maintenant avec une netteté cruelle. C'est la mémoire qui fait ça : rendre lumineux ce qu'on a traversé les yeux fermés.
Le regret qui ne se referme pas
El Árbol ne finit pas en réconciliation. Camilo laisse la phrase en suspens, incomplète, comme une phrase qu'on n'a pas eu le temps de terminer. Si j'avais su que c'était la dernière fois, peut-être que ça ne l'aurait pas été — cette logique un peu paradoxale dit quelque chose d'essentiel sur la façon dont l'attention elle-même peut changer le cours des choses. Une chanson qui ne guérit rien, mais qui nomme avec une douceur rare ce qu'on préfère généralement ne pas regarder en face.
Il y a des chansons qui vous attrapent au moment précis où vous pensiez à autre chose — et c'est peut-être là toute l'ironie d'El Árbol. Camilo y parle exactement de ça : de ce qu'on rate parce qu'on est déjà ailleurs dans sa tête, toujours en train de courir vers un endroit qu'on n'a pas encore atteint.
Courir sans savoir vers quoi
Au début du morceau, le narrateur se regarde lui-même avec une honnêteté qui fait un peu mal. Il voit le piège, il sait qu'il va tomber dedans, et il tombe quand même. "Sigo ensayando futuros que no sé si se me den" — il continue de répéter des futurs dont il ignore s'ils arriveront — pendant que les passés s'accumulent derrière lui, tous ceux qu'il a bâclés. Il y a quelque chose de très humain dans cette façon de fonctionner, presque trop humain pour ne pas se reconnaître dedans.
Les taches de rousseur et le soleil du soir
C'est dans les images concrètes que la chanson touche le plus juste. Le soleil du matin qui illumine les petites taches sur le visage de l'autre. Le soleil du soir, "cansado" — fatigué — qui s'éteint pendant qu'elle se blottit contre lui et rêve. Ces deux tableaux encadrent le cœur du texte comme deux photographies jaunies, des instants que le narrateur n'a pas su saisir sur le moment et qui lui reviennent maintenant avec une netteté cruelle. C'est la mémoire qui fait ça : rendre lumineux ce qu'on a traversé les yeux fermés.
Le regret qui ne se referme pas
El Árbol ne finit pas en réconciliation. Camilo laisse la phrase en suspens, incomplète, comme une phrase qu'on n'a pas eu le temps de terminer. Si j'avais su que c'était la dernière fois, peut-être que ça ne l'aurait pas été — cette logique un peu paradoxale dit quelque chose d'essentiel sur la façon dont l'attention elle-même peut changer le cours des choses. Une chanson qui ne guérit rien, mais qui nomme avec une douceur rare ce qu'on préfère généralement ne pas regarder en face.