Paroles de la chanson Allo la peur par
Je n'ai pas peur de la mort
Moi j'ai surtout peur de la vie
Peur que tous les jours de la semaine
Aient le même goût amer du lundi
On me traîne les veuch' dans la poussière
A mes 15 ans c'est pas une vie
J'ai peur de sortir dans la rue
Car j'ai choisi la mauvaise fille
Mauvais garçon je me méfie
Je fais des tractions pour ma confiance
J'aiguise mes blagues pour ma défense
Regarde mes pompes quand on m'offense
Beau-beau-beaucoup de monde
Moi j'ai surtout peur de la vie
Peur que tous les jours de la semaine
Aient le même goût amer du lundi
On me traîne les veuch' dans la poussière
A mes 15 ans c'est pas une vie
J'ai peur de sortir dans la rue
Car j'ai choisi la mauvaise fille
Mauvais garçon je me méfie
Je fais des tractions pour ma confiance
J'aiguise mes blagues pour ma défense
Regarde mes pompes quand on m'offense
Beau-beau-beaucoup de monde
Dans mon collège ils veulent ma peau
Dans mon collège ils veulent m'aggro
Moi je cours vite palapapa
Je vous en prie laissez moi seul
La vie est courte je veux du fun
Je vous en prie laissez moi seul
Allo la peur ?
Allo la honte ?
Maman ne sait pas que je me prends des coups de poings
Allo le feu ?
Allo la bombe ?
Vos menaces de mort n'empêcheront pas d'être moi
Dans mon collège ils veulent m'aggro
Moi je cours vite palapapa
Je vous en prie laissez moi seul
La vie est courte je veux du fun
Je vous en prie laissez moi seul
Allo la peur ?
Allo la honte ?
Maman ne sait pas que je me prends des coups de poings
Allo le feu ?
Allo la bombe ?
Vos menaces de mort n'empêcheront pas d'être moi
A la maison je ferme ma gueule
Devant la glace je perds des veuchs
La bombe dans le ventre qui pèse une tonne
Prêt à péter comme un atome
Bébé me cache les messages
Qu'elle reçoit quand il est tard
Avec les autres garçons
On me dit de faire attention
J'essaye de rattraper toutes les rumeurs qui courts
Qu'est ce que c'est beau d'être fou
La paranoïa mon amour
Est-ce qu'il n'y a que moi ?
Dis le et je te crois
La nuit comme un hacker
J'essaye de cracker tes mots de passe
Devant la glace je perds des veuchs
La bombe dans le ventre qui pèse une tonne
Prêt à péter comme un atome
Bébé me cache les messages
Qu'elle reçoit quand il est tard
Avec les autres garçons
On me dit de faire attention
J'essaye de rattraper toutes les rumeurs qui courts
Qu'est ce que c'est beau d'être fou
La paranoïa mon amour
Est-ce qu'il n'y a que moi ?
Dis le et je te crois
La nuit comme un hacker
J'essaye de cracker tes mots de passe
Mon coeur tâché comme des billes de paintball
GTA PSP je veux brûler le monde, je veux brûler Dole
Quelle est la vérité ? Dis moi ton prix je te le paye
J'ai bouffé les mensonges c'était si bon je suis devenu gros
Je vous en prie laissez moi seul
La vie est courte je veux du fun
Je vous en prie laissez moi seul
Allo la peur ?
Allo la honte ?
Maman ne sait pas que je me prends des coups de poings
Allo le feu ?
Allo la bombe ?
Vos menaces de mort n'empêcheront pas d'être moi
Que racontent les paroles de la chanson Allo la peur de C-ROM ?
Lundi matin, 15 ans, et déjà l'envie que tout s'arrête
Il y a dans « Allo la peur » quelque chose qui ressemble à une confession passée en contrebande. C-ROM parle bas, mais le texte cogne fort. On entre dans la chanson par une porte dérobée : non pas la peur de mourir, mais celle de vivre — de vivre des jours identiques, insipides, avec ce goût qui colle à la langue dès le réveil du lundi. C'est une façon très précise de décrire l'angoisse adolescente, cette sensation que le temps tourne en rond et que rien ne changera jamais.
Se battre avec ce qu'on a sous la main
Au fil des couplets, on suit un gamin de 15 ans qui gère comme il peut. Il fait des tractions. Il aiguise ses blagues. Il regarde ses pompes pour ne pas croiser les yeux de celui qui l'offense. Ce sont des stratégies dérisoires face à l'ampleur du problème — tout un collège qui « veut l'aggro » — mais ce sont les siennes, et C-ROM les décrit sans ironie ni pitié excessive, juste avec cette honnêteté un peu brute qui fait mouche. Et puis il y a la jalousie qui s'invite, nocturne et obsessionnelle, le téléphone de la fille consulté en secret, la paranoïa décrite comme une histoire d'amour : « la paranoïa mon amour ».
La bombe, la ville, et le droit d'exister
Le morceau monte en pression jusqu'à cette image saisissante : une bombe dans le ventre, prête à péter comme un atome. GTA, la PSP, l'envie de « brûler Dole » — la ville est citée nommément, ce qui transforme la chanson en quelque chose de très local, très incarné, presque un témoignage. Mais c'est le refrain qui reste le plus longtemps après l'écoute. « Maman ne sait pas que je me prends des coups de poings » : une phrase qui dit tout sur le silence des victimes, sur la double vie qu'on mène à cet âge. Et malgré tout, malgré les menaces, le feu, la honte, il y a cette affirmation têtue qui clôt chaque fois le chorus — personne ne l'empêchera d'être lui-même. Pas grand chose, et pourtant tout.
Il y a dans « Allo la peur » quelque chose qui ressemble à une confession passée en contrebande. C-ROM parle bas, mais le texte cogne fort. On entre dans la chanson par une porte dérobée : non pas la peur de mourir, mais celle de vivre — de vivre des jours identiques, insipides, avec ce goût qui colle à la langue dès le réveil du lundi. C'est une façon très précise de décrire l'angoisse adolescente, cette sensation que le temps tourne en rond et que rien ne changera jamais.
Se battre avec ce qu'on a sous la main
Au fil des couplets, on suit un gamin de 15 ans qui gère comme il peut. Il fait des tractions. Il aiguise ses blagues. Il regarde ses pompes pour ne pas croiser les yeux de celui qui l'offense. Ce sont des stratégies dérisoires face à l'ampleur du problème — tout un collège qui « veut l'aggro » — mais ce sont les siennes, et C-ROM les décrit sans ironie ni pitié excessive, juste avec cette honnêteté un peu brute qui fait mouche. Et puis il y a la jalousie qui s'invite, nocturne et obsessionnelle, le téléphone de la fille consulté en secret, la paranoïa décrite comme une histoire d'amour : « la paranoïa mon amour ».
La bombe, la ville, et le droit d'exister
Le morceau monte en pression jusqu'à cette image saisissante : une bombe dans le ventre, prête à péter comme un atome. GTA, la PSP, l'envie de « brûler Dole » — la ville est citée nommément, ce qui transforme la chanson en quelque chose de très local, très incarné, presque un témoignage. Mais c'est le refrain qui reste le plus longtemps après l'écoute. « Maman ne sait pas que je me prends des coups de poings » : une phrase qui dit tout sur le silence des victimes, sur la double vie qu'on mène à cet âge. Et malgré tout, malgré les menaces, le feu, la honte, il y a cette affirmation têtue qui clôt chaque fois le chorus — personne ne l'empêchera d'être lui-même. Pas grand chose, et pourtant tout.