Paroles de la chanson La Madrague par
Sur la plage abandonnée
Coquillage et crustacés
Qui l'eût cru déplorent la perte de l'été
Qui depuis s'en est allé
On a rangé les vacances
Dans des valises en carton
Et c'est triste quand on pense à la saison
Du soleil et des chansons
Pourtant je sais bien l'année prochaine
Tout refleurira nous reviendrons
Mais en attendant je suis en peine
De quitter la mer et ma maison
Le mistral va s'habituer
A courir sans les voiliers
Coquillage et crustacés
Qui l'eût cru déplorent la perte de l'été
Qui depuis s'en est allé
On a rangé les vacances
Dans des valises en carton
Et c'est triste quand on pense à la saison
Du soleil et des chansons
Pourtant je sais bien l'année prochaine
Tout refleurira nous reviendrons
Mais en attendant je suis en peine
De quitter la mer et ma maison
Le mistral va s'habituer
A courir sans les voiliers
Et c'est dans ma chevelure ébouriffée
Qu'il va le plus me manquer
Le soleil mon grand copain
Ne me brulera que de loin
Croyant que nous sommes ensemble un peu fâchés
D'être tous deux séparés
Le train m'emmènera vers l'automne
Retrouver la ville sous la pluie
Mon chagrin ne sera pour personne
Je le garderai comme un ami
Mais aux premiers jours d'été
Tous les ennuis oubliés
Nous reviendrons faire la fête aux crustacés
De la plage ensoleillée
De la plage ensoleillée
De la plage ensoleillée
Qu'il va le plus me manquer
Le soleil mon grand copain
Ne me brulera que de loin
Croyant que nous sommes ensemble un peu fâchés
D'être tous deux séparés
Le train m'emmènera vers l'automne
Retrouver la ville sous la pluie
Mon chagrin ne sera pour personne
Je le garderai comme un ami
Mais aux premiers jours d'été
Tous les ennuis oubliés
Nous reviendrons faire la fête aux crustacés
De la plage ensoleillée
De la plage ensoleillée
De la plage ensoleillée
Que racontent les paroles de la chanson La Madrague de Brigitte Bardot ?
La valise est bouclée, la mer reste
Il y a quelque chose de presque douloureux dans les premières secondes de La Madrague. La plage est déjà vide, les parasols ont disparu, et Brigitte Bardot arrive trop tard — ou trop tôt — pour la fête. Elle chante depuis cet entre-deux instable, ce dimanche soir qui dure trop longtemps, quand on sait que demain matin il faudra partir.
Un adieu en forme de promenade
On la suit pas à pas dans ce départ. Elle regarde la mer une dernière fois, sent le mistral dans ses cheveux ébouriffés — et on comprend que ce vent-là, elle ne le retrouvera pas à Paris, coincée entre les immeubles et la pluie de septembre. Le soleil qu'elle appelle "mon grand copain" sera loin, presque offensé par la séparation, "croyant que nous sommes ensemble un peu fâchés". Il y a une tendresse enfantine dans cette façon de prêter des sentiments aux éléments, comme si quitter la Méditerranée, c'était trahir des amis de toujours.
Le train file, le chagrin reste discret
Quand le train l'emmène "vers l'automne retrouver la ville sous la pluie", Bardot ne s'effondre pas. Elle range son chagrin soigneusement, comme on range justement ces fameuses valises en carton, et décide d'en faire "un ami". C'est peut-être la ligne la plus belle de la chanson : transformer la tristesse en compagnie plutôt qu'en fardeau. Cette maturité émotionnelle, enveloppée dans une mélodie légère et ensoleillée, crée un contraste qui fait toute la saveur du morceau.
Et puis, portée par ce refrain qui tourne et revient comme une vague, la promesse revient elle aussi — l'été prochain, la plage ensoleillée, les crustacés à qui l'on fera la fête. La Madrague ne finit pas sur une larme mais sur une impatience. C'est une chanson qui sait que le bonheur est cyclique, et qui choisit d'attendre plutôt que de pleurer.
Il y a quelque chose de presque douloureux dans les premières secondes de La Madrague. La plage est déjà vide, les parasols ont disparu, et Brigitte Bardot arrive trop tard — ou trop tôt — pour la fête. Elle chante depuis cet entre-deux instable, ce dimanche soir qui dure trop longtemps, quand on sait que demain matin il faudra partir.
Un adieu en forme de promenade
On la suit pas à pas dans ce départ. Elle regarde la mer une dernière fois, sent le mistral dans ses cheveux ébouriffés — et on comprend que ce vent-là, elle ne le retrouvera pas à Paris, coincée entre les immeubles et la pluie de septembre. Le soleil qu'elle appelle "mon grand copain" sera loin, presque offensé par la séparation, "croyant que nous sommes ensemble un peu fâchés". Il y a une tendresse enfantine dans cette façon de prêter des sentiments aux éléments, comme si quitter la Méditerranée, c'était trahir des amis de toujours.
Le train file, le chagrin reste discret
Quand le train l'emmène "vers l'automne retrouver la ville sous la pluie", Bardot ne s'effondre pas. Elle range son chagrin soigneusement, comme on range justement ces fameuses valises en carton, et décide d'en faire "un ami". C'est peut-être la ligne la plus belle de la chanson : transformer la tristesse en compagnie plutôt qu'en fardeau. Cette maturité émotionnelle, enveloppée dans une mélodie légère et ensoleillée, crée un contraste qui fait toute la saveur du morceau.
Et puis, portée par ce refrain qui tourne et revient comme une vague, la promesse revient elle aussi — l'été prochain, la plage ensoleillée, les crustacés à qui l'on fera la fête. La Madrague ne finit pas sur une larme mais sur une impatience. C'est une chanson qui sait que le bonheur est cyclique, et qui choisit d'attendre plutôt que de pleurer.