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Paroles de la chanson Wrong (traduction) par

Laisse-moi ma propre dignité...

Je suis venu en ville la tête pleine de rêves
La ville était sûre, certes, mais pas à cause de moi
Vois-tu, j'ai eu des ennuis depuis que j'ai posé ma valise
J'aime le son de ma propre voix, mais maintenant je veux la noyer

Je n'ai rien dont être fier
Je possède si peu de choses
J'ai donné mon amour et ma, ma dignité
Et d'une façon ou d'une autre, j'ai caché le reste

Comment tout a-t-il pu si mal tourner ?
Ce n'était pas du tout comme ça dans les magazines
J'entends la voix de mon père, j'entends son rire dans le vent
Qui dit : mon garçon, tu n'arriveras jamais à rien

Je me suis accroché au désir, je n'ai jamais écouté mon cœur
Je ne savais pas que j'en avais un, qu'il pouvait battre si vite
Oh, j'ai été un profiteur, un tel menteur, un tel imposteur
Toujours à penser à moi, toujours à chercher mon intérêt

Maintenant je n'ai rien à t'offrir
Sinon de l'apitoiement et des regrets
Mais si tu me laisses prouver que je t'aime
Je serai le garçon que tu n'oublieras jamais

Comment tout a-t-il pu si mal tourner ?
Ce n'était pas du tout comme ça sur les écrans de télé
J'entends la voix de ma mère, j'entends ses pleurs dans le vent
Qui dit : mon garçon, mon petit garçon, tu peux devenir n'importe quoi

Comment tout a-t-il pu si mal tourner ?
Ce n'était pas du tout comme ça dans les magazines
J'entends la voix de mon père, j'entends son rire dans le vent
Il avait raison, je ne serai jamais rien
Il avait raison, je ne serai jamais rien

Que racontent les paroles de la chanson Wrong (traduction) de Boy George ?

La valise posée, les rêves déjà perdus

Il y a dans "Wrong" quelque chose d'immédiatement douloureux, comme si Boy George avait décidé de tout dire d'un coup, sans filtre, sans arrangement rhétorique pour adoucir le coup. Le morceau s'ouvre sur une demande presque timide — "allow me my own dignity" — et ce mot, dignité, résonne comme un fil rouge tendu sur toute la durée du texte.

On entre dans l'histoire par une image familière : un jeune homme arrive en ville, plein de ce que la jeunesse appelle des ambitions et que le temps apprend à nommer autrement. Sauf que dès les premières lignes, le récit se retourne. Ce n'est pas la ville qui l'a abîmé. C'est lui. "The city was safe alright but not from me" — la ville était tranquille, mais pas à l'abri de ce qu'il portait en lui. Ce retournement dit tout sur la tonalité de la chanson : pas de victime, pas de bourreau extérieur. Juste un homme face à ce qu'il a fait de lui-même.

Deux voix dans le vent

Au fil des refrains, deux présences fantomatiques traversent la chanson comme des bruits de fond impossibles à ignorer. Le père d'abord, dont le rire porte un verdict sans appel. La mère ensuite, qui pleure mais dit encore "baby boy, you can be anything". Ces deux voix ne se répondent pas vraiment — elles coexistent, elles se superposent, elles forment ensemble ce tribunal intime que chacun porte avec soi. Et quand, dans la dernière ligne, le narrateur finit par reprendre à son compte le jugement du père — "He was right, I'll never be anything" — c'est une sorte d'effondrement silencieux. Pas de cris. Juste la répétition, deux fois, comme si dire la chose encore une fois pouvait la rendre plus vraie, ou peut-être plus supportable.

Ce qu'on offre quand on n'a plus rien

Entre ces deux refrains, le texte traverse la confession d'un homme qui reconnaît avoir été menteur, manipulateur, toujours à calculer. "Always thinking of myself, always on the make." Et pourtant, au milieu de ce bilan accablant, surgit une phrase étrange, presque touchante dans sa maladresse : je n'ai rien à t'offrir sinon de la pitié et des regrets, mais laisse-moi te prouver que je t'aime. C'est peut-être le moment le plus honnête de la chanson — et le plus fragile. Boy George a cette capacité rare de rendre la vulnérabilité magnétique, de faire d'un aveu honteux quelque chose qu'on écoute sans pouvoir décrocher.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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