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Paroles de la chanson Number 7's Gone (traduction) par

Non, c'est pas la première fois, mais ça ressemble à la dernière
Fois que ces feux arrière arrachent tes yeux bleus de mon allée
Mais si je veux effacer ton souvenir de la carte
Ça va prendre plus qu'un verre vite versé sur ces glaçons

Alors je vais rester assis là toute la nuit avec ce vieux Black Label sur lequel je compte

Un verre, je sirote la bouteille, deux de plus vont sûrement faire mal demain
Trois mots qui martèlent ma tête, ceux que j'aurais voulu ne jamais dire
Quatre, je commence à me sentir fou, cinq, six, je n'en sens même plus le goût
Mais je continue à verser fort jusqu'à ce que toi et tout ce No. 7 soient partis
Le No. 7 est parti

Je les remplis, je les descends, je chasse le dernier avec un autre verre
Encore et encore à devenir fou, pas plus près de tuer cette douleur

Un verre, je sirote la bouteille, deux de plus vont sûrement faire mal demain
Trois mots qui martèlent ma tête, ceux que j'aurais voulu ne jamais dire
Quatre, je commence à me sentir fou, cinq, six, je n'en sens même plus le goût
Mais je continue à verser fort jusqu'à ce que toi et tout ce No. 7 soient partis
Partis

Jusqu'à ce que toi et tout ce No. 7 soient partis
Comme une cigarette dans le vent, mais toi t'es pas partie
Alors, bébé, on recommence

Un verre, je sirote la bouteille, deux de plus vont sûrement faire mal demain
Trois mots qui martèlent ma tête, ceux que j'aurais voulu ne jamais dire
Puis quatre, je commence à me sentir fou, cinq, six, je n'en sens même plus le goût
Mais je continue à verser fort jusqu'à ce que toi et tout ce No. 7 soient partis

Le No. 7 est parti
Jusqu'à ce que toi et tout ce No. 7 soient partis

Que racontent les paroles de la chanson Number 7's Gone (traduction) de Blake Whiten ?

Les feux arrière dans l'allée

Il y a quelque chose de très précis dans la façon dont ça commence — pas une rupture abstraite, mais une image concrète, presque filmique : des feux arrière rouges qui s'effacent dans l'obscurité, et une paire d'yeux bleus qui disparaît avec eux. Blake Whiten ne cherche pas à généraliser son histoire, il la plante dans un détail sensoriel, et c'est ce détail qui accroche. On voit la scène. On la reconnaît peut-être.

Et alors commence la nuit.

Une nuit qui se déroule verre après verre

C'est un vieux Black Label que le narrateur convoque pour tenir compagnie, et le refrain qui suit a quelque chose d'hypnotique — il compte, il énumère, il progresse avec une logique implacable. Un verre. Deux. Trois mots dans la tête qu'on aurait mieux fait de ne jamais prononcer. Quatre, et le sol commence à se dérober. Cinq, six, et le goût disparaît. On n'est plus là pour savourer, on est là pour oublier — sauf que ça ne marche pas. "Fillin' 'em up, throwin' 'em down" (remplir, vider, recommencer), encore et encore, et la douleur est toujours là, intacte, posée au fond du verre suivant.

La chanson a ce mérite rare de ne pas promettre de catharsis. Il n'y a pas de moment où l'alcool triomphe du souvenir.

Quand la bouteille est vide mais elle, non

La fin arrive comme une gifle douce. Le No. 7 est parti — la bouteille est vide, la nuit a été longue — mais elle, elle n'est pas vraiment partie. "Like a cigarette in the wind, but you ain't gone." L'image est belle et amère : une cigarette se consume et disparaît dans l'air, c'est prévisible, c'est fini. Une rupture, ça devrait fonctionner pareil. Ça ne fonctionne pas. Alors le cycle recommence — "baby, here we go again" — et on comprend que cette nuit n'est ni la première ni la dernière. Whiten raconte moins une histoire qu'une habitude. C'est peut-être ça, le plus douloureux.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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